Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les sorties se suivent et ne se ressemblent pas…

Comme énoncé au précédent compte-rendu, mon objectif est de progressivement multiplier les sorties avec l’espoir de ferrer un gros brochet. Des questions sont alors intervenues sur cette envie et les raisons valables de cette recherche.

Ma motivation vient tout simplement par le fait que, chez nous, les brochets ont frayé pour une partie fin-janvier et une autre entre mi-février et tout début mars. Des poissons désormais bien remis en forme mais qui tournent toujours sur les herbiers de bordures. A cela plusieurs raisons, la première étant la montée des perches pour la reproduction et la seconde la réactivation des concentrations de poissons-blancs qui vont ensuite suivre le mouvement de fraie. Une manne de nourriture facile que les plus gros individus ciblent lors de ces périodes. D’autant plus que dans les pièces d’eau que je fréquente, les eaux claires facilitent la prolifération des algues et que d’ici 15jours (suivant les chaleurs) les sites seront impêchables.

Il s’agit donc d’une rare période où je peux espérer tomber sur des gros brochets encore proche des bordures, atteignables et potentiellement actifs ! Le reste de l’année, seules des trouées d’herbes sont praticables et n’offrent que peu d’intérêts, il faut ensuite attendre la moitié de l’hiver pour que les eaux remontent avec des herbiers qui disparaissent pour retrouver l’intérêt des lieux. Hors à ces périodes, je fréquente les eaux publiques et non le domaine privé (uniquement en fermeture).

Et ce moment, cela tombe bien, un gros brochet a été aperçu sur l’un de ces étangs. Si la moyenne des individus tournent essentiellement entre 45 et 80cm, nombreux sont également les sujets de 80 à 100cm avec quelques métrés, sauf que là, le poisson aperçu est le type de brochet que vous n’espérez pas louper à la touche. On parle non pas d’un métré mais d’un poisson bien plus gros, un géant !

Tout commence lundi soir avec un premier essai sur les lieux de cette rencontre. Notre hôte en est encore abasourdit, l’objectif est simple ; le prendre pour connaître réellement ces dimensions. Autant dire que nous n’allons pas jouer dans la dentelle et que les leurres adaptés sont de rigueur.

En revanche, le choix doit être précis au vu de la végétation aquatique et de la hauteur d’eau « libre » où le leurre peut naviguer. Un swimbait sera mon choix ! Si parfois on met des heures à trouver le « pattern », là je suis coffré dès le 3ème lancer. Sur une prospection de pleine eau, je me fais arrêter net.

Au ferrage, le poisson ne semble pas très gros alors qu’il s’agit d’un candidat de bonnes dimensions. Le poisson veut regagner les herbiers et me met à genoux à plusieurs reprises ; au point de m’obliger à laisser du fil pour le contenir. Finalement il ne fait peut-être pas 50 !!! Après plusieurs magnifiques chandelles, c’est un poisson tout en force et en couleur qui me rejoint. Il ne s’agit pas du monstre escompté mais ce brochet est mon 1er gros de l’année (maillé au-dessus de 80cm). Il représente beaucoup pour moi et ouvre mon compteur 2015.

 

Le 1er poisson maillé à 80+ de l'année...
Le 1er poisson maillé à 80+ de l'année...

Le 1er poisson maillé à 80+ de l'année...

Evidemment, lorsqu’on débute de la sorte, on s’attend à une pêche miraculeuse et à des attaques de tous les côtés. Ce ne sera malheureusement pas le cas.

A 3 pêcheurs, nous chercherons près d’une heure un second poisson. Il viendra pour mon père en fin de soirée :

Les compteurs s'ouvrent...

Sans touche, je décide alors de tricher et de me rabattre sur un jerk de 10cm. L’idée étant de s’amuser et surtout de tenter une des nombreuses grosses perches du site ou un éventuel brochet. Animé pas saccades et pauses dans les trouées d’herbes, la sanction est immédiate, deux brochets supplémentaires: 50/55 et 60/65cm.

