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Depuis l’ouverture, je ne pêche presque plus que le brochet. Un changement d’orientation pêche volontaire puisqu’aujourd’hui je n’ai plus forcément l’envie de m’enfermer dans l’unique recherche du sandre. Au point que j’ai préféré privilégier les sessions becs en mettant complétement de côté mes pêches usuelles. Mais les précédents mouvements d’eaux ont changé la donne. Si les attaques de brochets sur des jerkbaits non pas de comparaison en violence, le fameux « Toc » d’un sandre en linéaire reste quelques chose d’addictif.

Avec des rivières exceptionnellement très hautes, je n’ai pas pu résister très longtemps pour retourner traquer les fantômes de nos eaux. D’autant plus que les crues sont souvent annonciatrices de gros poissons. Du bord ou en float-tube j'ai décidé de reprendre les armes !!

J’ai donc tronqué les bigbaits pour des pêches fines au shad du sandre au gré des courants. La connaissance des sites est alors primordiale pour savoir où nos amis percidés viennent s’entasser mais également s’alimenter. Je dois dire que cette approche est assez particulière en ce tout début d'été puisqu’on retrouve des poissons positionnés sur des tenues hivernales avec un comportement presque estival. L’eau étant plus chaude, les sandres digèrent plus vite et s’alimentent donc plus régulièrement qu’en hiver. Les créneaux de pêche sur les zones de chasse sont donc plus importants avec des poissons qui croquent violemment les leurres.

Pour ma première virée pêche, je m’équipe uniquement d’une canne Spinning Gloomis puissance M, de mes Waders, d’une poignée de leurre souple et de têtes plombées de différents grammages. L’idée est de prospecter la sortie d’un courant assez fort dans une fosse profonde de la rivière. Les niveaux commencent juste à monter mais les sandres sont déjà sur les lieux. Au 2ème lancer je loupe un premier poisson puis quelques minutes plus tard un petit 50/55cm me rejoint. Ce dernier confirme mon analyse ; le leurre est rangé signe qu’ils s’alimentent.

Etonnantes crues !!!

S’en suivra quelques autres touches et poissons similaires avant de prendre une lourde frappe. Au ferrage, je prends un violent démarrage qui me laisse entrevoir la prise avec un silure. Je prends alors le soin de desserrer le frein de mon Stradic pour ne pas avoir trop de tension dans le fil. Les fonds sont parsemés de failles rocheuses et je sens à plusieurs reprises mon fluoro en 27% frotter. Dès que le poisson change de direction, je luis mets une bonne pression pour qu’il fasse demi-tour. Tellement, qu’il est contraint de revenir vers la bordure où il éclate à la surface. C’est un gros sandre qui est piqué à l’extérieur de la gueule, ce qui explique la violence du démarrage. Le stress monte et j’augmente la pression pour écourter le combat et une éventuelle décroche. Au premier passage, ma main est glissée dans les ouïes et je hisse ce premier gros sandre au sec. La mesure affiche 92cm, je suis aux anges et ne perds pas de temps pour immortaliser aux retardateurs le poisson au point de louper complètement les photos (contre-jour).

Etonnantes crues !!!

Qu’importe, l’essentiel est dans ma tête, la photo n’est que souvenir et la pêche peut reprendre de manière plus détendue. Dans les lancers suivants, je loupe une petite touche franche puis une seconde quelques minutes plus tard avant d’être de nouveau stoppé dans mes bottes. Si au ferrage, j’ai l’impression d’avoir ferré un tronc rapidement mon fil se déplace et d’énormes coups de tête viennent sonner l’alarme. Identiquement au précédent combat, le poisson part directement dans la fosse et les failles rocheuses. Je tiens alors ma canne la plus haute possible pour limiter les frottements puis au fur et à mesure commence à exercer une pression afin de contenir le poisson devant moi. Ce dernier ne se détache pas du fond et me fait visiter à plusieurs reprises son trou, les frottements des dents sur le fluorocarbone associés aux coups de tête me font trembler, je tiens sans aucun doute un doublé de géant. Il me faudra plusieurs minutes pour apercevoir (qui a dit qu’un sandre ne se battait pas ?) une queue monstrueuse qui n’est pas sans me rappeler la capture de mes précédents sandres métrés. L’adrénaline monte encore d’un cran, je force le poisson à venir s’échouer à mes côtés où chacun de mes gestes sont millimétrés pour ne pas le louper. Le premier passage sera le bon et dans un cri de joie, ce grand sandre est hissé sur la bordure.

Etonnantes crues !!!

A la mesure je tremble tant il est massif et lourd mais le ruban s’arrête à 97cm. S’il ne s’agit pas du plus long que j’ai pu capturer, il fait sans contestation partie des plus lourds. Un magnifique poisson que je manipule rapidement et avec précautions pour lui rendre sa liberté. Ma session « éclair » est gagnée d’avance avec un contrat remplit et je ne verrai rien d'autres par la suite.

La saison sandre redémarre, attention mes amis à dents je suis de retour !!!

Tag(s) : #Session

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