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Il fallait repartir du bon pied et c’est désormais chose faite malgré une petite série noire dont il va falloir que je coupe l’hémorragie.

Après une petite journée de repos, jeudi dernier je décide de repartir à l’assaut des sandres. Mon échec du samedi précédent étant resté en travers, il me fallait une 2ème séance pour conjurer le sort. Pour cela je suis accompagné d’Éric avec la ferme intention de les trouver puis les leurrer, je change de secteur de pêche pour un second qui me semble plus approprié et plus « simple ». La mise à l’eau se fait à la fraîche et les premières dérives commencent difficilement avec l’absence de touche. Des doutes s’installent et je ne souhaite pas réitérer le scénario de la session précédente, je multiplie les essais que cela soit dans la profondeur de pêche, la vitesse de dérive que dans les choix des leurres (vibrations et teintes….). La délivrance arrivera après une heure de pêche où enfin je prends des touches avec 6 poissons au sec.

Vacances - Partie 2: du mieux...
Vacances - Partie 2: du mieux...
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Bien qu’il ne s’agisse pas de gros sandres (35 à 55cm), je suis rassuré et reprends du poil de la bête. Ils veulent des vibrations fortes sur des teintes naturelles avec une vitesse de dérive relativement rapide. La combinaison semble efficace au point qu’en multipliant ici et là les touches, je n’ai ensuite fait aucun effort pour alterner les vibrations, tailles ou teintes. Ça marche alors inutile de chercher ailleurs, on reste sur ce qui gagne. Si certains postes n’ont rien rapporté, quelques secteurs clés étaient encore habités et me permettent de totaliser 20 poissons sur la journée avec dans le lot quelques jolies perches.

Une journée à touche qui croyez-moi fait du bien avec une certaine satisfaction d’avoir fait mieux que la sortie précédente. Je n’ai toujours pas compris où était l’erreur sur cette dernière mais aujourd’hui le contrat est remplit et je me contente de mes sandres « standards ». Pour autant, je décide de ne pas profiter tout de suite de mes trouvailles pour un retour sur une pêche de brochet. La perte du 120+ étant encore présente, je reprends la route pour un grand lac à la recherche d’un grand poisson. Cette destination sera partagée avec deux jeunes, un ami du club et deux autres pêcheurs.

Pour cela je pars au broc et uniquement au brochet, sans cacher à nos deux jeunes qu’il s’agit à cette époque d’une pratique purement mentale. Les poissons sont peu actifs avec des brochets qui sont redescendus en profondeur. Les pêches d’étangs ou rivières peu profonds ici ne conviennent pas puisque la pêche va consister à lancer des leurres dans des profondeurs de 6 à 10m et pêcher des poissons suspendus ou posés dans les herbiers de pleine eau. Une pratique encore méconnue pour eux mais qui peut rapporter de très gros sujets. C’est ensuite véritablement là que le mental intervient puisque les touches sont irrégulières et il est tout à fait possible de prendre du poisson dès le matin que d’attendre la fin de la journée pour multiplier les touches. 4 ou 6h sans prendre le moindre contact, croyez-moi il faut pouvoir les supporter surtout lorsqu’on a l’impression de pêcher dans le vide. Il ne faut jamais lâcher les bras et surtout rester concentré puisque chaque touche peut rapporter un joli poisson et après plusieurs heures d’attente il ne faudra pas la louper.

Le 1er jour sera sous le signe du vent et de la pluie, un temps idéal en plein été pour la traque des gros brochets. Pour autant, nous avons galéré à les localiser et à les leurrer. Si régulièrement nous étions attelés à des petiots, les vrais brochets (+65cm) ne se montraient pas. Mon erreur ce jour-là fût de retirer le triple voleur de mon montage leurre-souple. A force de ferrer des poissons de 35/40cm, j’avais décidé de l’extraire pour minimiser les manipulations… Une grosse touche plus tard et me voilà attelé à un mur que je décroche rapidement, s’en suivra un second (au moins 80cm pour les deux).

Les beaux brochets sont gavés et se contentent de monter sur les leurres souples à la descente. Les touches sont violentes mais du bout du bec, sans triple voleur les poissons ne se piquent pas ou très mal. Je finis par sauver la mise avec quelques becs de 65/75cm et notamment en soirée où je prends plus de 15 poissons sur les dernières heures de lumière. Seul moment de la journée où les brochets engamaient franchement.

