Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Déjà 6 ans ! Et oui c’est en 2011 que nous avons découvert avec Walter et David les eaux suédoises. Depuis, les années se sont écoulées et les voyages multipliés, au point que je fête ici mon 10ème périple dans les contrées sauvages et préservées de ce pays qu’est la Suède.

Si au fil des voyages j’ai peaufiné ma pêche, découvert de nouvelles eaux et pratiques - comme j’aime le dire à chaque retour - une part de mon être de « pêcheur » y reste année après année. Au point que les retours en France sont de plus en plus difficiles avec des sentiments très contrastés. Si chaque voyage reste ancré dans ma mémoire, les retours sont toujours pénibles à accepter. En effet l’un des premiers sentiments qui arrive est la « déception ». Lorsque vous partez en Suède, les lacs sont multiples avec des étendues d’eaux immenses qui permettent d’envisager tous les rêves. La pression de pêche y est faible et vous pratiquez dans une sérénité apaisante. Je pense qu’il est inutile en comparaison de décrire la réalité française. Pour simplifier, j’écrirai juste que la qualité de nos eaux a été gâchée par l’homme et ses usages… Le sentiment suivant et croyez-moi qu’il pèse lourd dans la balance est celui de la « frustration ». Sur de tels voyages, les préparatifs se font des mois en avance avec l’impatience d’y être. Pour autant - systématiquement - la semaine passe toujours trop vite et c’est toujours au moment de partir que vous êtes le plus opérationnel avec des pêches comprises et des poissons localisés.  Beaucoup de « si » surgissent avec la sensation d’être passé à côté d’une meilleure pêche. Clairement, j’en reviens à dire qu’une semaine – pour moi – est trop courte. En 6 jours, j’ai l’impression de courir dans tous les sens, de tester beaucoup trop de choses sans jamais réussir à aller au bout de mes découvertes. A savoir, affiner certaines pratiques et maîtriser le comportement des poissons sur certains postes ciblés. Bref, c’est au moment de remballer que vous ressentez au mieux la pêche avec l’apparition d’un sentiment d’inachevé à votre retour en France.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

Pour autant, je ne vais pas ici uniquement broyer du noir puisque j’ai encore passé un excellent séjour. La prestation proposée par Alain Cavard est toujours au « top » avec tout le confort nécessaire pour passer une excellente semaine. D’autant que cette année, l’objectif à Walter et moi-même était de faire découvrir la pratique de la pêche en Suède à de nombreuses personnes du groupe composé de 10 pêcheurs. Pour beaucoup d’entre eux, le brochet n’est pas l’espèce qu’il recherche et leurs connaissances se limitaient aux observations réalisées dans nos pauvres « eaux ligériennes ». Une excellente occasion de découvrir le comportement de l’espèce à son état pur dans un milieu où les proies et les prédateurs sont en équilibre avec des comportements bien distingués. Pour cela, Walter et moi avions le rôle de transmettre nos expériences et nos connaissances pour que chacun assimile rapidement les observations effectuées en temps réel sur l’eau. En tournant sur les bateaux, tout le monde a ainsi pu bénéficier de nos conseils et approches pour évoluer tout au long de la semaine tout en tentant de prendre un maximum de poissons.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

En ce qui concerne le matériel de pêche, comme à mon habitude, je n’ai pas lésiné dans les choix. La valise était pleine avec près de 22kg d’un assortiment important de leurres de toutes sortes pour pallier à toutes les situations. Cela allait de shads de 12 à 25cm pour les pêches d’herbiers, de pleine eau ou de haut-fond, en passant par les jerkbaits bruiteurs et non bruiteurs ainsi que de nombreux swimbaits et leurres à ferraille (spinnerbait, cuiller ondulante, chatterbait plus différents leurres à palette). Pour cela, les grandes boîtes Plano simples ou doubles (réf : 4700,3730 et 3731) sont idéales pour ranger et trier les leurres. Vient se rajouter à cela tous les ustensiles nécessaires pour décrocher efficacement les hameçons sans danger pour le poisson ni le pêcheur. A ce sujet, beaucoup de personnes oublient l’importance d’un tel équipement mais il est indispensable d’avoir au minimum une pince coupante, une pince à anneau brisé ainsi qu’une grande pince à long bec pour décrocher et manipuler sans risque les poissons. Pour finir, j’avais sélectionné une spinning Shimano Crucial MH avec un Stradic 2500 pour les pêches « légères », une Shimano Crucial 610MH Casting avec un calcutta 201D pour les pêches lentes à l’aide de leurres de tailles moyennes ainsi qu’une XH avec un calcutta 401D pour lancer les leurres de + 80gr. Question tresse, une power Pro 20% pour la canne spinning contre des diamètres importants de 28 à 32% pour les castings. Rien de démesuré pour de tels ensembles qui sont voués à être mis à rude épreuve, puis cela évite également les claquages sur des lancers appuyés avec la satellisation des leurres.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

Pour en revenir au séjour, le décollage était programmé le vendredi 16juin à 6h00 depuis Nantes avec une arrivée à Stockholm Arlanda en début d’après-midi. Bagages et véhicules de locations récupérés, il nous faudra une petite heure de route pour rejoindre le camp situé sur les rives du lac Malären où nous poserons nos valises aux alentours de 16h. Il ne nous restait alors plus qu’à remplir l’ensemble des formalités relatives au séjour ainsi qu’à récupérer nos différents équipements (bateaux, épuisettes, sondeurs etc…). Ce n’est qu’en soirée que les premières cannes furent montées avec inévitablement les premiers jets depuis la bordure. Quelques brochets seront ainsi pris, rien de bien gros, mais de quoi lancer les débats pour le repas du soir.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

Avec ses 115 000ha, le Lac Malären n’est pas un lac facile à aborder. Pour bien le connaître, avec Walter, nous avions mis en place tout un programme durant la semaine. A savoir deux bateaux « pilote » - le mien et le sien - que les autres équipages devaient suivre (tout du moins les premiers jours) en fonction de la destination du jour.  En procédant ainsi, chacun pouvait se familiariser à la navigation et commencer à s’orienter dans cet immense labyrinthe. La pêche devait ainsi être trouvée plus rapidement avec un partage instantané. Mais entre la théorie et la pratique, il y’a toujours des incertitudes.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

En effet, cette année la pousse des herbiers était en retard sur le lac. Si bel et si bien que nos différents secteurs étaient inégalement peuplés. Le constat est sans appel, il fallait de la végétation pour trouver les brochets, ailleurs les pêches étaient plus aléatoires. Si bel et si bien que suivant les zones pêchées, les prospections et les pêches étaient opposées. Pour avoir essentiellement pratiqué au Nord du camp, Walter n’a pas eu les mêmes configurations que moi basé plus au centre et au sud. Les pêcheurs à nos côtés ont par conséquent goûté à deux pêches très différentes mais pourtant si complémentaires…

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

Pour résumé, les herbiers étaient plus avancés au Nord que sur le reste du secteur du lac que nous pratiquons. Cela a permis une pratique d’une pêche sur « zone » où ailleurs il fallait pêcher vite les postes avec une forte mobilité. Sur les herbiers, l’approche consistait à localiser les tenues des poissons et à y repasser à plusieurs reprises dans la journée. Ainsi les chances de tomber sur le moment où ils croquent étaient plus importantes. En parallèle, il ne fallait pas hésiter à tourner de baie en baie pour capturer ici et là des poissons actifs. Sur les zones dépourvues d’herbiers devant les roseaux où sur les plateaux, la pêche se devait d’être rapide. On s’arrête, on voit ce qu’il s’y passe et si rien, on bouge quitte à y revenir plus tard dans la journée. Dans cette seconde pratique, il ne fallait pas hésiter à naviguer pour réussir à ferrer ici et là des poissons tout en gardant en tête les zones les plus prometteuses pour des prochains passages. A ce jeu, les hauts-fonds de pleine eau ont été les postes clés. Véritables péages au beau milieu du lac, la nourriture transitait bien souvent autour à des profondeurs importantes et quotidiennement des poissons montaient digérer ou chasser sur la partie la moins profonde du dôme formé. Une pêche non visuelle puisqu’on pêche de l’eau avec pour seule repère le sondeur mais terriblement efficace tout au long de la semaine.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

Autant dire que les pêches à mettre en place n’étaient pas les mêmes en fonction des choix du jour et du secteur pêché. Dans les baies, plateaux et haut-fonds avec de l’herbier les pêches lentes à l’aide de gros shad ou de swimbait ont été les plus rentables. De nombreux gros poissons ont ainsi pu être déplacés et ferrés. Si le spinnerbait dans les nénuphars a également permis la capture de quelques poissons, les tailles moyennes étaient souvent plus faibles sauf à une ou deux exceptions. En ce qui concerne les pêches rapides de pleine eau ainsi que dans les baies sans herbier, le linéaire au shad fut incontournable avec parfois (certains jours) une prospection agressive au jerkbait. En revanche, il ne fallait pas hésiter à bouger, faire des dérives et à multiplier les postes tout au long de la journée.

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

De toute manière, quel que soit la pêche employée, les deux approches ont permis de toucher des jolis poissons. Pour avoir de la réussite Il fallait être au bon endroit au bon moment et ne pas louper « La Touche ». Si parfois, il fallait attendre plusieurs heures pour rentrer des poissons au bateau, parfois en l’espace d’une petite heure les compteurs se débloquaient avec une multiplication des touches et des captures. Les mots d’ordre tout au long du séjour furent «y croire, garder confiance, avoir le mental ».

La Suède – 10ème périple
La Suède – 10ème périple

Les compteurs resteront sensiblement les mêmes tout au long de la semaine pour un total d’un peu plus de 300 brochets dont une 60aine de 80 à 107cm. Une pêche qui dans son ensemble est restée compliquée puisque nous n’avons jamais réussi à multiplier sur un même poste plus de 2 à 3 poissons. Pouvions-nous faire mieux ? Sommes-nous passés à côté du petit « truc » qui aurait fait voler les scores sur une unique baie ? Il est certain que nous n’avons pas tout compris à la pêche du moment mais une chose est certaine, nous n’avons rien lâché et jusqu’au bout nous avons cherché « le truc » ou le « poste » qui aurait pu faire la différence. Si quelques gros poissons ont été décrochés ou loupés, parfois à quelques centimètres de l’épuisette, la bonne ambiance et la convivialité entre les membres de l’expédition ont toujours permis de passer des bonnes journées et soirées. De nombreux souvenirs résident dans chacune de nos mémoires et si certains ressortiront pour pimenter les prochaines discussions pêche, d’autres resteront gravés dans l’attente d’y retourner…

La Suède – 10ème périple
Tag(s) : #Voyage

Partager cet article

Repost 0