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Il s’agit ici sur cet écrit du dernier compte rendu que j’avais sous la main. Celui-là date maintenant de la mi-juin et de notre retour de suède. A l’époque, cela faisait un petit mois que je n’avais pas été taquiner les sandres et il me tardait de les revoir. Une envie d’autant plus forte qu’à la sortie de l’avion, les températures étaient estivales avec des eaux de plus en plus chaudes et des alevins en pleine croissance. Il était évident que les sandres allaient débuter les euphories estivales !

Revenons de ce fait un peu en arrière…

Un matin, je décide de rejoindre une rivière locale où je connais la présence de quelques gros poissons. Un spot méticuleusement sélectionné puisqu’il contient également de nombreux brochets, black-bass, silures et de jolies perches. Lorsqu’on revient d’un voyage pêche en Suède, je ne cache pas qu’on a un besoin de se rassurer et de prendre de la touche, en cas d’infidélité des sandres j’ai la possibilité de changer ma pêche.

Equipés d’une GLoomis NRX de puissance M, je prospecte d’abord en verticale puis en linéaire au leurre souple les nombreux arbres noyés présents en bordure. Mais malgré l’alternance des grammages et des tailles de leurres, à deux pêcheurs nous ne prenons pas la moindre touche. Si des petits jerkbaits animés sous les frondaisons permettent de passer le temps sur les perches très présentes, il faut dire que nous passons à côté de la pêche. La stratégie est donc inversée, nous allons jouer sur l’agressivité pour tenter de déclencher les sandres.

Les jiggings rap sont alors de la partie et malgré l’encombrement des bordures, je n’hésite pas à longer les branches noyées. Mon décroche leurre n’est jamais bien loin et me permet de récupérer mes leurres sur les nombreux accrocs. Au détour d’une petite fosse de quelques mètres carrés, je prends enfin ma première touche. Le poisson monte en surface, il s’agit d’un sandre d’une 60aine de centimètre que je décroche avant la mise à l’épuisette. Un brin de confiance semble apparaître, nous tenons peut-être la solution. Quelques minutes plus tard, je valide une nouvelle touche par un petit poisson d’une 50aine de centimètre, la pêche est toute trouvée ! Le poste offre couvert, nourriture et profondeur avec des sandres qui semblent être redescendus dans ce trou suite à la baisse des débits. Inutile d’aller voir ailleurs, nous décidons d’insister en gardant à l’esprit que nos deux précédents amis n’étaient pas les seuls.

Est-ce le remue-ménage ? Il semblerait que les poissons se soient légèrement décalés et nous mettons quelques instants à les relocaliser. En persévérant, je reprends une grosse touche que me découvre le poignet, j’annonce immédiatement la prise avec un gros sujet. Le combat est puissant et massif, digne d’un poisson de rivière et je ne souhaite pas le perdre. Les canines frottent sur le fluorocarbone, il n’y aucun doute sur la nature de mon assaillant. Un grand et large éclair blanc explose sous la surface, l’épuisette est prête et le poisson est emmailloté. Pour une reprise je n’en demandais pas tant, un cri de joie explose, le poisson est superbe et accuse 80cm.

Des gros sandres...
Des gros sandres...

Avec la chaleur, nous ne tardons pas à réaliser quelques photos et le relâchons à l’extérieur du poste. Persuadé que la matinée est désormais gagnée, je reprends ma dérive la tête dans les nuages avant de rapidement revenir à la réalité sur une seconde grosse frappe. Incroyable, je viens de ferrer un second gros poisson . Nous sommes sur un nid de gros sujets et je signe un superbe doublé.

Des gros sandres...
Des gros sandres...

L’euphorie s’empare de moi, la journée qui semblait perdue ressemble désormais à une grosse pêche et il nous reste encore quelques heures de pratique. En multipliant les passages, je reprends rapidement deux autres touches où malheureusement je perds les deux poissons. L’un deux semblait très gros, était-ce un silure ?

Toujours est-il qu’inévitablement les touches s’estompent. Les poissons semblent avoir bougé et nous mettons plusieurs dizaines de minutes à les retrouver en aval de la fosse. Moment où je reprends ma dernière grosse claque de la matinée. Avec un triplé possible, j’assure au maximum le combat. Le poisson semble un poil plus petit que les précédents et ne comprend pas véritablement ce qui lui arrive. Il monte sans broncher en surface et j’ai juste le temps de présenter l’épuisette devant la tête avant qu’il décide de s’en aller dans un fracas d’éclaboussure. Le jigging se décroche mais le sandre est bien au fond des mailles. Coup de génie ou de chance, je tiens mon 3ème gros sandre. Je ne cache alors plus ma joie et bien qu’il soit l’heure de partir, je signe déjà mon retour pour profiter rapidement de cette montée de gros poissons.

Des gros sandres...

Si bel et si bien que sur un coup du soir, moi et mon compère repartons à l’assaut des lieux. Dérives maîtrisées, nous décidons de reproduire le même schéma que la virée précédente. Mais les touches sont inexistantes et quelque chose semble avoir changé dans la fosse. Les sandres l’ont déserté, ce qui est très surprenant en si peu de temps !

Ce n’est que bien plus en amont dans un arbre noyé au shad qu’une détonation viendra me sortir de ma somnolence. Enfin les voilà, il s’agit d’un nouveau gros poisson juste en-dessous des 80 cm. Incroyable mais encore plus surprenant, dès le lancer suivant mon shad est de nouveau intercepté. Un poisson bien plus gros et massif, pendant un moment je pense à un silure jusqu’à apercevoir un large flanc. Le poisson repart de plus belle, le stress commence à monter et l’épuisette n’est pas prête. J’interpelle immédiatement mon collègue en lui indiquant tenir un poisson de la tranche supérieure. Le poisson crève la surface et est hissé tant bien que mal dans l’épuisette pour le coup trop juste sur un tel poisson. Deux lancers, deux gros sandres, je rêve éveillé. Le leurre est planté dans la commissure des lèvres et la mesure accuse 92cm.

Des gros sandres...
Des gros sandres...

S’en suivra un long moment sans touche mais qu’importe, l’essentiel est fait. Ce n’est que plus tard en soirée, cette fois-ci dans la fosse que les touches reprendront. Tout d’abord celle d’un petit silure de 80cm puis d’un joli sandre de 75cm. Et dire que certains pensent encore que les silures sont des destructeurs et que les deux espèces ne peuvent pas cohabiter.

Des gros sandres...
Des gros sandres...

Depuis, je ne cache pas que les sorties se sont multipliées. Une très grosse série de poissons a été réalisée et notamment sur les sorties suivantes avec d’autres gros sandres de +80cm et un grand nombre de 70+.

Les sorties précédemment décrites (déplacement, pêche du black-bass, aspe...) sont ensuite venues se greffer à nos différentes excursions jusqu’à voir la zone se vider de ses sandres. L’euphorie est aujourd'hui terminée et nous en avons très largement profité de manière un peu « égoïste ». Mais parfois, il faut savoir faire profil bas pour éviter une destruction …

Toujours est-il que pour pêcher le sandre depuis plus de 15ans, je n'ai jamais connu prendre autant de gros sandres (une 30aine de 72 à 92cm). Des poissons qui toute l'année restent fantômes dans nos rivières et qui un jour, sur un laps de temps bien définit se mettent à donner. S'il est facile de faire des poissons de -70cm, les gros spécimens restent très déroutants.

En revanche, sur de telle pêche, il faut savoir se rendre disponible pour en profiter autant que possible...

Tag(s) : #Session

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