Vacances - Partie 2: du mieux...
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Le second jour, nous démarrons la pêche tôt pour profiter des pics d’activités matinaux. Nous débutons dans une jolie baie herbeuse avec de la profondeur, tout est là pour abriter de jolis poissons. Mes compères y prendront quelques 70+ sur les premiers lancers alors que je ne déclenche aucune touche. Il faudra me décaler dans 10m de profondeur pour prendre la touche du week-end. A la descente du leurre, une puissante détonation résonne dans le poignet, le ferrage est puissant et deux grands coups de gueule m’annonce gros poisson. Malheureusement le combat se fait « trop » facilement sans pression du poisson, j’aperçois alors à 2m sous la surface un brochet de 95/105 (difficile à juger) piqué bord de gueule. Moment où il décide de faire un violent demi-tour pour sa libération...

Quand vous prenez très peu de touche, la perte d’un tel poisson atteint le moral d’autant plus que la touche suivante sera également décrochée (joli poisson, peut-être 80 ??). Je suis au plus bas mais il faut relever la tête. Les poissons sont chipoteurs, c’est le risque et il faut s’y faire. Dans un tel milieu, chaque touche peut compter, il n’est pas l’heure d’abandonner.

3h plus tard, les petits poissons s’enchaînent (30/40cm) sans aucun réel signe d’activités. Je réussis à capturer 3 becs de 55/60cm avant la pause midi sur une boule de blancs, la pêche est difficile !! Les amis sont dans le même schéma et nos deux jeunes galèrent. On rappelle alors l’intérêt d’une telle pêche et ce qu’elle peut rapporter. Ce n’est peut-être pas la plus évidente à mettre en œuvre ; lancer des gros leurres toute la journée en pleine eau, mais la récompense peut arriver à tout moment.

L’après-midi sera ensuite soporifique, le lac est d’huile avec un grand soleil. La fatigue s’installe et l’absence de vraies touches (hors les petiots) ne permettent pas de recharger les batteries. Après 8h sur l’eau, nous n’en pouvons plus. Nous ne savons plus où aller et comment pêcher, au point que j’irais même faire une sieste d’une 15aine de minutes !!! Requinqué, je repars déterminer à trouver les brochets et prends la direction d’une grande dérive de près de 800m à la recherche d’une « touche ». Mes collègues me prennent pour un fou et décident d’insister sur un secteur, moi j’y fonce. La luminosité baisse, je pressens une montée de brochets et débute ma prospection autour des 7m. Un poisson, puis deux, puis trois maillés (55/65cm) se laissent séduire et enfin une très belle touche intervient. Le poisson est piqué sur le triple voleur à l’œil et n’opposera aucune résistance. Abîmé, je ne prends pas la peine de le photographier pour rapidement le relâcher : autour de 85cm. S’en suivra une belle série de touches au shad dont celles de poissons de 75/80+cm.

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Des heures d’attente récompensées, j’ai la banane. Les collègues réussiront quant à eux par reprendre 3 poissons de 75 à 78cm, la journée est « sauvée ».

Il ne fallait rien lâcher, garder espoir et là-dessus tout le monde à jouer le jeu. Cette fin de journée est méritée et confirme la tendance, à savoir les deux extrémités de la journée semblent les plus efficaces. Si bel et si bien que nous mettrons à l’eau au noir le 3ème et dernier jour. Avec un départ en début d’après-midi, nous comptons bien en profiter encore un maximum !!

Sauf qu’à 11h, aucun poisson correct n’a rejoint les filets et nous nous contentons de belles touches loupées et de petits becs. Nos deux jeunes sont égarées mais Samuel et moi persévérons en multipliant les dérives, les profondeurs et présentations. Il sera d’ailleurs le premier à ferrer un poisson « potable » avant que je reperde un joli poisson (+80cm). Nous avons trouvé un dôme herbeux en pleine eau et des beaux poissons semblent y être montés. A force d’insistance, je reprendrais deux autres belles touches pour une seule mise au sec (75cm). La motivation est de retour dans le groupe mais le pic sera de trop courte durée.

Il est l’heure de partir, 3 jours de pêche viennent de s’écouler et nous ne pouvons pas être satisfait ni insatisfait du résultat. Si les sentiments sont mitigés, les conditions météos et l’activité des brochets n’étaient pas évidentes. Nous avons su déclencher de nombreux jolis poissons et bien que beaucoup ont été perdus, le résultat final est je pense honorable (je termine à 18 becs maillés d’une moyenne de 65/75cm). Il fallait garder le moral, la détermination et se battre chaque jour pour rester concentrer et pêcher mais il s’agit d’une très bonne expérience. Dommage que seuls les petiots tapaient comme des fous sur les leurres (nous en prendrons près de 100…), ce n’est que partie remise sur les parents. Cela m’a au moins permis de me préparer « psychologiquement » à une pêche « pélagique » que je souhaite mettre en œuvre en Suède !!

