Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ça y’est nous y sommes, le week-end de la fermeture !

Une date que j’avais préparé pour mettre le maximum de chances de mon côté. Pour commencer, j’avais pris soin de poser mon vendredi en RTT pour m’octroyer 3 jours complets de pêche Non-Stop ! Le mois de Janvier n’ayant pas été aussi libre que souhaité, je souhaitais « tenter » de récupérer le temps perdu et pour cela j’avais un plan ! Bien qu’à la pêche rien n’est fixe, mes précédentes excursions m’avaient permis de concevoir un schéma de pêche axé sur le sandre. Deux objectifs étaient à atteindre : du nombre et un big fish. Si l’un des deux a été atteint le second m’a échappé à deux reprises… Le pari était donc « presque » gagnant !!

Tout commence vendredi où j’emmène Xavier traquer les sandres en verticale. Sur ce 1er jour de pêche, j’annonce à Xavier que l’objectif n’est pas dans la capture d’un « monstre » mais dans la réalisation d’un grand nombre de touches. Et lorsque je lui annonce dans la voiture la possible capture de 40 sandres, je pense qu’il ne me prend pas du tout au sérieux. Si pour lui il s’agit d’une découverte, il doit également penser que ce type de score n’est pas du tout réalisable. Pourtant j’insiste et je lui certifie que c’est ce que nous allons faire. Pour faire simple, nous allons pêcher sur une énorme concentration de poissons blancs où de fortes colonies de sandres ont élu domiciles. Si toutes les tailles sont représentées, qu’importe la taille des leurres employés, les individus de 30 à 60cm tapent avant les gros. Ces derniers sont repus et ne se déplacent pas dans la journée, d’autant plus avec les eaux claires que nous avons actuellement.

L’idée est très simple, pêcher en verticale avec des leurres taille 3 à 5’’ autour et dans la boule de blancs. Le fond étant logiquement tapis, les sandres devraient rapidement venir sanctionner nos montages. La moyenne des poissons se situera très certainement autour de 35 à 50cm avec peut-être par « chance » la capture d’un big-one. Mais si sur le papier tout est rôdé, Xavier n’attend qu’une chose, c’est de le voir et le vivre !

Nous mettons à l’eau vers 8h30/9h, rapide explication du poste et les dérives peuvent commencer. A peine 5mn plus tard, il capture le 1er sandre au plomb palette. Pas un gros poisson, 35cm, mais l’espoir semble naître et j’ai même le droit à une petite boutade : « plus que 39 ».

C’est alors que commence ma prospection en verticale, rapide changement de couleur pour du naturel, une touche loupée puis deux, petit réglage dans l’animation et ça rentre. Un, puis deux, trois, quatre sandres etc…

La der des der !!!

Xavier tente alors de m’imiter dans l’approche et les animations. Il se cale dans ma dérive et copie les gestes pour lui aussi rapidement prendre des touches. Si les premières sont loupées, il prend rapidement le coup de main et commence à rentrer quelques poissons. Il n’a pas le même rendement que moi mais son score grimpe progressivement.

La der des der !!!
La der des der !!!

Je ne détaillerai pas plus sur le nombre de sandres capturés, le score de 40 était largement atteint à midi sous les yeux émerveillés de Xavier qui n’avait encore jamais vu ça. Le nombre final - qui était pour lui encore inimaginable le matin même - dépasse mes promesses, je crois qu’il est désormais devenu « addict » de la verticale !

Mais relativisons, si le nombre de poissons capturés est conséquent, comme annoncé la moyenne des poissons reste « faible ». Beaucoup de sandres étaient calibrés entre 35 et 45cm avec un poisson sur 4 entre 50 et 60cm.

Mais qu’est-ce que cela fait du bien de prendre une telle rafale de touches sur une journée. Qu’importe la taille des poissons, se faire plaisir et s’amuser sont parfois plus importants qu’un unique gros sujet. D’autant plus lorsqu’une telle session est partagée et qu’elle fait rêvée l’invité du jour.

La der des der !!!
La der des der !!!

Au vu du score que j’ai atteint ce vendredi, mon week-end était définitivement gagné. Qu’importe la suite des évènements, j’ai eu ma dose de touches, la mission est maintenant tournée vers la capture d’un gros poisson et j’ai deux jours pour la réussir !

Dans cette recherche, le samedi, je prends la route d’un lac de barrage accompagné de mon père et de deux amis. Les lacs vendéens sont également richement peuplés en sandre, si aujourd’hui les pêches sont devenues difficiles, la moyenne des individus touchés y reste élevée.

Je dois dire que sur cette journée je vais prendre une sérieuse claque ! Si mentalement je suis prêt à me faire « chier » au vu de la pêche de la veille, je sais également qu’une unique touche peut sauver la journée ; encore faut-il l’avoir !

Le jour vient juste de se lever lorsque le bateau est mis à l’eau, j’indique tout de suite la zone où il faut insister et où nos chances sont réelles de toucher du poisson dont un gros sujet. Le niveau étant bas, les poissons doivent y être concentrés et j’attends beaucoup de ce secteur pour faire la différence.

Au sondeur, l’écran est vide, hors mis un arbre noyé où quelques poissons transitent, rien n’est visible. A croire qu’il est en mode simulateur : écran blanc !!! Après une petite heure et pas le moindre contact, nous commençons à chercher, naviguer sur des points de « secours » mais rien… Nous irons même jusqu’à voir en queue si les poissons n’y sont pas remontés pour un même constat, le lac est vide !

