Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

A l’occasion de la venue de Jean Michel-Marcon sur nos terres, nous avions planifié un week-end pêche avec pour objectif de pêcher 3 types de milieux différents. L’idée, vous l’aurez compris, était de varier les plaisirs et de toucher toutes les espèces de carnassiers (sandres, perches, brochets et black-bass).

 

Défis en partie réalisés avec de nombreuses péripéties et difficultés. Nous retiendrons juste le terme « Kouffit ».

 

Vendredi 29 Juin :

 

Alors que David se lève pour aller travailler, j’avais pris ma journée pour accueillir Jean-Michel et l’emmener sur un lac vendéen.

 

Bien peuplé en grosse perches, sandres et black-bass, avec des postes variés (cassures, plages, arbres noyés…) nous avions largement de quoi remplir la journée.

 

Force d’y avoir beaucoup mis les pieds depuis le début de saison, c’était également l’opportunité de tester l’humeur de nos chers amis. Malheureusement, l’inactivité générale constatée sur les lacs est évidente et nous n’y avons pas fait de miracles !

 

Le meilleur poste à « Sandre/black-bass » n’a rapporté que de rares touches inferrables et je ne parlerais pas des autres postes pêchés méticuleusement les uns après les autres…

Mise à part quelques perchettes à se mettre sous les dents en diminuant la taille des leurres, les carnassiers ont été introuvables. Verticale, plomb palette, poisson nageur… tout y est passé.

Ce n’est qu’en prenant des risques en skippant au plus profond des branches nos jigs, créatures et autres worms que 3 black-bass furent séduits. Des poissons loin d’être exceptionnels, le plus gros affichait 40/45cm, le second 35/40cm et le dernier une ziquette de 20/25cm !

 

JM 5765

 

Sans prendre ces risques, la sortie aurait été plus que minable !! Clairement, nous avons été mauvais et n’avons pas su trouver la solution.

Après un bref débriefing de cet échec, David nous rejoint les deux journées suivantes.

 

Samedi 30juin :

 

JM 5766

 

Pour cette deuxième journée, nous prenons la direction de « Zander Land » avec pour objectif : pêche linéaire et verticale du sandre au grand bonheur de Jean-Michel et David!

 

JM 5769

 

A ce jeu, nous ne nous plaindrons pas ! La journée fût ponctuée par de nombreuses et régulières prises, en revanche il ne s’agissait que de petits sandres (majoritairement entre 25 et 35/40cm)!

Une pêche au départ peu évidente puisque le linéaire fonctionnait difficilement et ne rapportait que quelques prises. La verticale, bien qu’aussi peu productive au début, était la solution !

L’idée consistait à présenter un shad avec une bonne caudale au plus près du fond sur des animations minimalistes (je décolle le leurre et le repose…). La couleur avait également toute son importance. Si le blanc et le naturel rapportaient quelques prises, les teintes agressives (orange/jaune…) permettaient d’enchaîner les touches et les sandres.

 

P1010050

 

Si nous avons capturé un très grand nombre de poissons, « seulement » (terme tout à fait approprié au vu du nombre de sandres que nous avons monté aux float tubes) une dizaine atteignaient les 40cm pour un maximum à 50/55cm !!!

 

JM 5767

 

Nous noterons également l’absence des perches (2 seulement), les nombreuses coupes sur les brochets (6 coupes) et un décroché sur un gros brochet repris et remis à l’eau l’après-midi par un bateau (112cm !!!!)

 

En soit une très grosse sortie en quantité mais pas en qualité ! Nous n’avons pas su trouver les gros sandres pourtant bien présents.

 

Etait-il question de pêcher plus profond ? Sur des postes distingués ?

 

La réponse nous ne l’avons pas, on a prospecté des grandes étendues avec alternance des substrats, profondeurs, teintes d’eaux… mais rien n’y a fait !

 

Dimanche 01 juillet :

 

3ème et dernier jour de pêche et surement celui que je craignais le plus en terme de résultat. Bien que les lieux soient très bien fournis en brochets et black-bass, au vu des conditions météos et des résultats généraux de début de saison, c’était quitte ou double.

 

Journée essentiellement axée sur la pêche du black-bass, nous nous sommes équipés de jigs, créatures et worms pour pêcher les bordures d’herbiers, frondaisons d’arbres, plages…

Nos premières approches et essais se sont avérées nuls et sans contacts. Hors mis quelques coupes de brochets et la capture d’une saucisse de 50cm pour David, la journée était mal engagée.

En alternant les montages et animations, j’ai fini par capturer sur un linéaire de 200m d’herbiers, quelques perches, 2 brochets de 50/55cm et 3 bassounets de 25cm en wackie. Tout consistait à poser le worm au fond, laisser reposer et par petite traction l’animée. Des touches discrètes où ils fallaient laisser la main avant d’engager le ferrage.

 

A midi, les résultats étaient assez déconcertants et en toute honnêteté, nous étions un peu désorientés sur la stratégie à mettre en place.

 

Continuer à descendre et pêcher dans le vide ? Remonter et repasser différemment sur les postes du matin ? Etc…

 

Alors que David a décidé de continuer à descendre pour pêcher une zone boisée ; avec Jean-Michel nous sommes remontés sur les postes précédemment pêchés. Ma stratégie était simple, pêcher avec des petits worms (ce qui avait fonctionné le matin) sur TP 2.5gr et pêcher à la volée les bordures d’herbiers.

 

Alors que nous galérions avec quelques perchettes, nous apercevions David au loin prendre un premier black-bass de 40cm suivis de trois autres (45cm et 2 x25cm). Poissons amplement mérités qui récompensaient ces efforts et une bonne analyse technique.

 

JM 5763P1010066.JPG

 

En effet, après quelques suivis aux jigs + trailer (écrevisses noirs), il a décidé de ralentir encore plus sa pêche en remplaçant ces jigs par un montage weightless avec flappin’Craw de couleur foncée. Ce changement de cadence et la descente plus naturelle du leurre (au fin fond des obstacles) ont déjoué la méfiance des black-bass.

 

Le restant de la sortie se soldera par de multiples attaques de brochetons et petits black-bass sans suite et autres captures.

 

Bilan :

 

On ne peut pas dire que les résultats de ces 3 jours complets de pêche furent très brillants ! Absence de touches (sauf juvéniles), aucune activité carnassière et poissons réticents furent notre quotidien.

 

Autant d’arguments qui peuvent justifier ces « semi-échecs ». Bien que les conditions n’aient toujours pas évolué depuis un mois, ma réflexion se porte plus sur le fait que ces « foutus » poissons doivent bien manger ! Ils sont donc bien prenables à un moment donné !

 

Est-ce une difficulté d’adaptation de notre part ou une logique du moment ?

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :