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Le mois de Février est celui où je pêche le moins dans l’année, d’une parce que la fermeture délimite considérablement les possibilités de sortir mais également par le fait que dans notre région, il s’agit du mois où les brochets se reproduisent (entre mi-janvier et fin février).

Désormais, je vais progressivement reprendre les hostilités. Les brochets ont terminé sur les étangs que je pratique, la truite va ouvrir et le réchauffement progressif des eaux devrait permettre de retrouver nos amis silures et black-bass, tout un programme… Cela dit, j’ai tout de même réussit à m’accorder quelques créneaux « pêche ».

En Bretagne, le célèbre lac de Guerlédan est officiellement - depuis le week-end passé- en vidange avec une fermeture définitive de la pêche pour 2015. Si pêche au filet et récupération des poissons sont programmées, il est inévitable qu’un grand nombre de poissons vont succomber à cette manipulation du barrage. La fédération de pêche a, en conséquence, laissé ouvert le lac à la pêche durant le mois de Février. Sauvetage de poissons en tête, nombreux sont les pêcheurs à y être allé en mettant exceptionnellement des œillères sur l’éthique même de la fermeture.

Petit retour sur l'eau...

Guerlédan :

Avec l’ami Alain, nous avons pris le temps de nous y rendre une journée complète fin février. Guerlédan est un lac que j’ai eu l’occasion de pêcher il y’a déjà 6 ou 7ans mais je dois avouer que mise à part quelques secteurs et postes, le lac me restait inconnu.

Au levée du jour, une 12aine de bateaux locaux sont en action et s’orientent aux quatre coins du lac. Pour notre part, je guide Alain vers Port Launay où des petites anses, cassants rocheux et plages nous attendent. Nous alternerons verticale et pêche linéaire sur ces postes à la recherche de percidés.

Pour autant nous nous y casserons les dents ! Bien que dès la 1ère dérive, sur une descente linéaire des bordures je ferre un brochet, il s’agira du seul poisson touché.

L’optique sandre est compromise : le lac est grand, les postes inconnus et nous ne connaissons ni l’humeur ni la profondeur du moment… on n’apprend pas le lac en quelques heures !

Un dernier essai sera effectué en queue de lac où le blavet se jette. Le débit y est important avec d’éventuels poissons en migration et postés sur l’écluse noyée. Le courant est fort (liées aux fortes précipitations) et nous pêchons comme sur une rivière en misant sur les amortis et zones mortes. Là non plus nous ne trouverons pas notre bonheur. Les échos sont inexistants et avec une eau à 6°C, il faut que l’on trouve des boules de blancs pour espérer déloger quelques perches et sandres.

Sur le retour, nous faisons une progression au Side afin de pointer les structures (écluses, cassures…) et vérifier la présence de poissons (quelques boules mais rien d’exceptionnel), là non plus notre bonheur fût inexistant. Je loupe une ou deux touches en verticale mais ce sera tout. Face au mûr, nous changeons de fusil d’épaule pour une traque des brochets.

Nous peignerons ainsi jusqu’à midi toutes les anses et criques à l’aide de gros shads en linéaire. Nous descendrons ainsi les reliefs et les marches dans des profondeurs comprises entre 1 et 6m. Après quelques furtives touches, Alain sortira une jolie femelle d’un arbre noyé.

Petit retour sur l'eau...
Petit retour sur l'eau...

En début d’après-midi, nous décidons de revenir faire une plage que je connais à la mise à l’eau, nous y essaierons au sandre. Mais là aussi entre écho inexistant et touches furtives, nous abdiquerons.

Quand on ne connaît pas un lac, le plus simple est de pêcher justement « simplement ». Pour cela, rien ne vaut une pêche linéaire des bordures à descendre les marches une à une dans l’idée de trouver l’espèce active et la profondeur de pêche.

Notre dernière décision sera portée sur l’anse de Landroannec, en pente douce avec quelques reliefs, nous espérons y retrouver des brochets. Plusieurs locaux peignent déjà les plages, nous prenons place à l’opposée d’eux sur une plage battue par le vent. Les brochets sont bien présents mais pas de grandes tailles, j’enchaîne les claques dans la canne mais les poissons (hors mis un) ne se pique pas, je pêche trop gros et il ne s’agit que de petits brochets. Malheureusement, le vent est en rafale et la dérive est compliquée, nous sommes obligés de se laisser couler sur un secteur plus abrité.

Au gré de notre prospection, nous tomberons sur une pointe rocheuse où d’énormes rassemblements de blancs se sont regroupés. Inévitablement les carnassiers sont en périphérie mais inactifs. Je décrocherai un poisson au jigging-rap (sandre ou perche), quelques touches seront également loupées en verticale et Alain clôturera la journée avec une grosse perche en jiggant autour de la boule.

Petit retour sur l'eau...

Un résultat mince ; 3 brochets et 1 perche mais au vu de ceux réalisés sur les autres bateaux, nous n’avons finalement pas à nous plaindre. Beaucoup sont capots, le choix de naviguer et de prospecter en linéaire a été le bon. Nous sommes sûrement passés à côté d’un meilleur résultat si nous nous n’étions pas obstinés à chercher des postes à percidés. Pas grave, leçon comprise et poissons sauvés.

Corrèze :

Plus récemment, le week-end passé, j’ai profité de deux jours disponibles pour rejoindre les amis de la Team Rapala en Corrèze.

Accompagné d’Emma, nous avons rejoints Vincent L., Vincent B. et Arnaud sur leurs terres avec également (pour l’occasion) Laurant Alary et Bruno Carpentier.

