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Entre les animations, les participations aux manches float-tube mais également aux diverses activités pêches de la région (école de pêche, etc…), je dois avouer manquer un peu de temps pour aller pêcher en loisir. Depuis près de 3 semaines, mes sorties loisirs se déroulent majoritairement la semaine sur les dernières lueurs du jour ! S’il n’y a pas eu de pêches miracles, il n’y a pas eu non plus de pêches catastrophiques en trouvant systématiquement des poissons mordeurs. En revanche, la ténacité est actuellement la règle et certain soir la situation s’est débloquée que sur les derniers lancers.

L’une de mes premières virées sera avec un ami sur plusieurs étangs. Au vu du peu de temps de pêche, l’idée était de multiplier des sites proches sur des pêches rapides pour cibler uniquement les poissons actifs qu’importe l’espèce concernée. Automatiquement j’élimine toutes les techniques lentes pour du power fishing à l’aide de leurre à réaction.

Sur le 1er site, les herbiers ont commencé à recouvrir l’ensemble de la surface du plan d’eau rendant la pratique de la pêche au leurre limité sur des animations de surface en texan. Du coup, les trouées d’herbiers seront rapidement poncées une à une et en moins d’une heure le tour du site était bouclé. J’extirperais des embâcles un brochet de 45cm gras comme un loukoum alors qu’un second d’un peu plus de 60cm sera décroché de force sans que je puisse l’arracher de la végétation. Face à la faible activité, nous ne prenons pas le temps de souffler pour filer sur un deuxième site. Cette fois-ci, les herbiers sont remplacés par des linéaires entiers d’arbres morts trop denses pour être pénétrés. Nous insisterons en deux points d’accès dégagés à l’aide de techniques complémentaires. Il faudra près de 100 lancers cumulés pour faire monter un brochet dans mes bottes une première fois avant de le ferrer au passage suivant. Un bec de près de 70cm tout en longueur et d’une maigreur surprenante au vu de la densité de fourrage observé. Je suppose qu’il s’agit d’une femelle qui n’a pas pu se libérer plus tôt de ses œufs ?

Faute de touche supplémentaire, nous finirons sur un dernier site plus axé sandre afin de profiter des derniers rayons de soleil. Mal équipé (pinces et fluoro oubliés), je me verrais obligé de pêcher en 60%. Rien de très discret mais cela suffira pour prendre une grosse cartouche d’un poisson de 45/50cm et conclure la soirée avec 3 poissons sur 3 sites différents. Sur les pêches agressives de réaction, un sandre en chasse ne fait jamais forcément attention aux diamètres du fluoro.

Juin...trop vite
Juin...trop vite

Quelques jours plus tard grâce à quelques réglages du planning, je réussis par me libérer toute une journée pour une virée float-tube en lac en compagnie de l’ami Eric Padioleau. D’entrée j’annonce la couleur et les objectifs : 30 poissons.

Qu’importe la taille, nous voulons de la touche et nous souhaitons avant tout prendre du plaisir. Il nous faudra quelques heures avant de trouver la pêche et s’il y’a bien eu quelques sandres et perches sur les premières heures de la journée, c’est en milieu de matinée jusqu’en milieu d’après-midi que nous ferons le plus de poissons. Avec des alevins de blancs trop petits, nous comprendrons que perches et sandres se ciblent actuellement spécifiquement sur les boules de perchettes et de Sandrillons. Nous adapterons nos leurres pour des petits jigs et jigging raps animés sous les boules repérés au sondeur. Les poissons actifs ne résistent pas. La pêche est alors toute trouvée et se sont 17/18 sandres et 13/14 perches qui seront piégés. Pas de gros poissons puisque les moyennes tournaient à 35/50cm pour les sandres et 25/35cm pour les perches mais un sacré bon bol d’air et de touches pour démarrer une nouvelle semaine de boulot.

Juin...trop vite

2 jours plus tard, je remets ça en rivière avec l’ami Eric Gobin en soirée pour 2 petites heures de prospection sur un petit bief qu’il n’a jamais pratiqué. A quelques jours de la manche du Salagou, je me dispose à pêcher la perche en drop-shot en guise de préparation psychologique. Au gré des courants, Eric et moi prenons plusieurs poissons de 15 à 25cm. Les touches sont franches mais pas régulières avec rarement plus d’un poisson par poste. La surprise de la soirée se fera sur une tête de roche où Eric et moi ferrons simultanément. Il sortira une perche de +25cm alors que je n’aurai pas le temps de remonter le petit sandre pendu à mon montage qu’un broc de + ou – 90cm viendra me l’arracher en surface. Une image surprenante qui me rendra fou sur mon float-tube avec l’incapacité par la suite de le décider sur des gros leurres !!! Par la suite, plusieurs perches maillées viendront nous saluer ainsi qu’un petit sandre, tout en drop shot. Sur des pêches compliquées, l’avantage de ce montage est la liberté du leurre, plus facilement aspiré par les carnassiers avec automatiquement moins de poissons loupés (à conditions de ne pas trop pêcher fil tendu).