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Sur le retour dans la région, je vais avouer avoir été un peu déphasé et démotivé. Le 1er jour sera repos, le second je ne me suis même pas levé pour faire le levée du jour et finalement me retrouver sur un lac blindé de pêcheurs en journée. Au point que je n’ai pratiqué que depuis la bordure avec 1 bass correct (35cm) et 2 petits sandres sur la journée…

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Si bel et si bien que je me suis fait force jeudi matin pour sortir du lit et profiter de ma dernière journée de pêche en France des vacances. Je pars pour une mission sandre sur un secteur que je n’ai pas pratiqué depuis plus de 2ans. Mes débuts seront très difficiles, jusqu’à 10h30 je suis capot avec quelques touchettes loupées. Sur l’eau j’alterne diagonale, linéaire, verticale au souple, les tailles, grammages et teintes sans rien comprendre !!! Outillé de quelques leurres à black-bass, j’hésite même à me reconvertir le temps d’une après-midi. Me revient alors un poste : un plat régulier avec une cassure prononcée. J’ai une bonne heure de palmes pour y aller mais je tente ma chance. N’ayant plus rien à perdre, je pêche sur toute la longueur sans la moindre touche. Le doute s’installe.

Sur zone, quelques poissons sont présents mais là aussi je ne décide rien ! La journée « loose » la plus complète où je pressens la lutte pour un « sandrillon ». Au moment de partir, j’entrevois sur le sondeur une boule de poissons blancs puis une autre de gros arcs ! Je descends dedans et ne provoque aucun touche, je suis colère et change de stratégie : cela fait longtemps que je n’ai pas pêché ainsi, je sors les plombs palettes.

Première descente, je prends une touche, à la deuxième je décroche et à la 3ème je prends mon 1er sandre. Tout s’enchaîne alors très rapidement, les touches se multiplient. Je décroche, je prends des sandres, des perches… en 30mn j’ai 9 sandres et 5 perches dans l’épuisette.

Vacances - Partie 2: du mieux...
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Le temps de les relâcher plus au large et me voilà de retour, le festival se poursuit et 7 sandres supplémentaires se joignent au score.

Je suis sur une euphorie avec la bonne technique, je pointe au GPS les boules et multiplient mes dérives jusqu’à 15h. Pendant tout ce temps je n’ai pas arrêté, tantôt des sandres, tantôt des perches et uniquement des jolis poissons ; 3 sandres sur 4 mesuraient entre 50 et 60cm, les perches tournaient toutes entre 30 et 40cm.

Vacances - Partie 2: du mieux...
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J’ai bien eu quelques temps morts, de courtes durées, et inévitablement sur de telles séries quelques beaux poissons ont gonflé les scores ; sandres de 70 à 75cm avec un 90cm (photo du gros bientôt – problème avec l’APN), perches jusqu’à 45cm…

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Bref, j’ai totalisé 32 sandres sur l’équivalent de 1000m² et une 15aine de perches, sans compter les décrochés et les loupés. Un truc de malade où il me suffisait de descendre dans les échos pour déclencher les attaques. Je dois dire que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu une telle concentration et réalisé une telle pêche. Le sondeur témoigne d’ailleurs de mes allers/retours.

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J’en ai également profité pour tester des nages et techniques. Que nenni, il ne voulait que du plomb-palette. Après il faut également dire qu’en changeant de techniques si dans les 5mn je ne prenais rien, je changeais immédiatement tant les touches étaient régulières au plomb. Une journée de folie où tout se déroulait sur un espace restreint et une technique donnée.

Sans cet essai et ce poste, j’aurais surement réalisé un score minable d’un ou deux poissons. Comme quoi la pêche se joue bien souvent à un détail… mais également à de la chance/intuition.

Si aujourd’hui je prépare mes valises pour la Suède, mon retour en France sera sans aucun doute sur ce même poste. L’idée étant de confirmer ou affirmer la technique et la zone de pêche. En attentant, me voilà dans les tris des leurres pour un énième voyage en suède. Si nous y allons avant tout pour l’amusement et le cadre, j’attends également la prise d’un très gros brochet (110+) pour clore les vacances.

Nous verrons ça à mon retour…

Tag(s) : #Session

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