Incroyable, même pas une boule de blancs ni même le soupçon d’un écho posé au fond, le néant ! Où sont-ils passés ? Peut-être sont-ils sur la zone interdite de navigation… A midi, nous débauchons pour changer de lac, deuxième mise à l’eau et nouvelle option !

Cette fois-ci nous avons pour seule nuance la distinction de quelques poissons. Malheureusement trop mobiles, nous les perdons systématiquement. Je prends alors deux touches de sandres que je manque dont l’une qui me semblait très correcte. La journée s’annonce catastrophique…

De nombreux échanges sur l’eau finissent par nous amener en queue de lac où un immense rassemblement de blancs est installé. Au vu des tonnes de brèmes, perchettes et gardons présents, il est obligé que tout soit stocké ici.

Nous prendrons par le travers de nombreux blancs sans même décider un carnassier. Seul le père touchera en retrait sur une plage peu profonde 3 perches dont une de 39cm.

De mon côté, je loupe un contact très puissant sur la dernière heure de pêche et se sera tout. Je termine capot avec pour seule consolation du mucus de brèmes sur les mains. Il est rare que je sois capot et de manière aussi sèche. Mon esprit est alors un peu perdu pour le choix du secteur du lendemain notamment pour ce dernier jour de pêche où je suis accompagné de Samuel.

Quelques rapides nouvelles auprès de plusieurs amis m’indiquent des résultats pas fameux ici et là. Mais surtout mes solutions de replis sont gavées de monde. La zone du vendredi est martelée par des dizaines de pêcheurs, ailleurs il en est de même et j’apprends même qu’un pêcheur pro vide un autre de mes secteurs de pêche avec un fond de bateau rempli de sandres !

Je suis dans le brouillard, je n’ai ni envie de me battre pour les postes ni même celle d’aller à la rencontre avec le Pro. Incertitude, colère et déception sont alors mes sentiments.

La décision est prise (sur un coup de tête) de retourner en lac sur un secteur qui n’a pas été pêché depuis plusieurs semaines (avec la glace). Je sais qu’une concentration de blanc y est présente et qu’au vu des niveaux, un grand nombre de poissons carnassiers doivent y être descendus. Les chances ici de ferrer un géant sont réelles, nous verrons bien !

Il fait déjà jour lorsque nous mettons les floats à l’eau. Le lac est à moitié dégelé et cela tombe bien notre secteur du jour est l’un des rares praticables. Tout s’annonce pour le mieux, il faut maintenant trouver les poissons et au vu du niveau, on sait d’ores et déjà qu’ils se trouveront collés à l’ancien lit de rivière. Situé proche de la bordure, nous y lançons pour descendre toute la pente et ensuite la remonter dans l’autre sens où la profondeur n’excède pas 2m. Les premiers contacts seront des carpes qui longent les roches puis rapidement je mets au sec un sandre de 65cm :

La der des der !!!
La der des der !!!

Dans les minutes qui suivront, je crois ferrer le fond avant de me rendre compte qu’il bouge et que c’est très lourd. Piqué dans 80cm d’eau le long d’une paroi rocheuse, je n’ai aucun doute sur la nature de l’assaillant : un silure. Est-il pris la gueule ou par le travers ? je n’en sais rien toujours est-il que je ne peux rien faire. Son poids est insoulevable et il me promène plusieurs minutes. Malgré la pression que j’exerce, je n’arrive ni à le voir ni même à le contrôler. Il finira par se décrocher en me laissant son mucus sur le fluoro, il était sûrement pris par le dos !!

La pêche est lente et c’est en revenant en arrière que je finis par ferrer un brochet. Pensant encore à une carpe au vu des démarrages, qu’elle fût ma surprise de le voir transpercer la surface ! Une femelle pleine d’œufs qui se gavait dans les boules de blancs. Non mesuré, je relâche ce poisson de +80 sans attendre. La session commence alors à ressembler à quelque chose.

La der des der !!!
La der des der !!!

Sur la suite, je reprends plusieurs perches dont une correcte avant de rentamer une prospection précise des bordures rocheuses en sens inverse. L’idée est de caler le float contre la bordure dans peu d’eau et de remonter le cassant comme si j’étais du bord. Au lieu de survoler la pente, je la racle !

Ainsi je finis par ressentir à deux reprises une grosse masse le long d’un caillou où j’accroche parfois. A force d’y insister, je décroche un sandre de 50cm puis ferre un gros individu. Je sais que je tiens un très gros poisson, sûrement le même que je ressentais sur mes différents passages et qui a fini par craquer. Le poisson est calme et tourne lentement le long des parois rocheuses. La profondeur étant relativement faible, je l’aperçois très rapidement, autour de 85/90cm. A deux reprises je présente l’épuisette trop tôt et le poisson repart en sondant tout en se frottant sur le fond. Je sens chaque obstacle dans la tresse et il finit par se décrocher…

Un gros « Merde » transperce la surface, je viens de louper mon objectif. Un objectif que je reperds 1h plus tard sur un haut-fond de pleine eau où je tiens un long moment un second poisson identique. Ce dernier je n’ai pas pu le voir mais il s’agissait sans aucun doute d’un deuxième gros sandre. Il est l’heure de plier et de rentrer, la fermeture est proclamée et désormais il va falloir attendre le 1er mai pour nos eaux publiques Françaises!

Tag(s) : #Session

Partager cet article

Repost 0