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Pour ce week-end de Pâques, j’ai pris la route en direction de Quimper pour rejoindre ma moitié « Bretonne ». Je ne vous cache pas que le programme était depuis longtemps déterminé et sans surprise : pêche et encore pêche !

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Bien qu’il soit arrivé que depuis un mois sur la pointe « Sud » du Finistère, David connaissait déjà quelques petits coins reculés à truite. Des secteurs découverts pendant ces études et qu’il a réappris à apprivoiser. Sur ce point j’ai un avantage, mon guide était tout trouvé !

La truite est un poisson que je ne connais pas, dans nos eaux de 2nde catégorie hors mis des poissons de lâchés, les farios sauvages me sont inconnues. Sans parler du gabarit des rivières et même ruisseaux que nous pouvons occasionnellement pêchés, tout était pour moi à (re) découvrir puisque ma seule expérience remontait à l’été dernier. J’avais profité de l’occasion de l’open GN Carla sur l’Aulne pour m’initier avec l’ami Fabien.

Une tentative qui m’avait enjolivé par la légèreté, la précision et la finesse dans l’approche. Il n’était plus question de lancer des leurres de 30gr au milieu des nénuphars mais de poser dans un trou de quelques cm² un leurre de quelques grammes parmi la végétation rivulaire tout en prenant en compte le sens et la force du courant. Il y’avait de quoi en perdre son latin surtout qu’à la truite il y’a souvent qu’une chance !

Mon périple a donc commencé samedi en milieu d’après-midi, David étant dans le commerce pêche, je ne l’ai rejoint qu’à 18h au magasin en compagnie de Jean-Michel Marcon! On a eu le droit au traditionnel « briefing » et aux achats compulsifs 100% truite : petits poissons-nageurs et petites cuillers. Au niveau du matériel, la petite nouvelle de chez SHIMANO (Sustain en 1-10gr) m’accompagnait pour ses premiers tests avec une petite collection de leurres plus volumineux : jigs à dandiner (Gomoku Lead Spoon en 5gr de chez Blue Fox) ainsi que quelques poissons nageurs et leurres souples pour les soirées/nuits rock-fishing !

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Dès 19h, cannes en main nous prenions la direction d’un petit ruisseau. L’idée était très simple, se familiariser avec les dames du coin. Un « petit » créneau de pêche où David et Jean-Michel prospectaient l’aval du parcours contre l’amont pour moi. Tels des hérons prêts à faire feu, nous pêchions à remonter le courant pour marcher dans le dos des truites.

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Mes premiers lancers furent laborieux ! Lancer une cuiller 00 dans 10cm² dans un ruisseau de 1.5m de large recouvert par la végétation ça donne des arbres, des ronces, des orties, bref 1h de pêche à élaguer, le bonheur…

Bon ok j’exagère peut-être un peu, après quelques réglages et énormément de doux mots, j’ai été opérationnel (c’est-à-dire la cuiller dans l’eau…). D’un lancer sur 3 au départ, j’ai terminé à presque 9/10 en fin de pêche ! Heure à laquelle, je commençais tout juste à piger où lancer, comment animer et m’approcher des postes sans fûter les truites… A ce titre, je surprendrai deux poissons dont une jolie de 25cm (pour la Bretagne on entend bien) avec au moins le triple de décrochées ou loupées. David et Jean-Michel en prendront 4, pas si mal pour un début !

Non rassasiés de ces premiers poissons, dès le dîner - pendant que les personnes normalement constituées partent dormir- nous avons pris la direction de la côte pour une pêche à la descendante (basse mer à 2h du matin).

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Contrairement à la finesse des quelques heures précédentes, là aucune précision n’était requise : ça chasse tu fouettes et tu animes…  Les touches ont été très nombreuses avec un nombre important de ferrages dans le vide. Nous sommes tombés sur des gros bancs de lieus en chasse et je peux vous assurer qu’ils ont mis nos nerfs à vif ! Ils se contentaient de suivre ou de taper violemment dans les leurres sans jamais les prendre…

A force de descendre les tailles des leurres et de changer les vibrations, nous trouverons la recette gagnante. Pour ma part un petit finesse en taille 2.5’’ monté sur TP 3gr avec une animation type « toc » dans les courants par des petites secousses.

Lieus, bars et même un chinchard se laisseront prendre au piège. Nous totaliserons entre 10 et 25 poissons chacun sur la session pour au moins le triple (pour ne pas dire x5) de touches sans suite. Le lieu est vraiment un poisson compliqué à faire mordre…

Je ne vous cache pas qu’au réveil dimanche matin, malgré l’envie de pêcher, les yeux ne voulaient pas s’ouvrir (trop court !). Mais les truites, elles, n’attendent pas ! Pour cette première journée, David décide de nous emmener en rivière sur un parcours plus profond que la veille. Nous marcherons le long de la rivière sur plusieurs kilomètres pour pêcher les postes à remonter.

A trois pêcheurs, nous essayons de ne pas se croiser sur les postes en se laissant toujours 20 ou 30m entre nous. L’idée était vraiment de garder les espaces nécessaires dans les approches des postes sans se marcher dessus.

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Les truites ; pourtant bien présentes seront malheureusement très capricieuses. Entre les refus et les tapes sans suite, il a fallu s’adapter et persévérer pour déclencher des attaques franches. Pour ma part, la solution était dans une cuiller 00 argentée. De loin, elle a été supérieure aux autres leurres. La difficulté – il en fallait bien une -  était de réussir à l’expulser à des distances supérieures à 5m entre les branches et autres ronces… frissons garantis !

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Sur des poissons-nageurs (flutter stick) et à la cuiller 0, David et Jean-Michel auront beaucoup de difficultés à décider des poissons. Visiblement, elles ne voulaient que des micros bouchées. Au niveau de la pêche, de premier abord on aurait pu penser que les poissons n’étaient pas également répartis sur le linéaire de rivière. Puisqu’on pouvait multiplier les touches sur un seul trou et ne plus rien voir sur des centaines de mètres. Cela dit après réflexion, je pense que la pêche ne se résumait pas qu’à trouver le bon trou, nous y reviendrons !

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En tout, nous prendrons une douzaine de truites ce qui est peu (au dire de David) sur le secteur pêché. En bon guide, il nous propose alors une solution de repli en ruisseau. Mais de la même manière, la pêche sera tout aussi compliquée. Quelques truites viendront compléter le tableau mais rien de régulier. Nous finirons la journée sur + ou – 20 truites et 6 brochets sur un autre site. D’ailleurs pour ces derniers, faute de gros poisson (max 60cm), Jean-Michel aura pris le temps de prendre David et moi dans des situations compromettantes…

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Dîner expédié, nous repartirons pêcher en mer sur la descendante où - fort de l’expérience de la nuit précédente - nous voulions nous venger sur les lieus : mission réussie ! En reprenant les mêmes postes, clés en main, se fût un festival de touches pour plus de 100 poissons à l’arrivée : essentiellement des lieus avec quelques bars, harengs et chinchards. La touche bonus sera pour Jean-Michel : un crabe !

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Epuisés, nous nous coucherons que sur les 4h du matin pour un réveil TRES compliqué lundi matin ! Pour cette journée, Audrey Durand (Responsable Marketing chez Rapala) est venue se joindre à l’équipe pour la dernière journée truite. En bon guide, David fera équipe avec elle afin d’évoquer toutes les thématiques et astuces de la pêche à la truite tandis que je ferai duo avec Jean-Michel.

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Au niveau de la pêche, dans la mesure du possible, nos deux groupes pêchaient à plusieurs champs d’écarts pour pouvoir pratiquer intégralement 800m à 1km de rivière. Il s’agissait du parcours amont de la veille où nous gardions espoir de trouver des truites plus coopératives ! Malheureusement, elles étaient toujours aussi lunatiques avec une pêche conditionnée sur la taille des leurres. La cuiller 00 sera la grande gagnante du jour, malheur à ceux qui n’en avait pas !

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En effet, la pêche est exactement la même que la veille avec des secteurs qui semblent vides et d’autres occupés. Les touches se font généralement sur des longs radiers où les truites viennent se poster en fin de courant. Partout où la rivière est creusée, profonde avec des fosses… les touches sont inexistantes ! Non pas que les truites n’y sont pas et qu’il faut « pêcher le bon trou » mais que la pêche était conditionnée par le leurre…

Je m’explique, les truites se ciblaient uniquement sur des toutes petites bouchées  (cuiller 00 en l’occurrence). Hors, la légèreté de ces micros cuillers permettaient uniquement de pêcher dans des faibles profondeurs. Sur tous les secteurs plus profonds (> 60cm de profondeur) on passait trop près de la surface et trop vite (courant) pour espérer décider les poissons postés. L’application de la 00 et son efficacité se retrouvaient d’autant réduites !

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Une fois compris la pêche, on savait pertinemment les postes sur lesquels on allait multiplier les touches et ceux où il fallait pêcher plus rapidement, s’en ai suivi un festival de truites ! J’en toucherais entre 25 et 30 sur la journée pour autant de loupées et décrochées… Audrey, équipé de la même cuiller, réussira également à tirer son épingle du jeu avec un tacon et plusieurs truites.

Pour David et Jean-Michel, sans cuiller magique, les tapes sans suite et les refus auront été leur quotidien avec de temps en temps une truite peut être moins regardante que les autres. Toujours est-il que cette ballade nous aura entrainés sur plus de 5km de berges pour une 40aine de truites !

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Mon excursion bretonne se terminera sur cette bonne note et c’est avec pleins de souvenirs en tête que j’ai difficilement repris la route de Nantes. Une chose est certaine, à la prochaine je ne manquerai pas d’envoyer quelques brochets chez le dentiste….

Dans l'attente, nous entamons la dernière ligne droite avant l'ouverture. Encore une petite semaine à attendre pour retourner chatouiller les sandres de la région...

Tag(s) : #Session

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