Mais bon, soyons honnêtes c’est de la triche et le but de la soirée n’étant pas là, je finis jusqu’à la tombée de la nuit sur des gros leurres sans résultat. Bien que les touches aient été courtes et ciblées, le résultat reste honnête pour une rapide session d’un peu plus d’une heure.

Nous avons découvert le site et son potentiel, il ne manque plus que « MAMAN ».

C’est donc ce jeudi soir que j’y suis retourné avec mon hôte pour la traquer. Cette fois-ci aucune triche admissible, je n’ai pêché qu’avec des leurres dimensionnés. Notre obsession est dans ce poisson « record » avec éventuellement une porte « grosse perche » si cela ne veut pas donner.

Pourquoi cette option, vous allez le comprendre…

La soirée débute calmement, nous prospectons l’étendue d’eau méthodiquement, l’un au swimbait et l’autre au jerkbait mais sans aucune touche. Le doute s’installe mais la pêche des gros brochets est avant tout moral, il faut y croire et persister !

Si à mes côtés, les leurres sont régulièrement changés, personnellement je persiste sur une nage lente au swimbait au-dessus des herbes. Je prospecte les recoins du site un à un jusqu’à arriver sur une zone plus reculée. A cet endroit, sur un long lancer pleine eau, je ressens une secousse que je ferre dans le vide.

Bien que la touche soit loupée, il s’agit de la première et je compte bien insister sur la zone. 10mn s’écoule avant que je décale ma pêche sur la droite où - toujours en pleine eau - je reprends une petite touche. Cette fois-ci le ferrage est armé au bon moment et le poisson piqué. Dans l’instant je m’attendais à un petit brochet (40/50cm) mais ma surprise fût de constater qu’il s’agissait d’une grosse perche pendue sur mon swimbait.

Un poisson riche en couleur et bien au-delà des 40cm ; chouette !!!

De magnifiques couleurs...

De magnifiques couleurs...

Après quelques rapides photos, l’option perche est définitivement écartée dans mon scénario. J’ai décapoté et de belle manière, je persiste au brochet…

Mon esprit trouve à peine le temps d’y songer que je prends une nouvelle claque. Ferrage appuyé, le poisson est piqué et n’oppose pas de réelle résistance. Je m’attends une nouvelle fois à un petit brochet jusqu’à ce qu’il décide de rejoindre la bordure et me bloque littéralement le bras ; c’est plus sérieux que prévu…

Le cinéma dure une petite minute avant que j’aperçoive un poisson estimé à 86/87cm. Seul sur ma bordure, les photos sont évidemment loupées et ne mettent pas en valeur ce poisson mais je m’en fous, la soirée est gagnée.

Photo loupée mais souvenir gravé !

Photo loupée mais souvenir gravé !

Après une rapide vérification du fluorocarbone, je reprends sur un nuage la pêche et il ne me faudra pas 10 lancers pour réenclencher une touche.

Croyez-moi ou non, une 2ème grosse perche encore plus grosse que la 1ère est pendue sur mon swim’ !!

Les 45cm sont passés, je crois rêver au point que je presse la photo pour reprendre le plus vite possible la pêche.

Les 45cm sont passés...

Les 45cm sont passés...

Par la suite, je reprendrais une dernière touche de grosse perche (loupée) avant de me résoudre à utiliser la 2nde canne (shad 3’’ prêt à l’emploi).

Et oui, prendre des pains comme ça, ce n’est pas tous les jours alors autant en profiter. Malheureusement le noir tombe vite et j’aurais juste le temps d’en reprendre une 3ème plus petite (35cm tout de même) avant de clore la soirée. Si mon hôte n’a malheureusement pas pris de poisson, le bonheur reste partagé et là est l’essentiel.

Et puis - entre nous - le « gros » n’a toujours pas été pris et il faut mieux prendre une touche et la bonne que les multiplier…

Toujours est-il que cette « session » confirme mon ressentit depuis des années. A savoir que pour prendre des grosses perches, il ne faut pas hésiter à pêcher gros. Un leurre de taille 2’’ n’a jamais nourrit un poisson de 40cm et nous les capturons le plus souvent sans les rechercher (pêche de sandre, black-bass ou brochet).

Tag(s) : #Session

Partager cet article

Repost 0