Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Loin d’être une pratique nouvelle, la diagonale a longtemps été « sans nom » et ce n’est qu’après la montée en puissance de la verticale que son appellation est apparue.

 la-diagonale 6065

Principalement utilisée sur des journées très venteuses où les dérives sont hasardeuses, la diagonale permet au pêcheur ; de tenir un leurre souple, une monture ou un vif assez loin du bateau en gardant un minimum de contact.

 Au lieu de plomber lourdement pour tenir le fond en « verticale », l’idée est alors de s’aider du vent et de la complexité des dérives pour promener un appât sur le fond. Le contact pêcheur/leurre /fond se retrouve alors grandit par la position plus horizontale de la bannière.

Une pratique (depuis longtemps pratiqué) qui a revu le jour ces dernières années avec l’explosion de la technique « verticale » et de ces dérives. Tâchons de reprendre point par point les différents aspects de la technique.

 

Différence verticale – diagonale :

 

Complémentaires mais différentes, les deux techniques permettent d’aborder les postes de deux approches bien distinctes.

  Méticuleuse, lente et évoluant sur la hauteur, la verticale permet de pêcher et d’insister sur place sous le nez des sandres. Une sorte de dandine où le pêcheur s’efforce de faire danser lentement mais de manière contrôler un leurre sur de plus ou moins grandes amplitudes.

 

Rapide, moins précise et plus horizontale, la diagonale permet de prospecter large de grandes étendues (plages, plateaux, talus en pente douce…). Tout réside dans la vitesse des dérives (vents, moteurs ou palmes) où le leurre fait alors une sorte de « tirette ».

 

En simplifier, la diagonale ne peut pas être utilisée sur des fonds très encombrés tandis que la verticale permet des présentations précises au pied des obstacles. En revanche, la diagonale travaille plus sur l’horizontalité du fond (le leurre décolle très peu mais avance) tandis que la verticale travaille sur la verticalité (le leurre décolle plus que ce qu’il avance).

 

Vitesse :

 

La vitesse est quelque chose de très difficile à cerner. Tant elle dépend de l’humeur des poissons que des conditions météos (vent…).

 

Par activité faible et poissons posés au fond, j'aurais tendance à privilégier des dérives  assez lentes (plus insistantes). A l'inverse, je pêche plus rapide dans le cas de poissons mobiles (l'idée étant d'intercepter les poissons).

Maintenant cela n’est pas une science exacte, l’effet inverse peut très bien se produire ! Avec des prospections rapides qui déclenchent où des lentes obtiennent des refus …

Je n’évoquerai pas volontairement les phases de fortes activités ; puisqu’à mon sens, dans ces conditions  le linéaire reprend le dessus.

la-diagonale 6061

 

Mais cela reste de la pure théorie puisqu’en pratique, l’interférence du vent est importante ! Dans des conditions de forts vents, il est évident que le pêcheur (surtout en bateau) va dériver très vite, vitesse qui se répercutera ensuite sur le leurre. En float tube la contrainte est moindre puisqu’on arrive à faire un peu ce que l’on veut au niveau des dérives.

 

Distance de pêche :

 

La distance entre le leurre et le pêcheur varie selon l’humeur des poissons.

J’aurais tendance à dire, selon les différents tests effectués, que plus les poissons sont actifs ou légèrement décollés du fond, plus on peut diminuer la distance (5/8m). Etant toujours en contact avec le leurre (fil tendu), la position obtenue (angle du fil) aura toujours tendance à soutenir le leurre et le faire décoller sur les dérives. La moindre animation fait alors monter le leurre dans la colonne d’eau.

 

Dans le cas contraire où les poissons sont vraiment posés au fond, l’idée est de lâcher plus de lest (10/12m). La position du fil dans l’eau est alors beaucoup plus horizontale et la soutenance (du fil  sera moins influante. Le leurre décollant moins du fond sera alors beaucoup plus rasant et frôlera le nez de nos chers amis ! Sauf animations de fortes amplitudes, le leurre planera à quelques millimètres du fond.

