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Le 1 et 2 octobre dernier se déroulait à Agen notre 5ème date du championnat Pro Elite float-tube. Une étape décisive de la saison puisqu’avec les 5 meilleurs dates individuelles sur 6 comptabilisées dans l’établissement du classement général, elle pouvait tout faire basculer. Julien en tête du classement 2016 se devait de conserver ou d’augmenter son avance pour préparer sereinement la dernière date tandis que j’étais dans l’obligation de réaliser un très bon résultat pour récupérer le top 5.

Sur cette épreuve, nous étions confrontés à deux pêches différentes sur deux milieux bien distincts. A savoir le lac de Bajamont, un plan d’eau aux pentes relativement douces et essentiellement peuplé de percidés et l’étang de Passeligne, peu profond et végétalisé où les black-bass semblent très bien représentés. Ce dernier site allait également faire office de la manche décisive du week-end puisqu’avec une pratique exclusive ici du No-kill et l’organisation samedi d’une manche challenger float-tube zone Ouest, la pêche était annoncée difficile le dimanche avec des poissons très sollicités.

En ce qui concerne le matériel, il fallait prévoir large en fonction des différentes pêches tout en restant dans le raisonnable puisque la place reste tout de même limitée sur un float-tube. Pour ce faire, j’avais préparé deux G Loomis NRX 822 ainsi qu’une NRX 852 équipées de Biomaster 2500FB garnis de tresse Power Pro. Sans oublier deux Shimano Zodias 166ML et 166M armés d’un Chronarch Ci4+ et d’un Casistas. Question leurre, un gros assortiment de souples typé shad ou finesse pour le sandre ainsi que des créatures pour le black-bass. Côté leurre dur, essentiellement des cranckbaits pour des pêches en power-fishing ainsi que des leurres à jigger (plomb palette et jigging rap) pour les pêches verticales du sandre ou de la perche.

Arrivé dans la nuit, je n’ai eu le droit qu’à quelques heures de sommeil avant d’attaquer la première journée où nous sommes accueillis chaleureusement autour d’un café par l’ensemble des bénévoles. Le temps d’un rapide briefing compétiteur et nous prenons la route pour le site de Bajamont. J’opte pour une pêche variée de tout venant alors que Julien vise essentiellement les sandres. Il ne lui faudra d’ailleurs que très peu de temps pour les localiser. Si les premières touches sont timides (loupés et décrochés), sa stratégie est payante puisqu’il capture au jigging-rap deux poissons de 64.5 et 54.8cm dès la 1ère heure.

De mon côté ce n’est pas bien glorieux, j’avais pris la décision de quitter la zone du barrage pour travailler les plateaux et les plages du lac notamment en diagonale. Je n’y enregistre que deux touches de sandres non maillés. La suite sera une longue traversée du désert, ici et là des poissons se font mesurés tout autour de moi alors que je n’enregistre aucun contact. Je viens même à trop me poser des questions sur mes choix techniques. La couleur ? le grammage ? la profondeur ?

Dans ces conditions rien ne va et il vaut mieux reprendre les bases, je change de stratégie pour une pêche au souple en linéaire des bordures à la recherche d’une perche ou d’un brochet. Les touches se suivent mais rien ne se piquent, des attaques furtives classées sans suite. J’opte alors pour une pêche encore plus planante et lente au-dessus du fond en allégeant radicalement mes présentations en passant d’un grammage de 5gr à 2.5gr. Après quelques lancers, je valide mon premier sandre suivis de 2 perches. Je suis soulagé, j’ai enfin un semblant de pêche en main, il était temps !

Durant ce temps-là, Julien ne chôme pas. Il alterne verticale au souple et pêche agressive au jigging-rap. Les touches s’enchaînent et si plusieurs poissons sont perdus, il totalise déjà 4 sandres. Une excellente opération pour lui en course pour un potentiel titre de champion de France. Malheureusement, les zones de pêche étant réduites, dès qu’un poisson est validé ; les pêcheurs se resserrent sur zone. Avec la nécessité d’enchaîner les captures, je décide de quitter les zones pêchées pour aller où personne ne semble avoir été. A savoir la queue du lac, une sorte de quitte ou double qui sans le savoir sera la meilleure option du jour !

Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)

Les bordures asséchées présentent plusieurs cassures nettes, il s’avèrera qu’il en est de même sur les zones encore en eau. Je retrouve alors une succession de bosses peu profondes avec des petits cassants derrière. Sur une pêche linéaire, une belle touche franche viendra me confirmer mes hypothèses. Il s’agit d’une jolie perche qui sera suivis aux lancers suivants d’autres zébrées maillées. En l’espace de quelques minutes, je suis refait avec la réalisation d’un quota. J’en tiens immédiatement informé Julien pour qu’il puisse me rejoindre. Dans l’idée, il doit à tout prix réaliser un quota pour marquer 2pts bonus et assurer le maintien de sa première place au classement provisoire. D’autant plus qu’en attendant sa venue, en seulement 6 lancers j’ajoute 2 sandres (dont un de 64) et 3 perches à mon carnet de capture. Un pic d’activité se dessine clairement et les poissons semblent vraiment nombreux sur la zone. Comme quoi dans la pêche il faut toujours y croire et ne rien lâché. D’un score vierge ou presque en l’espace de seulement 10mn je totalise désormais un quota de 3 sandres et de 3 perches !!!

Rapidement Julien me rejoint et boucle sans aucune difficulté en 4 lancers son quota. Sa feuille affiche uniquement les plus gros poissons : 4 sandres et 2 perches. La manche arrive à sa fin, nous décidons de ratisser la zone pour améliorer nos points poissons. Ce qui me permet de rajouter une perche bonus de 37cm. Julien quant à lui coupe sur un joli brochet et en capture un petit juste en-dessous de la maille. La zone est vraiment très bonne mais la fenêtre d’activité se calme rapidement. A force de poncer et ferrer des poissons, ils ont compris le manège. Si Julien assuré d’une excellente place décide de rentrer vers la mise à l’eau, je joue à la montre pour insister jusqu’au dernier moment. Bien m’en a pris puisqu’un sandre de 65cm vient compléter ma fiche de capture alors qu’un autre de taille équivalente se décrochera à quelques centimètres de l’épuisette. Si nous sommes plusieurs pêcheurs à avoir fait pêche, à l’heure où la manche s’arrête nous savons être très bien placés. Julien a fait l’essentiel pour asseoir sa place de leadeur alors que cette pêche me relance dans la course. Le verdict tombera en soirée, je termine 1er et Julien 3ème !

Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)
Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)
Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)

Des résultats très encourageants mais en Pro Elite seule la régularité compte. Déjà bien engagé, nous devions impérativement confirmer notre avance en ferrant au minimum un poisson sur la deuxième journée. En effet, la pêche sur l’étang de Passeligne est jugée compliquée puisqu’avec une gestion en No-kill, les carnassiers sont régulièrement sollicités, capturés puis remis à l’eau. S’agissant majoritairement de black-bass, la pêche allait être technique. La manche de Passeligne est annoncée comme « la manche » déterminante du week-end et si Julien se devait de prendre au moins un poisson pour confirmer sa place de leader au général, pour ma part -suite aux résultats de la veille – j’étais dans l’obligation de réaliser une bonne pêche pour espérer une belle remontée.

La mise à l’eau est effectuée aux alentours de 8h sur la partie centrale du plan d’eau. Sans connaissance du site, Julien et moi partons au feeling du visuel des lieux. Lui vers la queue de l’étang et moi vers ce qui semblerait être la digue.

