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Après de nombreuses semaines à pêcher pour la compétition, il était temps de reprendre la pêche du sandre. Pour cela rien de tel qu’un redémarrage en pêche intensive et notamment sur un séjour pêche lors du grand pont du 14 juillet en Seine, le fleuve mythique en France pour cette espèce !

En effet ma première expérience l’hiver dernier appelait à y revenir, j’avais alors entrevu le potentiel des lieux malgré une totale méconnaissance des parcours. Sur une pêche hivernale délicate, nous avions compris que l’improvisation était difficile sur ce fleuve tant les linéaires à pêcher sont importants mais qu’avec quelques points de repères, il était possible de multiplier les prises « facilement ».

Dans une période « chaude », l’idée était donc de peaufiner certains parcours et en découvrir de nouveaux avec l’espoir de retrouver des poissons éclatés et régulièrement répartis. Dans ce périple, Jean-Michel Marcon faisait une nouvelle fois partie du voyage avec également les amis David Ratier, Jean-François Guillou et Samuel Brenet. Côté stratégie, l’objectif était de pêcher en se laissant porter par le courant tout en insistant sur les secteurs clés ou productifs en mode surplace. Pour cela, plusieurs parcours avaient été étudiés pour permettre de poser et récupérer facilement les voitures. La seule inconnue du week-end était la vitesse de dérive pour définir les longueurs de parcours mais également estimer un « timing pêche ». D’ailleurs dans cette équation délicate, la marge entre se retrouver rapidement en bas ou ne pas avancer tient également du rendement des touches. Si les captures sont inexistantes, les linéaires seront rapidement avalés. Dans le cas contraire, chaque poste productif sera un retard pour l’heure d’arrivée.

Seine - Acte 2

Si bel et si bien qu’en 3 journées, nous avons parcouru plus de 30km de Seine dans des décors variés allant de bordures sauvages à civilisées. Mais bien que ce fleuve soit vraiment un site exceptionnel pour la pêche, nous avons pu constater que pour véritablement y faire de belles pêches « régulières » le bateau est indispensable. En float-tube, on perd beaucoup trop de temps sur des linéaires vides pour parfois passer trop vite sur des postes qui méritaient d’être poncés. Cela concorde d’ailleurs à me première analyse du site l’hiver dernier qui consistait à cibler uniquement des parcours dotés de postes visuels. Puisqu’en float-tube avec la méconnaissance du site, il est très difficile de localiser convenablement les bons secteurs alors que sur des piles de ponts, des pieux et autres structures physiques, l’évidence d’une tenue carnassière est rapidement identifiable.

Il me serait difficile de décrire journée après journée les différents choix techniques mis en œuvre pour leurrer nos amis poissons mais une chose est certaine, si nous avons eu tous les jours quelques bonnes périodes, se sont surtout les longs moments sans touches qui ont été marquants. Comme l’hiver dernier, étonnamment nous n’avons pas pris du poisson régulièrement mais uniquement sur des points précis. Par contre, poissons une fois localisés, les touches se sont parfois sympathiquement multipliées. Globalement, partout où le courant n’était pas comme ailleurs, soit par une déformation de la bordure soit par une structure, nous avons fait mouche.

Seine - Acte 2
Seine - Acte 2
Seine - Acte 2

D’ailleurs, à ce niveau-là, je me surprends de la diversité des espèces touchées lors de ce séjour : sandres (majoritaires), silures, perches, brochets, chevesnes, brèmes, idées et même un hotu !!!

Pour ma part, techniquement ce sont les pêches agressives qui se sont révélées les plus efficaces. Mais il faut également dire que j’y ai également majorité pêché au vu de l’importante somme de leurre souple que j’ai pu laisser au fond. Puisque si les fonds de Seine sont - il est vrai -parsemés de branches, rochers… se sont surtout sur des sacs plastiques, poches et autres déchets humains que l’on casse. Je le crie haut et fort, LA SEINE EST UNE POUBELLE à ciel ouvert…

Je me suis donc inévitablement retranché sur le montage peu coûteux qu’est le plomb palette qui au désarroi de mes collègues m’a permis de grandement multiplier les touches et les captures. Que voulez-vous ? Quand vous proposez à un poisson quelque chose d’efficace et qu’il n’a que rarement vu et bien il croque sauvagement dedans. A ce jeu, si les sandres ont été majoritaires (poissons de 50 à +60cm) j’ai également pu confirmer qu'ils cohabitaient parfaitement avec les silures sur les mêmes tenues !

Pour être plus précis, sur l’une de nos dérives, je touche sur l’espace de 10m: 6 sandres, 15 perches, 1 ide et un silure. Tout ce petit monde était confiné dans un espace restreint à des profondeurs différentes, les perches en haut, les sandres ensuite puis les silures.

Seine - Acte 2
Seine - Acte 2

Bref, un séjour en demi-teinte suite aux difficultés de toucher régulièrement du poisson et à la perte de plusieurs jolis sandres mais qui m’aura permis de souffler et de relancer ma saison sandre avec de nombreuses captures. Je conclus cette rétrospective avec quelques photos des amis présent à mes côtés d’autant plus que j’ai très peu de photos de mes captures.

La suite prochainement avec de jolies réussites, en attendant je pêche …

Seine - Acte 2
Seine - Acte 2
Seine - Acte 2
Seine - Acte 2
Seine - Acte 2
Seine - Acte 2
Tag(s) : #Session

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