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Depuis quelques temps, je me tâtais de ressortir les cannes à carpe pour tenter chez moi sur mon étang de prendre les quelques poissons alevinés pour grossir. En y étant régulièrement j'arrive à les observer sous les frondaisons mais sans forcément réussir à les juger. Sachant la taille d'alevinage, une reprise me permettrait de jauger la croissance et la santé des poissons. La forme du poisson (longue ou à bosse) permet également de voir le potentiel croissance des individus.

Cet été entre deux virées sandres, j'ai pris l'option d'une matinée carpe. Aucune honte à cela, j'ai pêché toutes les espèces à toutes les techniques avant d'être un pêcheur exclusif au leurre. Un réel plaisir de revenir 20ans en arrière, posé tranquillement sur une chaise longue avec un amorçage le matin même à l'aide de quelques poignées de maïs.

J'ai craqué...
J'ai craqué...

La technique est simple, j'ai un arbre où les carpes sont tout le temps dedans. Je fais un coup à l'avant et j'attends fermement au pied des cannes pour ferrer et brider les poissons qui sortent ou gravitent autour des branches.

Le premier départ ne se fera pas attendre ! J'avais oublié ses sensations du moulinet débrayable qui hurle. Je mets en opposition pour ferrer et me voilà attelé avec le premier poisson en moins de 30mn. Le combat est sympa, des démarrages, des faux espoirs de mise à l'épuisette et voilà mon premier poisson au tapis. Mal équipé, je décroche le poisson et le laisse dans mon épuisette float-tube (grande) le temps de préparer de quoi faire les photos. Ces quelques instants suffiront pour énerver madame et qu'elle prenne la fuite. Franchement, dommage, il s'agissait d'une superbe commune à bosse qui devait avoisiner les 8 ou 9kg.

Environ 1h plus tard, je vais apercevoir une carpe marsouinée sur la bordure à ma gauche. L'avantage d'être près de ses cannes c'est d'observer et pour le coup je prends rapidement l'initiative de lancer une poignée de maïs pour la maintenir sur la zone puis d'y poser (presque sous la canne) un montage. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Démarrage en trombe et voilà la 2ème au filet.

J'ai craqué...
J'ai craqué...

Un beau poisson avec une superbe morphologie, mise il y'a 18mois à 3kg, elle a facilement doublé en poids et doit tourner aujourd'hui autour de 6 ou 7kg.

Cela fait plaisir de revoir ses poissons et qui plus est en pleine forme. Avec cela de jolis combats, que demander de mieux ! La suite sera plus compliquée, j'ai subit l'invasion de troupeaux de tanches sur les deux coups rendant la pêche impraticable au maïs avec des touches incessantes. Impossible de faire une sieste !!!

J'ai craqué...
J'ai craqué...
J'ai craqué...

Si bien, que quelques jours plus tard ils ont rigolé au magasin quand Julien Himbert est venu pour acheter des bouillettes! Et oui, la virée de quelques heures m'avait donné l'envie de réessayer mais de nuit. Malheureusement, je n'ai pas pu la faire pendant mes vacances, trop pris à aller chercher les sandres.

Par contre avec un samedi à nettoyer et tondre, j'ai entrepris à la dernière minute un vendredi soir début septembre de passer la nuit sur place. Quitte à perdre la journée de samedi pour entretenir autant y joindre un petit moment d'agréable avec une nuit à la belle étoile et l'éventualité d'une ou deux prises. Quelle idée....

J'ai craqué...
J'ai craqué...

Au départ, et en tout franchise, je pensais passer une nuit tranquille vu la faible quantité d'individus sur l'étang (+ ou - 15 je pense). Sans amorçage au préalable, j'espérais au moins prendre un poisson.

Je m'installe à 18h30, je lance mes deux cannes sans avoir amorcé ni attiré l'épuisette et voilà que ça déroule. Merde, j'ai rien de prêt!!

Me voilà à combattre un poisson en fouinant dans le coffre pour choper l'épuisette qui est évidemment bloqué avec le bordel entassé dedans, bref la galère mais j'y arrive et vais mettre au sec un superbe poisson autour de 8kg (je pense).

J'ai craqué...

Pas capot !

Content de mon coup, je monte la toile de tente et profite des derniers rayons du soleil et du calme apaisant. Moi, seul avec mes pensées, cela fait parfois du bien. Je prends le temps de manger et d'admirer le vol d'un couple de martins pêcheurs, quelques chasses de brochets et des sauts de gardons. A 21h30, la nuit tombe et aucune touche. Je me pose dans le duvet au chaud et alors que je commence à piquer du nez, autour de 22h un détecteur se met à hurler...

Quelle merde, sérieusement, de sortir du duvet, ouvrir la toile de tente puis ferrer le poisson. Impossible dans la précipitation de mettre mes chaussures, me voilà en chaussette avec une maudite petite lampe torche à éclairer. Une fois le poisson pleine eau, je peux enfin prendre le temps de mettre les baskets pour finalement, non sans mal dans le noir, réussir à l'emmailloter. Quelle scène et ce n'est pas terminé ! Il faut ensuite réussir à décrocher le poisson, préparer un support pour prendre une ou deux photos (de faibles qualités) etc.... c'est un véritable métier.

J'ai craqué...

Vous ressentez un peu la galère.... Pour autant je suis satisfait, j'ai réussi, le poisson doit faire entre 5 et 6kg à la louche.

Me voilà tout sourire à me recoucher après avoir relancé une poignée de bouillettes sur les cannes et avoir mis 5mn à remettre des esches sur le cheveu. 22h35 je suis de nouveau dans le duvet, je cherche une position, j'ai un filet d'air dans le dos mais j'arrive enfin à trouver la bonne position. 23h15 ça sonne....

Même scène, Julien à se débattre avec la toile et en chaussette à ferrer mais ça passe encore avec une commune de + ou - 10kg.

J'ai craqué...

23h40, je me recouche et 23h55 ça sonne à nouveau !!! Ils vont me faire crever.

Cette fois-ci ce sera un peu plus rapide, il s'agit d'une tanche de 2kg, les bouillettes sont encore sur le cheveu je peux relancer.

Il est 1h, je tombe dans les bras de Morphée que le détecteur hurle à nouveau. Je suis dans le coma mais j'arrive à temps sur la canne, décroché... Chiotte, tout ça pour ça ! Je refais le montage et au moment où je replonge, 1h50 départ, une tanche.

2h45, biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiipppppppppppppp, je suis sur Mars mais je sors à temps pour une énième carpe de 8 ou 9kg.

J'ai craqué...

Cela ne va pas arrêter de la nuit. Toutes les heures environ j'ai un départ soit d'une carpe soit d'une tanche. Je n'en peux plus, je ne suis pas habitué à cela !!!

Si bien qu'à 5h, je remballe la canne qui part la plus pour laisser celle qui démarre le moins, merde, j'ai besoin de dormir. Puis je viens de casser le cheveu, je galère à faire les montages correctement, ça me saoule et je veux dormir ^^

Au petit matin, la toile de tente est légèrement éclairée je sais que le père ne va pas tarder avec le tracteur mais je suis exténué, à aucun moment je ne vais l'entendre arriver.

La blague, vous la voyez arriver... Enorme départ sur la seule canne tendue, moi, je suis dans les choux, je ne sais plus comment je m'appelle et je me bats avec cette foutu fermeture du duvet puis celle de la tente pour sortir. Quand j'ouvre..... c'est tout simplement mon père qui tirait sur le fil........ Visiblement j'avais une tête d'un gars complètement à l'ouest et un pauvre type mort de rire devant moi, oui oui c'est bien la juste pensée que j'ai eu ^^

Croyez moi que la journée fût très longue. Le samedi soir à 19h j'étais au lit exténué en me rapellant que je ne referai plus jamais ça !

Tag(s) : #Session
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