 

Grammage :

 

Pour ma part, le grammage fluctue avec la distance de pêche.

Pour faire simple : plus je suis prêt et plus je plombe, plus je suis loin et plus j’allège.

 

Cela peut paraître un peu restreint comme discours mais en diagonale, j’essaye au maximum de rester relativement proche du fond mais pas de trop. En effet, l’idée n’est pas de coller le substrat mais de le flirter. De manière imagée, on pourrait imaginer promener un objet fragile où on évite tous chocs violents qui le casserait.

Si je suis à une faible distance (5/6m) avec un grammage léger, par le principe de la soutenance du fil,  mon leurre aura forcément tendance à vouloir remonter. Il n’aura donc plus l’utilité que je me fixe. Une nuace qui est corrigée par un grammage plus important.

 

Dans le cas contraire, si je suis loin et que je plombe lourd, le leurre ne décollera jamais du fond et raclera le substrat sur toute ma dérive. Le fait d’alléger mon grammage me permettra  plus facilement de faire décoller le leurre du fond.

 

Importance du triple voleur :

 

En comparaison au linéaire où on laisse toujours un léger « mou » dans la bannière à la descente, en diagonale, le pêcheur est toujours en contact (fil tendu) avec le leurre.

17

 

Si les touches sont tout de suite ressenties, la tension du fil a tendance à faire ressort ! A savoir que par le principe même de la technique, on tire en permanence vers nous. Autant dire qu’avec des poissons méfiants, la réaction du pêcheur doit être rapide pour ne pas ferrer dans le vide.

Un triple voleur permet alors bien souvent de « voler » le poisson. Ce qui est souvent moins utile en linéaire puisque le carnassier aspire plus facilement le montage, laissant ainsi un temps de réaction plus grand aux pêcheurs.

 

Echosondeur :

 

Bien que non indispensable, l’échosondeur permet de bien visualiser la hauteur d’eau à laquelle on pêche ainsi que les différents obstacles susceptibles d’entraver la dérive.

 

En général, je pratique la diagonale sur de grands plateaux en pente douce où j’essaye de garder « une ligne d’eau ». En procédant ainsi, cela me permet de visualiser la hauteur à laquelle les poissons se tiennent et de la suivre sur l’intégralité de ma dérive (prof.4m, etc…).

 

Maintenant, si on connaît bien les lieux, mise à part la position même des poissons, l’échosondeur n’est pas d’une grande utilité puisqu’on ne cherche pas à faire de la précision (comme en verticale). En revanche, il peut être indispensable si on pêche des hauts ou bas de talus séparés par une cassure. Il permet alors de pêcher juste à la lisière.

 

Par contre où je trouve une certaine utilité du sondeur, c’est sur la prévoyance des touches ! Le principe même de la diagonale veut qu’on passe d’abord sur les poissons (bateau ou float tube) avant la présentation du leurre. Dans le cas d’échos bien prononcés et significatifs, on a tout simplement une avance sur les touches (au pêcheur de rester concentré et attentif à ce qui se passe à l’autre bout du fil !).

 

Poissons ciblés :

 

Toutes les espèces sont susceptibles de venir se pendre à nos leurres, bien que les percidés (notamment les sandres) soient les plus visés, il est fréquent de toucher des brochets. Toutes les touches peuvent révéler des surprises.

 

Je note également que la diagonale permet régulièrement de trouver des postes et/ou des tenues de sandres méconnus. A savoir que les pêcheurs ont la fâcheuse tendance à prospecter les postes marqués etconnus… à en oublier que les poissons tournent beaucoup dans la masse d’eau et qu’entre deux postes, même si c’est très plat, des poissons naviguent, chassent ou se reposent.

L’idée serait alors peut-être (je dis ça ; je dis rien) de ne pas foncer de postes en postes mais de se laisser « couler ». 

Tag(s) : #Conseil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :