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Pour beaucoup d’entre vous, l’après 1er de l’an était synonyme de reprise du boulot (dont David) et sans aucune animosité, j’aimerais dire pas de bol !

Avec quelques jours supplémentaires de repos, j’ai passé mes journées au bord de l’eau à verticaliser !

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Sans reprendre une à une mes sorties, globalement les sandres ont bien répondu présents sur les différents sites pêchés. Se seront une grosse vingtaine de sandres maillés, quelques non maillés, une quinzaine de perches (dont 40 et 42cm) et 1 brochet qui seront venus éclater la surface de cette nouvelle année!

2019

Si j’ai principalement pêché les lacs (plusieurs et tous ont donné), le constat a été sans équivoque sur l’ensemble des sessions, à savoir :

1-      Poissons qui recherchent les structures

2-      Poissons très mobiles

3-      Poissons très lunatiques

4-      Les poissons réagissent à une animation et une simple nuance conditionne le résultat

Reprenons un à un chacun de ces points !

(1) Avec des dernières semaines très pluvieuses, l’ensemble des lacs de barrages se sont teintés vers le cacao et avec le redoux (sans pluie), beaucoup d’entre eux se sont éclaircies et réchauffés !

En conséquence, après être descendus à 5.5/6.0°C, les lacs sont remontés en températures - selon les sites et les volumes - entre 8.4 et 9.5°C. Ce changement a alors permis aux poissons de remonter dans les colonnes d’eaux supérieures.

De 9 à 15m, poissons blancs et carnassiers sont (grosso modo) maintenant situés entre 4 et 7m. Ils peuvent aussi bien s’y tenir plaquer au fond que se retrouver (dans les mêmes profondeurs) suspendus à mi-eau dans les lits principaux des lacs (8 à 20m de fond).

Pour aboutissement, si on veut intercepter durablement ces poissons en « maraudent ou transitent », il faut trouver de la structure où ce que j’aimerais appeler poste « péages » : falaises, cassures, souches…  Il est évident que tous les postes ne sont pas bons. La proximité même des poissons blancs et des profondeurs suffisantes (4/7m) sont indispensables pour faire mouche.

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(2) Maintenant que le décor est posé, venons-en à cette fameuse mobilité !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les poissons viennent bien se poster sur les postes marqués mais ne s’y attardent pas. Les montées de sandres/perches sont très courtes et prendre plusieurs poissons sur une même zone peu courant !

Le plus étonnant, c’est que ces poissons sont intouchables en suspension et que 95% des touches sont entre 4 et 6m sur le fond! Même les poissons posés dans 6 à 8m d’eau sont imprenables !

Ce qui revient à penser que ces carnassiers sont suspendus en repos en pleine eau, viennent parfois se poser au fond sur les zones de confort et chassent « ponctuellement » sur les postes des couches d’eaux « superficielles » (4/6m).

Je dis « ponctuellement » puisque ces instants sont de très courtes durées (un poisson, deux max…) et « superficielle », puisqu’on entend bien par là « le moins profond de leurs colonnes d’eaux actuelles » et non les bordures !

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(3)Quand j’entends par lunatique, je parle du fait que d’un poste à un autre, d’une dérive à une autre, se ne sont jamais les mêmes leurres qui déclenchent les touches ! Aucune règle de couleur, vibration…

Les seules constantes reviennent au fait qu’il faut des leurres relativement petits pour la saison (taille 3 et 4’’) et que le grammage se doit d’être léger (pour 4 à 6m : 7gr).

On peut aussi bien prendre sur une dérive un poisson sur un finesse orange pour - au poste suivant ne rien toucher - changer pour un shad chartreux et prendre une touche. Allez comprendre ; la seule règle qui existe : être léger !

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(4)Pour l’animation ; là aussi, pleins d’énigmes apparaissent. Pour 3 pêcheurs, l’un prendra que des perches, l’autre prendra que des sandres, le dernier sera capot et tout cela ne tient qu’à un fil : animation lente et courte amplitude.

Si on est trop rapide, on ne déclenche aucun poisson, si on n’est pas assez lent, on a très peu de touches. Après il y’a lent et lent, amplitude de nage et amplitude… chaque pêcheur à son gestuelle, sa façon de faire… et cela conditionne la nature des captures : perches ou sandres !

A plusieurs reprises, nous étions plusieurs collègues à faire les mêmes dérives avec les mêmes montages, leurres…. Bref à l’identique sauf la cadence, l’amplitude… une petite broutille qui voulait que je ne tapais que les sandres et le camarade que les perches.

Rien de secret ni de chiader en apparence et pourtant quelque chose fait une différence énorme sur les percidés !

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En clair, les poissons sont les seuls maîtres et aucune règle n’existe à la pêche. Les seuls points clés mis en application sont les suivants :

-          Avoir plusieurs leurres d’avances (tailles et teintes) pour alterner régulièrement

-          Verticale lente et précise sur les structures dessinées

-          Dérive plus rapide (dans plusieurs sens) sur les postes plus vastes

-          Repasser plusieurs fois sur les mêmes zones puisque les poissons de pleine eau tournent et se renouvellent.

Ci-dessous, les photos des amis qui ont pu m’accompagner lors de ces sessions et également celles du frangin (ce week-end et mercredi).

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