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Encore un week-end chassé-croisé avec le frangin !

 

N’ayant pas les mêmes impératifs le samedi et le dimanche, nous avons une nouvelle fois pêché chacun de notre côté. Cela tombe bien, nous n’avions pas les mêmes objectifs !


Samedi 23/03 :

 

Après quelques brèves excursions et deux journées entières à rechercher le gros brochet en vain, il s’agissait d’une énième tentative pour mettre au sec le premier gros « bec » de l’année !

 

Pour cela, direction un grand plan d’eau d’une 15aine d’hectares peuplé ; en  principe, de ces poissons. Dans cette quête, j’étais accompagné de l’ami Walter (team Abu-Garcia France). La météo était annoncée ensoleillée, il ne restait plus qu’à les leurrer !

 

Depuis le début de la semaine nous préparions cette sortie avec un certain enthousiasme, on sentait que tout était possible avec le réchauffement des eaux. Dans l’idée, nous pensions que les poissons étaient remontés dans la couche d’eau pour occuper les couches superficielles et les nombreux arbres noyés !

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Au niveau des leurres, les eaux étant encore un peu froides avec des poissons pas forcément hyper actifs, nous avions sélectionné un gros panel de swimbait et gros souple dans l’optique d’effectuer des pêches très lentes. Toutefois, avec un soupçon d’espoir, nous avions également glissé quelques jerkbaits dans nos boîtes « juste » dans le cas de brochets un peu énervés !

 

Bref, nous y allions pour du brochet et au fil des kilomètres, dans la voiture, l’adrénaline montait !  Une excitation d’autant plus importante, qu’à l’arrivée sur place, nous étions les seuls !

 

Nous pouvions ainsi commencer tranquillement notre travail de prospection de poste en poste, soigner nos approches, alterner les leurres, couleurs, vibrations…

 

BX-Swimmer, gros swimbait et autres leurre-souples montés sur tête plombée ou texan palette volaient sur les bordures. En appliquant une nage lente avec de longues pauses, nous pensions avoir l’animation du moment ; pour autant, sur les deux premières heures de pêche et ce malgré une attention particulière aux moindres détails, nous n’enregistrerons aucune tape ni de suivis hors mis une grosse cacahouète (avec un 60% coupé net) pour l’ami Walter!

 

Toujours fixés et bloqués dans cette pêche de bordures, nous avons alors décidé de miser sur l’excitation en sortant les jerkbaits. Plus une idée de jouer sur une attaque d’agressivité qu’alimentaire.

 

En effet, nous gardions l’optique de poissons collés dans les faibles profondeurs (eau plus chaude) mais qu’avec l’absence de vent, nos amis brochets étaient complètement apathiques. L’idée de mettre des billes et de jerker des leurres aux nages agressives pouvaient déclencher une attaque réflexe à force d’insister sur un poste bien marqué.

 

Malheureusement, le résultat était au plus bas avec un moral accentué par l’absence de plus en plus déconcertante de touches!

 

Alors que d’autres pêcheurs commençaient à arriver et faire la même pêche « erreur » que nous. Nous avons complètement changé notre optique pour une prospection au « large ». La raison était très simple, les brochets ont frayé (pour une grosse partie) et doivent avoir faim, si les poissons étaient en bordures nous aurions au moins fait déplacer plusieurs brochets par curiosité ce qui n’a pas été le cas.

 

Qu’une seule logique à cela, le fourrage était encore concentré au large dans les profondeurs confortables. Malheureusement, nous n’avions pas programmé cet abord de la pêche et avions volontairement laissé les sondeurs à la maison.

 

Nous nous sommes alors décalés des bordures (entre 30 et 50m) pour peigner avant tout les grands couloirs de déplacements : entrée d’anse, fin de plateau devant les herbiers … où des éventuels bancs de fourrages pouvaient transiter. En balayant large sur du gros shad en linéaire animé lentement, la sanction fût immédiate: léger toc dans l’animation, ferrage et premier contact !

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Loin d’être un gros poisson, cette femelle de 75cm a relancé notre motivation !

 

A noter que malgré une touche assez timide, mon shad de 20cm était poché au fond du gosier (preuve d’une aspiration franche !).

 

Pour plus d’efficacité, nous nous sommes au fur et à mesure laissés glisser par le vent pour pêcher et balayer avant tout les zones ventées où les courants de surface amènent la nourriture et en conséquence le fourrage !

Rapidement Walter prendra ainsi contact avec un 2nd brochet: 71cm

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A midi, le score restera ainsi malgré une petite période de relative « euphorie » où nous enchaînerons 7/8 touches de brochets inferrables. Des poissons postés en suspension dans la colonne d’eau (ou très proche du fond) et qui venaient attaquer nos leurres à l’impact dans l’eau à la descente.

 

Une montée d’activité liée à un léger coup de vent qui a frisé la surface du lac, malheureusement redescendue quelques minutes plus tard.

 

Nous partons alors tranquillement manger, les pêcheurs commencent à se multiplier sur l’eau (3 float-tube + 3 bateaux de 2 pêcheurs) et nous pouvons surveiller tranquillement ce qui se passe sur l’eau. Le constat est identique au matin, rien ne se sort des bordures (pourtant matraquées !).

A la reprise, nous reprenons le chemin de la zone ventée qui venait de nous rapporter de nombreuses touches et qui plus est non pêché par l’ensemble des pêcheurs présents sur site.

 

De manière « imagée », nous pêchions sous eux à aller vers le large alors qu’ils peignaient méticuleusement les entrelacs de branches. Au final, ils dérivaient sur les 1ers brochets postés sur les plateaux et pêchaient la zone « vide » avec les poissons dans le dos.

 

L’activité au plus faible, nous subirons quelques micros tapes inferrables mais point positif : nous déclenchons des poissons !

 

C’est alors qu’une jolie chasse éclate, nous sommes un peu loin et nous fouettons dessus sans l’atteindre. Juste le temps d’animer sur quelques mètres nos leurres et de gagner ce qu’ils nous manquaient en palmant. Mon second lancer atterrit juste dessus. Le leurre tombe au fond, je le fais glisser sur cinquante centimètres, léger toc avec décalage du fil, juste assez pour envoyer la purée au ferrage !

 

Le poisson vient tranquillement vers moi sans trop de résistance mais je garde une légère méfiance et heureusement ! A 10m du float-tube la masse s’intensifie et la Crucial commence à cintrer. Le poisson monte sous la surface et ré accélère par un gros rush. Juste le temps d’apercevoir un large corps qui m’indique que je tiens le gabarit de poisson que je suis venu chercher.

 

Le poisson remonte en surface, s’échoue quelques secondes devant moi pour mieux se redresser et me reprendre du frein ! Il ne s’agit pas d’une poutre (1m) mais d’une « poutrelle » bien en forme. Quelques coups de têtes rageurs viennent claquer la surface, le leurre est poché en fond de gueule, ma main se glisse dans les ouïes. Le brochet est piégé !

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Un poisson lourd et magnifique qui vient essuyer plusieurs sorties sans réussite !

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La fin de journée ne nous rapportera aucun poisson supplémentaire, les pêcheurs plient au fur et à mesure (capots) et bien que nous n’ayons pas cartonné comme souhaité, nous restons satisfaits de notre session. On a surement perdu un peu de temps au départ; notamment dans la recherche du fourrage, mais nous avons trouvé la pêche : Gros shad en linéaire lent en pleine eau avec plombage assez lourd.

 

A suivre… Partie II avec Alain et David aux black-bass !

Tag(s) : #Session

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