Sur ces lacs, la pêche ne régit pas des mêmes règles que par chez nous. La législation s’adapte aux espèces présentes avec des fermetures temporaires et des interdictions selon l’époque de pêcher telle ou telle espèce. Il est ensuite aux pêcheurs de s’adapter et de respecter les règles locales. Pour cela, nous avions uniquement le droit de pêcher les perches et les sandres. Le comportement des poissons est dans ces eaux complètement en décalé de chez nous.

Avec des eaux à 4°C, les brochets sont encore loin des frayères (ils commencent à y monter) et les poissons se tiennent à des profondeurs importantes (entre 13 et 20m). Dans ces conditions, je dois avouer avoir été un peu déboussolé, nous ne pratiquons jamais la pêche dans de telles profondeurs (habituellement max 8/9m chez nous). Il a fallu s’adapter et observer les collègues pour pêcher (grammage, amplitude d’animations...).

La journée du samedi, Emma et moi faisions équipe avec Vincent Basset tandis que Vincent Lopez et Laurent faisaient équipe avec Bruno. Le lac pêché est réputé pour sa population de sandre et notamment ses gros poissons.

Notre prospection débute aux alentours des 9h, les températures sont froides avec un lac en partie glacé. Bien évidemment la zone souhaitée est couverte et il faudra attendre la fin de matinée et la fonte de la glace pour y pêcher correctement. Nous localiserons de nombreux poissons (sandres) dans la couche 13/15m.

En alternant verticale et linéaire sur la pente, nous prendrons de nombreuses touches furtives. Pour ma part je décroche un sandre après une montée d’1m et ensuite ce qui semblait être un brochet tout comme Vincent. Que ce soit sur du finesse ou du shad, nous ne notons pas de différence notable de rendement des touches, nous chercherons donc la couleur la plus adaptée. Je trouve alors un marron « cappuccino » qui va bien, les touches se multiplient avec l’impossibilité de les ferrer. Sur l’autre bateau, Laurent prend une perche, à midi nous sommes capots.

Un petit casse-croûte et on repart...

Un petit casse-croûte et on repart...

En début d’après-midi, les hostilités sont reprises sur les postes localisés du matin. Les poissons sont en masse et l’idée est d’y repasser plusieurs fois pour attendre la fenêtre d’activité.

L’ambiance est bonne sur le bateau et compense le manque de mucus. Au point que le manque de concentration me fera louper une très belle touche que je ne ferre pas dans 12/13m. Pas un énorme poisson, mais un sandre correct que je tiens quelques secondes. Sur ce même poste, j’y prendrais un petit sandre et avec Vincent, nous prendrons également une perche chacun. La journée s’achèvera ainsi, beaucoup de touches furtives et inferrables dans des profondeurs importantes. Qu’importe, nous nous sommes bien amusés, nous avons rigolé et pêché dans un super cadre !

Le lendemain, nous changerons de lac pour voir si l’activité n’y est pas plus flagrante. Arnaud L. nous rejoindra avec son bateau et fera équipage avec Emma.

Soirée Pizza !!!

Soirée Pizza !!!

Dimanche, la météo est pluvieuse mais nous en prenons pleins les yeux. Un cadre sauvage et pure, des cascades qui descendent droites dans le lac… superbe !

Ici la topographie est différente, comme dans un canyon, les berges sont abruptes et descendent très rapidement. Deux solutions sont alors possibles ; tenir au maximum le relief en verticale (pas évident) ou pêcher en linéaire.

A ce jeu, toute la journée je me suis fait prendre au piège. Manque d’habitude de pêcher si profond sur ce type de relief, régulièrement il a fallu s’aider du décroche leurre où Vincent passait sans encombre.

Pas un bruit à des kilomètres...

Pas un bruit à des kilomètres...

Nous louperons chacun notre lot de touches, toujours aussi furtives et inferrables. A midi, nous n’avons pas de solutions évidentes. Les poissons sont inactifs bien que présents au sondeur et nos différents essais : tailles de leurre, vibrations, teintes… n’y font rien.

La décision est prise de changer de type de poste, de structures flagrantes et rocheuses, nous partons pour de la prospection de grands plats et plages. Arnaud le matin, sur ce type de poste, y a d’ailleurs décroché un sandre visiblement bien maillé.

Sur une plage connue par mon guide Vincent, nous trouverons une immense boule de fourrages dans 14 à 17m de profondeur. Sur ce grand plat, des sandres sont régulièrement postés, les touches se succèdent et je les loupe tous !!!! Comme on dit sur le bateau « Echappé ».

Seul Vincent réussira à extirper des profondeurs un poisson de 40/45cm. Nous alternerons ensuite les profondeurs et une fois n’est pas coutume, je prends « La Touche » du week-end, une décharge comme je les aime en diagonale dans 10m de profondeur. Le ferrage semblait bon, la canne pliait bien mais je perds le poisson après quelques secondes… échappé ^^

S’en suivra d’autres loupés et une coupe pour Vincent…sur les autres bateaux guère mieux ! Arnaud sauvera les meubles avec 2 perches contre une pour Vincent Lopez. Les poissons n’étaient vraiment pas au rendez-vous sur les lacs !

Mais l’objectif n’était pas là. Nous nous sommes retrouvés pour un week-end dans l’objectif d’apprendre et d’échanger ensemble techniquement et humainement. De ce point de vue, l’enseignement et les rencontres ont été riches.

Pour ma part, je retiendrais l’excellente ambiance, le cadre et la pratique de la pêche profonde (non utilisé chez nous). Une technique où je vais m’employer plus régulièrement avec quelques nuances notables : nos amis pêchent inévitablement plus lourd mais également plus gros (moyenne taille 5’’ à 6’’ contre 4’’ pour moi).

Affaire à suivre courant la saison 2015… la prochaine rencontre sera chez nous ;).

Tag(s) : #Session

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