Au démarrage le temps est brumeux et frisquet, pas l’idéal pour une recherche du black-bass. Pour autant Julien et moi misons sur une pêche de bordure à cette recherche dans l’espoir de passer en premier sur des poissons actifs. Julien pêche en wackie et trouvera plusieurs poissons non maillés sur son chemin quant à moi je ne trouve aucun succès sur mes différentes présentations. Je prends alors l’option de la pleine eau sur du power fishing au cranckbait. Le but est de ratisser large mais surtout les zones que les autres pêcheurs délaissent. Un petit sandre non maillé sera rapidement ancré sur mes triples, une prise peu commune mais peu surprenante dans ce contexte. Le plan d’eau a une profondeur constante de 2m, une topographie qui se prête bien pour cette pêche de « tout venant ». Et d’ailleurs rapidement un second me rejoindra.

Il faudra attendre que le temps se dégage et que quelques belles bordures soient libérées pour que je retourne traquer les black-bass en gardant à l’esprit la zone à « sandre ».

Le temps commence à se dégager, le vent se lève un peu et le soleil pointe enfin le bout de son nez. Il est temps de retourner en bordure sans oublier de repasser au cranck sur la zone à sandre durant la journée. Pendant ce temps, à force de varier les présentions et en travaillant une zone inaccessible du bord, Julien se libère avec la capture d’un joli black-bass de 44.5cm. A mon tour, je fais envoler une grosse pression sur une prospection au jig en ferrant un black-bass largement maillé. Les hostilités sont enfin lancées et il faut désormais tenir et assurer jusqu’à la fin de la manche.

Des deux côtés, julien et moi enchaînons (sans s’être croisés une seule fois dans la journée) les petits bass. Toutes les techniques y passent, il semble enfin que les poissons soient réveillés sur les postes encombrés des bordures. Sous un ponton surpêché, Julien arrivera à leurrer un deuxième poisson de 42.0cm en affinant son montage en 17% sur une présentation la plus minimaliste possible. De mon côté, je gratte sans succès les postes les uns après les autres avant de me résigner à retenter les sandres en pleine eau.

Je m’équipe à nouveau d’un Scatter-Rap shad et commence une prospection méticuleuse du plateau qui m’avait rapporté deux petits poissons quelques heures plus tôt. Une recherche au sondeur me permet de les retrouver, ils semblent positionnés entre deux eaux en chasse. Au deuxième lancé, je ferre et c’est maillé à 41.5cm. La chance semble me sourire, à deux heures de la fin je décide d’insister encore quelques minutes avant de retenter les black-bass sur les bordures libres. Il faudra attendre la dernière heure pour que j’aperçoive un poisson d’un peu plus de 40cm posté sous la surface. Sur ce type de poisson, rien ne vaut un petit leurre finesse monté en weightless et animé sèchement. Je change immédiatement de canne et lance sur le poisson, mon leurre n’a alors même pas le temps d’atterrir que le poisson est déjà dessus. L’attaque est spectaculaire et même surprenante après plusieurs heures de compétition. Toujours est-il que ce sujet de 40.0cm fait un grand bien sur ma feuille de marque, il me propulse à la 4ème place du jour alors que Julien se retrouve 6ème.

Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)
Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)

Deux excellentes opérations, puisque cela me permet de terminer 1er sur le week-end et  marquer ainsi de précieux points au classement. Quant à Julien, en se plaçant 3ème, il conforte son avance en prenant encore un peu plus le large en tête, diminuant ainsi grandement les chances aux autres compétiteurs de le récupérer lors de la dernière date. Il est d’ores et déjà certains de finir 2ème si la première place lui échappe.

Un joli doublé que nous partageons ensemble.

Grace a cette date julien conforte son avance et prend même un poil le large diminuant grandement ainsi les chances aux autres participants de le rattraper au classement. Quant à moi je fais une belle remonté et je peux tenter de jouer pour le podium national. La suite à la prochaine date pro élite qui clôturera notre saison float tube.

Pro Elite: Bajamont et Passeligne (par David H)
Tag(s) : #Compétition

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