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En ce moment j’ai de la réussite ! Cela ne durera peut-être pas mais comme on le dit souvent : « quand on gagne, il faut continuer à jouer ! ».

Il y’a quelques semaines, j’évoquais l’importance des détails dans la pêche avec parfois des sorties sauvées sur une nuance. Ce détail qui à lui seul entraîne une multiplication des touches. Cette dernière journée à Pescalis reprend entièrement cette analyse et prouve une nouvelle fois que sur des journées compliquées tout peut basculer.

Exceptionnellement, l’ensemble des étangs étaient fermés. Uniquement le grand étang – les îles – était à disposition en totalité des pêcheurs. Une aubaine que je n’ai pas manqué de saisir pour m’y rendre. En effet, ce plan d’eau est très pêché à la carpe avec des postes finalement très limités depuis une embarcation. Couvrant l’ensemble de la surface, les carpistes bloquent 75% de la surface du site. Pour les pêcheurs de carnassiers embarqués, seule une anse de 7ha est praticable alors que depuis la bordure – en jonglant entre les rod-pods – on peut faire le tour. Cela dit la pratique du bord à ses limites, le site est en pente douce avec des grands plateaux. Les poissons sont régulièrement postés en retrait et inatteignables à portée de lancer.

Ce samedi, je me suis donc rendu sur site accompagné d’Emma, Jean-Michel Marcon, Thierry Nguyen et d’autres amis compétiteurs. Avec un street programmé le dimanche, Pescalis était en porte-ouverte (accès aux étangs, visites…), au point que nombreux étaient les pêcheurs à s’y rendre dès la veille pour découvrir les lieux et ses poissons. Au fil de la journée, les pêcheurs se sont donc multipliés jusqu’à environ une 20aine sur l’étang (bateau, float et street). Pour notre part, nous étions dès l’aube à essayer d’en découdre avec les brochets.

Au démarrage, la pêche est longue à démarrer. Nous prospectons méticuleusement une anse (de la pleine eau à la bordure) puis la digue à différentes techniques. Shad en linéaire, shad à palette en traction, cranckbait puis bigbait et swimbait. Aucun coup de nez ni même de suivis ne viendront conforter une hypothèse de pêche. C’est le désert !

Après plus d’une heure à tourner sur zone, agacé, je finis par tenter une diagonale pleine eau au large de la digue. Sait-on jamais, j’espère y trouver un hypothétique sandre ou brochet en chasse parmi des blancs que l’on voit régulièrement sauter sur un petit espace. Je prends alors une très jolie touche. Le poison est correct et nerveux, je crains à un brochet avec les risques de coupe sur mon 26%.

Un leurre sinon rien...

Dans ma tête des injures défilent ; pourquoi avoir retiré mon bas de 60… ? Heureusement tout se passe bien, le poisson est piqué bord de gueule et il est rapidement hissé sur le float. Pas un monstre mais il s’agit du premier de la journée. Sans suit ensuite une longue traversée du désert. Nous peignons les anses et les plateaux sans dénicher le moindre poisson. Pourtant ; j’y croyais en ma diagonale…

Depuis le bord, 2 poissons sont capturés sur une petite zone restreinte dont un poisson de 90cm. Il est temps de changer de pêche, d’essayer et de varier les leurres pour trouver une combinaison qui déclenche ne serait-ce qu’une ou deux touches. Comme déjà écrit, les poissons eux sont présents, bien que peu actifs il y’a forcément un truc qui va permettre de prendre quelques touches supplémentaires. Commence alors une série de test chronologique qui va me mener par chance à la solution.

Mon analyse porte sur le fait que les brochets ont terminé la fraie (eau à 10.0°c et poissons abîmés) et que les perches terminent voir - pour certaines - soient encore dedans. Or, la zone la plus profonde et les bordures à faible hauteur d‘eau sont vierges, sûrement liées aux conditions climatiques (refroidissement, pluie et un fort vent). Au contraire, mon brochet et les rares touches orchestrées à droite et à gauche ont eu lieu dans des postes intermédiaires. A savoir des plateaux profonds de 1 à 1.5m situés en retrait des zones « potentielles » de fraie des perches et bientôt des blancs.

Sur ces étendues plates, je commence une recherche au jerkbait. Avec le vent, l’idée est de jouer sur la sonorité pour cibler le leurre dans la masse d’eau puis de jouer sur les animations et pauses pour déclencher les attaques de brochet. Cela permet de pêcher vite et large.

Un leurre sinon rien...

Le départ de cette solution est timide, je change plusieurs fois de modèle avant de prendre une jolie perche de 35cm et un brochet de 40/45cm en quelques lancers. Deux poissons qui interviennent à la suite d’un changement de modèle et de sonorité. Pour éviter tout éparpillement, je décide de stopper les tests pour conserver ce leurre et jouer ensuite sur les animations. Commence alors une incroyable série. J’ai le leurre et l’animation du jour.

Tous les pêcheurs galèrent à déclencher une touche, beaucoup sont capots avec quelques-uns à une perche ou un broc. A leurs côtés, je multiplie les touches et les captures. Les poissons sont bien localisés en retrait sur des plateaux peu profonds mais ne réagissent qu’à ma présentation. Malgré de nombreux tests, les collègues ne trouveront pas d’équivalent.

Des brochets et des perches en quantité se sont succédés de manière régulière, une fois la pêche comprise
Des brochets et des perches en quantité se sont succédés de manière régulière, une fois la pêche comprise
Des brochets et des perches en quantité se sont succédés de manière régulière, une fois la pêche comprise

Des brochets et des perches en quantité se sont succédés de manière régulière, une fois la pêche comprise

Brochets et perches sont mélangés et éparpillés. Je prends rarement deux poissons sur une même trajectoire de pêche, les prises ont lieu au compte-goutte mais je déclenche, là est l’importance.

Si les brochets sont de petites tailles (beaucoup de 40/55cm avec deux poissons entre 70 et 75cm), les perches sont quant à elles toutes calibrées entre 33/34 et 42cm. Malheureusement dans le lot, certaines sont encore pleine d’œufs. Le refroidissement a stoppé le processus de reproduction et si certaines sont vides d’autres sont prêtes à lâcher. N’étant pas l’espèce ciblée, je ne tarde pas et les relâche rapidement. La moyenne des individus se situait entre 37 et 40cm avec 3 poissons de 40 à 42cm.

Des très jolies perches et quelques brochets sortaient du lot.
Des très jolies perches et quelques brochets sortaient du lot.
Des très jolies perches et quelques brochets sortaient du lot.

Des très jolies perches et quelques brochets sortaient du lot.

Une situation paradoxale puisque je suis le seul à prendre du poisson sur le plan d’eau. Comme certains ont su le dire : es-tu certain qu’on a pêché au même endroit ?

Ne voyez aucune prétention dans les lignes précédentes et suivantes mais où j’ai pris du poisson toute la journée en nombre, les capots sont nombreux et seulement quelques pêcheurs ont réussi à se sauver avec un ou deux poissons. Comment l’expliquer ?

Je n’ai aucune réponse claire à donner, on peut juste supposer que la localisation des poissons était la bonne et que le leurre utilisé et l’animation étaient adaptés aux conditions du jour. Rien n’affirme qu’aujourd’hui ou demain je refasse une pêche similaire. Si cela peut énerver, ceci prouve également qu’avec un bon choix on peut s’en sortir mais que ce choix nécessite parfois d’avoir de la variété dans ces boîtes. Il est également probable qu’en n’ayant pas utilisé ce leurre au bon endroit au bon moment, je n’aurai pas peaufiné dans cette voie avec une finalité d’un score de fin de journée similaire à ceux des collègues.

En conclusion on peut juste dire que l’analyse était la bonne avec une grosse part de chance au bon moment qui ont fait le succès de cette journée et la finalité d’un très joli score.

Tag(s) : #Session

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