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A quelques jours de la fermeture et ce malgré le froid et la glace présente sur l’ensemble de mes parcours, je décide de rechausser les palmes pour verticaliser. Pour ce 1er jour 2017 en float-tube, je suis le seul fou à prendre la route. Beaucoup ont décidé de rester au chaud autour d’un feu de cheminée, mais si je n’y vais pas maintenant après le 29 janvier il sera trop tard.

Je prends donc la direction d’un site sur lequel je n’ai pas mis les pieds depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, j’ai choisi la mobilité avec un pari fou sur les postes sélectionnés, un véritable quitte ou double ! Soit le poisson est là soit il n’y est pas. Auquel cas, j’ai une solution de repli avec un second poste.

En réalité il s’agit de deux zones plus profondes où logiquement les poissons sont descendus avec le front froid. Je me fixe 3 à 4h de pêche sur le premier poste pour ensuite si nécessaire bouger sur le second. Autant dire que je ne perds pas de temps dans les faibles profondeurs pour me concentrer sur la zone la plus profonde et visualiser au sondeur ce qu’il s’y passe. Quelques boules de blancs sont présentes et éclatés avec de beaux arcs dessous. Tout s’annonce pour le mieux !

Ma pêche débute en 14gr sur un finesse 5’’ naturel. Les animations sont minimalistes et lentes, presque immobiles. Au vu des faibles températures (eau à 3.0°C), je préfère ne pas trop en faire. L’idée est de passer de différentes manières sur le secteur en alternant les approches et animations pour trouver ce qui déclenche les sandres. Il est alors important de ne pas s’immobiliser sur un poste mais de multiplier les longues dérives et même à s’en écarter. Cela permet d’éviter la sensation de Yoyo sur les poissons, ce qui pourrait bloquer définitivement la zone.

Malgré mes précautions rien n’y fait, un petit coup de nez ici et là que je ferre dans le vide. J’alterne alors les couleurs, les grammages, les vibrations en vain !! Les poissons se contentent de dégager mes présentations et je ferre systématiquement comme un âne dans le vide !

Intérieurement je peste et je change pour l’ultime recours : l’agacement à l’aide d’un jigging.

Prémisse de la fermeture

5mn plus tard le premier sandre monte en surface. Il n’est pas bien gros, 45/50cm mais qu’est ce qu’il fait du bien dans de telles conditions d’autant plus que deux autres suivront dans la foulée. Pour autant, cela ne me semble pas être la pêche mais je persiste tout de même sur la zone jusqu’à ferrer un tronc d’arbre que j’arrive à décoller à mi profondeur. Combat typique des gros en hiver qui souvent se laissent soulever comme un poids inerte avant de se réveiller à la vue de la lumière. Ce poisson je ne souhaite pas le perdre, je connais trop son importance en ces périodes difficiles mais sa descente vers les profondeurs me sera fatale, il se décroche…

Un très beau poisson sans aucun doute, c’est le jeu mais merde, je reste vexé d’autant plus que l’heure qui suivra ne sera guère convaincante. Il faudra repasser en mode verticale pour reprendre deux sandres de 40cm sur un leurre finesse ainsi que plusieurs perches.

Je décide d’arrêter là ma prospection pour reprendre la route pour le second secteur.

Prémisse de la fermeture
Prémisse de la fermeture

Le temps d’une petite pause casse-croûte que je réattaque sur mon second poste. J’y retrouve d’ailleurs deux bateaux déjà en place dont l’un d’une connaissance. Depuis le matin, il a capturé quelques sandres mais les poissons semblent s’être calmés. Ce qui revient à ce que j’ai pu constater sur l’autre secteur de pêche. Le temps de prendre la température sur la zone qu’un sujet de 45/50cm me rejoint assez rapidement.

Si la configuration du poste est la même que sur le précédent, la concentration de blancs est ici très importante. Automatiquement les sandres sont au rendez-vous et même s’ils sont inactifs, il y’a toujours la possibilité d’en déclencher.

La pêche reste pour autant très lente, je prends des rafales de touches inferrables avec de temps en temps quelques poissons qui montent au float-tube. Il s’agit uniquement de petits sandres de 30 à 45cm. Sur les autres bateaux, le scénario est identique avec peut-être un poil plus de réussite. Chez moi, c’est instinctif, si les autres font plus de poissons que moi ça me pousse à réfléchir. Loin de l’idée d’en prendre plus, cela signifie simplement qu’ils ont trouvé quelque chose que je n’ai pas.

Prémisse de la fermeture

Intérieurement, je cogite et il faut que je trouve. Nous pêchons tous relativement proche les uns des autres, ils font du poisson où je n’en touche pas et vice versa, il y’a un truc qui cloche. Soit il faut passer au bon endroit au bon moment, soit on a tous une technique moyennement efficace et il faut réussir à trouver le juste milieu. Je passe donc en mode test, j’alterne les couleurs, les vibrations, grammages, présentations et si ici et là j’arrive à prendre un ou deux poissons supplémentaires, je ne trouve pas le détail « miraculeux ».

Pourtant il doit bien y avoir un « truc » non seulement qui permet de multiplier les contacts mais également de ferrer des poissons taillés à la taille supérieure. D’ailleurs, le fait de changer et de chercher finit par payer. Puisque tous les pêcheurs qui n’ont pas alterné ne prennent plus rien. Mais si j’arrive régulièrement à voler un ou deux sandres, j’en perds également une sacrée quantité. Entre les décrochés, les touches « lourdeurs » où on monte le poisson sur 10cm, les contacts subtils, les ferrages dans le vide, etc… je commence à être agacé.

Pour autant je relativise, il s’agit uniquement de petits individus (- 50cm). Le fait de les louper n’a dont pas de réelle importance, ce qui n’est pas le cas du gros perdu le matin qui lui aurait pu peser lourd sur le compteur journalier. Il faudra attendre la dernière heure de pêche pour réaliser un ratio plus important de réussite (proche de 2 sur 3). Les boules de blancs se décollent légèrement du fond, le signe qu’en dessous ça s’active. En mode linéaire, je pense avoir trouvé le bon compromis grammage, taille de leurre et teinte. Parfois le leurre a juste le temps d’atterrir au fond qu’un sandre est déjà dessus. Rien de bien gros, maximum 45cm, avant que l’activité retombe avec une dernière prise en verticale alors que je retourne vers la mise à l’eau. Le score est à deux chiffres et assez conséquent mais je garde le sentiment amer d’être passé à côté de la pêche…

Prémisse de la fermeture

Les poissons étaient là, j’en ai loupé plus que j’en ai pris mais surtout rien, aucune technique n’est sortie du « lot ». J’ai désormais la semaine pour cogiter et tenter un 2ème acte pour le week-end de la fermeture.

Affaire à suivre !!

PS : toutes les photos de cet article ne sont qu’illustratives, je n'ai pas pris le temps d’en faire. Lorsque les touches sont rares ou le fruit de petit poisson, je ne perds pas de temps. Et en plus j'ai pour excuse, le froid ^^.

Tag(s) : #Session

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