Une session en rivière qui aura permis de voir un certains réveil avec l’observation d’activités en surface et même de quelques chasses…

Soir suivant, nouveau retour en lac cette fois-ci avec le père. Plusieurs pêcheurs sont déjà en place et nous discutons tout en pêchant. Le constat est sans équivoque, le lac est en off avec une activité nulle. Il en faudra pourtant bien plus pour nous dissuader. Sous les boules de blancs, je décide de passer au cranck-bait pour stopper un éventuel rodeur sur des animations relativement rapide. D’abord en plongeant à 4m plusieurs jolies perches de 25 à +30cm se laisseront prendre puis un black-bass de 30/35cm à 2m sous la surface. Alors que les autres n’enregistrent aucune touche, je décide de poursuivre dans ma voie, ce qui me permettra de continuer à prendre des touches. Rien d’extraordinaire en termes de poissons mais pas capot !

Quelques soirs plus tard, je réitère un essai du bord en étang avec un autre collègue. Nous décidons de prospecter qu’un seul site et de le poncer pour y extraire ce que l’on peut. L’air est encore chaud et de nombreux black-bass maraudent en surface. La fraie est ici terminée et malgré mon absence d’équipement sur moi pour cette espèce, il m’en faudra pas plus pour les tenter. Un peu rouiller, j’en manque plusieurs avant de réussir à en sortir un de +35cm en chasse dans les boules de petits blancs. S’en suivra plusieurs perches (pas bien grosses) avant que je décide de cibler uniquement le sandre. Déconcentré ce soir-là, j’en manque plusieurs au shad en linéaire avant de réussir à mettre au sec un sujet de + ou -55cm. D’un autre côté, il était immanquable tant le leurre était rangé en fond de gueule. Ces derniers se sont d’ailleurs révélés très capricieux en ne sortant pas des postes de conforts (lignes de souches, etc…). Plusieurs montages y resteront pour réussir à en extirper un. Les sandres devraient pourtant commencer à être bien actif en soirée, ce n’est qu’une question de températures…

Juin...trop vite
Juin...trop vite

Pour terminer, dimanche passée, le sommeil aura eu raison de mon réveil. Si bel et si bien que je n’ai trouvé qu’un petit créneau de 1h30 pour aller tremper le fil en fin de matinée avant d’y retourner après le match de l’équipe de France de Football en soirée. Depuis quelques temps on me parlait de prises régulières de petits black-bass de 3 à 4cm sur un étang, fraie semble-t-il terminée, il fallait que j’aille voir ça de plus près. Montage wackie en main, la prospection débute rapidement sur les bordures. Le soleil est déjà haut et aucun poisson n’est visible en surface. Un arbre mort, deux arbres morts et rien… Je me mets alors à douter sur la réelle population des lieux mais sur un long skipping en sortie d’une branche un poisson se décale. Le fil se tend et le worm est rangé. Un combat qui me rappelle mes excursions passées sur ce poisson que j’ai longtemps pêché avant de me spécialiser. Un joli spécimen de 43/45cm.

Il faudra ensuite attendre la fin du parcours pour entrevoir quelques poissons en maraude. Un petit banc de bass de 25/35cm en pleine eau sous la surface. J’ai juste eu le temps de ferrer mon 2ème poisson que le groupe entier a ensuite disparu, dommage mais également très instructif sur la pression de pêche des lieux qui semble importante !!!

La zone semblant prometteuse, je décide d’attendre une nouvelle montée de poissons en surface. 10mn suffiront pour qu’un sujet de 35/40cm réapparaisse. Un peu loin de moi, il me faudra plusieurs essais pour l’atteindre. Mais au 3ème lancé le posé est parfait à quelques dizaines de centimètre du poisson. Je laisse couler le leurre lentement et disparaître, un petit jerk du minnow souple (mis pour l’occasion) et le poisson s’avance et disparaît à son tour. Tous les pêcheurs connaissent bien ce moment qui dure quelques secondes où l’œil fixé sur la bannière, on attend que le fil se tende avant de ferrer énergiquement. Soit c'est refus soit c'est la touche et pour moi se sera un 3ème poisson au sec !!

Pour une remise en forme sur un nouveau site qui plus est avec un faible créneau, je n’en demandais pas tant.

Juin...trop vite
Juin...trop vite

Après un bon repas et le visionnage du match, je remets le couvert cette fois-ci en rivière avec pour unique objectif (préparation du Thouet) la réalisation d’un quota perche.

Non sans mal en m’adaptant techniquement, j’arrive à sortir 5 perches maillées sur plus de 25 poissons en 2h de pêche. Une petite victoire « morale » et « mentale » sur une pêche que je connais mais que je n’apprécie pas du tout. Il a fallu se forcer bien qu’une pêche de sandre était jouable mais il le fallait…

Désormais, plus qu'à attendre la manche de ce week-end pour entamer deux mois de pêches loisirs !

Tag(s) : #Session

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