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Nous sommes officiellement depuis samedi en automne. 

 

Si depuis une semaine les températures se radoucissaient, avec les orages d’hier, je pense qu’on peut maintenant réellement tirée la page sur l’été ! Nous n’attendons plus qu’une chose (c’est triste à dire): qu’il pleuve. 

D’une pour refaire montée les niveaux d’eaux et brasser un peu toutes les matières en suspension et deuxièmement, créer le phénomène annuel de l’appel des courants ! 

 


Jeudi 20 octobre : 

Nous sommes en semaine et pourtant David et moi avions décidé de faire une petite virée en coup du soir. 

 

Gros black-bass pour David contre gros brochet pour moi. Deux opposés qui nécessitaient le choix d’un coin permettant les deux traques avec un minimum de chance de réussite et, qui plus est, assez proche (1h30 de pêche)! 

 

La nuit tombant vite, nous n’avions pas trop de solutions ! Soit ça mord et nous profitons du peu de temps pour agripper quelques poissons. Soit la pêche est difficile et nous devons trouver rapidement le montage ou le leurre qui permettra de sauver la douille ! 

 

De la manière la plus logique qu’il soit, de la mise à l’eau jusqu’à 30mn avant la fin de l’heure légale, nous étions capots. Rien de très surprenant au vu des conditions météos actuelles ! En revanche, avec la baisse de luminosité, toute la pleine eau grouillait de petits poissons blancs à moucher (-là était la solution, laquelle nous n’avions pas trouvé). 

 

C’est qu’après un long lancer en skipping dans les branches (oui je sais, j’ai finalement changé de casquette en passant du broc au bass) que dépité je ramenais lentement sous la surface ma craw (en pleine eau) et que je ressentis un TOC. Après avoir rendu la main, vu le fil partir sur ma droite, je ferais voler dans mes mains un bass de 25cm ! 

 

N’ayant plus que quelques dizaines de minutes de pêche, avec David, nous avons alors multiplié les lancers en pleine eau (tout en restant assez proche des postes de bordures) dans l’espoir d’intercepter ces fameux bass en maraudent ! 

 

Si David m’imitera avec une zezette, sur l’un de mes derniers lancers un gros remous c’est formé à l’impact de mon leurre. Décalage du fil sur plus d’un mètre, du tout bon ça !

Après un ferrage en règle et un combat « subsurface » en force, c’est un joli black-bass de 48cm qui est venu s’échouer dans mes palmes.DSCF2271 

Dommage que nous n’avions pas décelé ce comportement dès le début de la sortie, nous aurions sûrement fait d’autres jolis poissons. Ce n’était pas comme si le midi je n’avais pas eu les mêmes soucis en prenant 4 poissons de 25cm également en pleine eau ! 

 

Automne-I 6666 


Samedi 22 octobre : 

 

Nous prenons route à 7h30 du matin pour rejoindre notre ami Filip Bernard, heureux propriétaire d’un moteur équipé I-Pilot en vente. 

 

L’occasion d’aller le récupérer mais d’également refaire une virée pêche en sa compagnie. Autant dire qu’avec les deux cocos (David et Filip) le programme était tout fait : black-bass !!!!

 

Nous nous engageons donc sur des secteurs riches en cette espèce, des coins que nous avons appris à connaître depuis quelques années et sur lesquels nous prenons de moins en moins le temps d’y jeter nos leurres. 

 

C’est ainsi qu’au petit matin; nous nous retrouvons sur une première zone prometteuse !! Bordures d’arbres noyés, pontons, nénuphars et élodées, tout pour tenir black-bass et brochet. 

 

Malheureusement, l’eau y était très trouble et une matière verdâtre recouvrait toute la moitié de la surface de l’eau : un milieu eutrophe avec mortalités importantes de planctons !

 

Après une petite heure de prospection, les résultats n’étaient pas fameux. Ni moi, ni Filip n’avions eu de contact où ne serait-ce qu’un semblant de tapes. Seul David réussira à faire monter un joli poisson derrière sa flappin (sûrement un brochet).  En soit, un résultat complètement désastreux !

Afin de sauver cette session, nous décidons de plier les float tubes pour descendre sur une nouvelle zone beaucoup plus basse, plus profonde et plus large.

 

Si l’eau y était tout de suite beaucoup plus accueillante, malgré les nombreux echos au sondeur et les multiples lancers dans les entrelacs de branches, je n’y extirperais que deux black-bass de 25cm et David un sandrillon de 15cm.

 

Verticale, jigging-rap, plomb palette, texan, weightless … tout y est passé en vain!

 

Muni d’un grand désespoir sur la finalité de cette sortie, nous tentons une nouvelle approche sur un 3ème et dernier secteur.  Les doigts croisés, nous reprenons la route pour une dernière heure de pêche.

Beaucoup moins large, plus encombré et moins profond, le secteur devait nous fournir quelques gros black-bass. Les postes clés étant clairement identifiés, nous décidons de laisser Filip partir devant, David en second et moi en sens inverse sur un secteur que je n’avais jamais testé.

Si de mon côté, je suis tombé sur une petite concentration de poissons blancs calés derrière un gros massif d’herbiers et des branchages noyés, je n’y prendrais que des perchaudes et des bassounets de 15/25cm. A l’autre bout, Filip ouvrira le bal avec un superbe poisson de 46cm alors que David l’imitera avec un 37 puis  un 46cm ! 

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Forts de ces exploits, je les rejoints rapidement pour tenter ma chance. 

 

Craw et flappin en weightless, nous continuerons à skipper sans aucunes finesses aux plus profonds des racines : Fluoro 35 à 40% pour extirper les poissons de force et grosse bouchée pour passer en travers les petits poissons. Sans quoi, non seulement nous n’aurions jamais atteint les poissons planqués dans les amas de branches mais nous ne les aurions jamais sorti du couvert !

Filip renchaînera avec un poisson de 40cm, moi avec un petit 35cm et David clôturera la journée avec un 49cm ! 

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Autant dire que si nous avions su que la journée se terminerait ainsi, nous aurions signé de suite. C’était loin d’être gagné et les poissons étaient très lunatiques. 

 

Y’a-t-il eu un déclic ou une fenêtre d’activité alimentaire ? Où est-ce le fait que le dernier secteur était plus exposé au soleil et que par la faible profondeur les poissons y sont venus trouver les quelques °C supplémentaires ? 

 

La dernière hypothèse semble la plus plausible. Température, nourriture et couvert permettaient à nos chers amis de bénéficier d’un beau terrain de chasse ! 


Dimanche 23 octobre : 

 

Alors que je reprenais le sport, bloquant toute la matinée jusqu’en début d’après-midi. David accompagné d’Alain, Christophe et de Sébastien sont partis tenter les Silures de Loire!

Visiblement journée très difficile, peu de poissons actifs et absence totale de chasses. 

Après quelques loupés, David débloquera le compteur de la journée avec un 110 et Sébastien terminera la session avec un 180. 

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Chapeau bas pour votre patience ! 

 

De mon côté, les jambes coupées, j’ai entassé le float dans le coffre de la voiture et je suis partis chercher l’ami Kévin pour une courte session Zander ! 

 

3h de pêche, 2h45 de galère ! 

 

J’avais décidé de commencer sur un plateau habituellement occupé par des sandres en chasse, hier, ils ne voulaient rien savoir ! 

 

Les poissons étaient bien là, comme en témoigne l’échosondeur, mais impossible de les déclencher aux leurres !

 

Linéaire et verticale plomb palette ou jigging-rap n’entrainaient que des tirées inferrables. Les résultats au souple n’étaient guère mieux, verticale et descente de talus n’ont rapporté que des légères sensations de masse… 

 

Il aura fallu insister, taper le fond et exciter au plomb palette pour que j’ouvre le compteur avec un sandre de 45cm suivis par une perche de 20/25cm au jigging-rap. 

2 

Ce n’est que vers 18h30, à l’approche d’un orage, que la vie a commencé à s’activer sous la surface. L’échosondeur m’indiquait la présence de nombreux poissons rentrants !

 

Mon interprétation pousse à croire que les poissons étaient calés en profondeur et qu’avec le changement de pression atmosphérique (orage), ces poissons ont migré vers les plateaux moins profonds de bordures.

 

Sans assister à des chasses, je me suis alors mis en parallèle de ces postes et je pêchais en diagonale de la pente.

Rapidement sur du souple en linéaire, j’ai rentré un second sandre (35/40cm), une deuxième perche (+ ou – 30cm) puis un 3ème sandre (35cm) ainsi que quelques loupés et décrochés. Dans le même état d’esprit, Kévin m’imita et finira par prendre son poisson, le plus « joli » sandre : 50cm (très amaigri).

 

L’heure tournant et l’orage de plus en plus proche, nous ont forcé à plier pour ne prendre aucun risque. Nous n’avons profité qu’un petit ¼ d’heure de ce semblant d’activité.

Comme le samedi, d’une sortie mal engagée, nous réussirons à terminer avec 4 sandres et 2perches (non sans mal).

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