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Que le temps passe vite, des mois à s'impatienter de ce nouveau voyage en Suède, à rêver des brochets et déjà de retour !

D'ailleurs, d'où le titre de cet article, nous ne disons pas « brochet » mais gädda en suède !

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Un pays qui me manque déjà, des paysages reposants, des eaux magnifiques et surtout du poisson.

Faute de touches, il ne faut pas croire non plus qu'il suffit de lancer un leurre dans l'eau, on sait que nos chances sont réelles et que tout peut arriver à chaque instant.

Maintenant, le pêcheur a également un gros travail à accomplir pour comprendre et leurrer les grandes dents de ces eaux ! Et je peux vous dire que tout les résultats d'un séjour peuvent être lié à ce travail de recherche et de compréhension !

En 3 compte rendus, je vous propose de revivre dans mes écrits nos sensations, nos doutes, nos frustrations journée après journée. Des heures sur l'eau à regarder, comprendre, tester pour finalement conclure sur un séjour magique et toujours aussi plaisant ! 

Premier volet : La Gädda-strophe

Notre départ était programmé samedi 31 mai depuis Nantes où nous rejoignons, Walter et moi, Michel et Jean-Michel Marcon à Paris sur l'aéroport CDG. Les discussions « poissons » sont évidemment courantes, au point que le voyage et les 2h de route qui nous séparait de Stockholm au site de pêche sont passés à vitesse folle !

Sur place 4 français complètaient le groupe : Thibault, Benoît, Julien et Cédric.

Le chalet est au pied du Lac Yngaren et de ces 4200ha. Autant vous dire que les valises ont rapidement été défaites. Cannes montées, nous étions impatients de faire feu !

Dimanche matin à 8h, nous sommes sur les starting-blocks. Nicolas et Benjamin (guides et amis) viennent faire le briefing et les rappels de sécurité. Quelques conseils au passage et nous partons sur un premier secteur du lac.

Je pêche en bateau avec Walter et nous prospectons le lac par binôme de deux bateaux. Avec nous Michel et Jean-Michel suivent la danse, il y'a désormais plus qu'à...

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Le temps ne sera malheureusement pas avec nous, le lac n'a pas une ride et la météo nous gratifie d'un grand soleil : pas top pour le brochet ! L'avantage est que nous n'avons pas besoin de nous ancrer avec des dérives simplifiées.

Sur le premier poste, nous pêchons loin devant les roselières en fin de plateau. Nous supposons que les poissons s'y soient postés proche des grandes profondeurs. Walter est au leurre souple moi au Divinator et nous balayons large dans des profondeurs comprises entre 4 et 7m. Après seulement une 20aine de lancers, le ton est donné (ou pas) !

Je prends une petite touche que je ferre dans le vide, deux animations et mon leurre est de suite coffré ! Le poisson est lourd et après un combat tout en force, mon premier brochet accuse autour des 80cm (pas mesuré), nickel !

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Mais cela ne vas pas durer, sur l'ensemble de la journée nous allons galérer comme pas possible. Les poissons sont là, nous sommes sur les bons secteurs avec les bonnes dérives mais nous ne concrétisons pas. Je reprends un becou de 45 en pleine eau et un 3ème en soirée autour des 65cm au spinnerbait dans les roselières mais se seront les seuls brochets au bateau.

Nous finissons malheureux avec plus d'une 20aine de touches loupés ou décrochés dont des beaux poissons ! En toute franchise, à ce moment là, nous ne comprenons pas. Les poissons attaquent et se ferrent pour se dépiquer après quelques secondes.

Pas de pêche « standard » trouvé, pas de conclusion si ce n'est peut-être celle de ralentir les animations !

Au leurre souple nous avons pris des belles touches sans suite avec des décrochés, sur les poissons-nageurs la même... seul le spinnerbait a déclenché un très grand nombre d'attaques au cœur des roselières. En survolant les roseaux, de nombreux brochets (calibrés entre 50 et 80cm) se retournaient violemment et hapaient nos leurres. Mais quand il y'a 15m de roseaux, il faut tracter et ferrer énergiquement, à ce jeu nous n'avons pas été bon.

3 brochets au bateau, 4 pour celui à Jean-michel, ça s'annonce difficile. Pourtant un bateau semble avoir trouvé la pêche avec 16brochets sur la journée (Cédric et Julien) !!!

Lundi matin, les doutes s'installent mais nous mettons de côté la journée de la veille en pensant que tout allait reprendre à zéro. Les concertations du dimanche soir entre les bateaux avaient mis en avant l'utilisation de petits jerkbaits et notamment sur des teintes orange. Pourquoi pas !

Je troque alors mes bigbaits pour un Twich Stick animé près des herbiers, les résultats sont sans appel, ça marche mais ça ne sélectionne pas la taille des brochets (3 poissons de 55 à 70cm). Pour autant nous n'y insisterons pas et garderons à l'esprit qu'il faut pêcher plus gros ! Si le vent n'est toujours pas présent (une légère ride), avec Walter nous persistons au jerkbait et au gros leurre souple.

Des efforts non récompensés puisque nous reproduisons le schéma de la veille. Les touches sont régulières mais les poissons se piquent pas ou se décrochent. Walter en sera malheureux avec la perte de quelques jolis brochets.

Pour ma part, un peu plus de réussite avec une poignée de poissons dont un tout proche des 90cm.

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8 poissons au bateau en fin de journée, 11 en deux jours sur + de 50 touches: juste déroutant !!!

Et cela est guère mieux pour Michel et Jean-Michel !

Heureusement que les perches sont là pour faire passer le temps et sentir le mucus, cela tombe bien, elles sont nombreuses et de belles tailles moyennes :

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Alain Cavard en déplacement en profitera pour venir nous saluer et échanger sur les conditions du moment. Les brochets semblent calés et peu mordeurs, pour lui, soit les gros sont repartis en profondeur chasser les corégones (hypothèses validées puisque le sondeur nous les indiquait) soit ils sont derrière les écrevisses en mue !

Toujours est-il que pour lui la pêche ne se fera pas en ralentissant (comme nous le faisons) les présentations mais en les accélérant ! Les teintes jaune/orange seraient à privilégier par grand soleil avec des leurres non bruiteurs en bordures et de la bille en pleine eau. Autant de pistes à chercher et à tester !

Mais un problème à Walter et moi nous chagrine ! Comment expliquer le nombre de décrochés et loupés avec les mêmes leurres que l'équipage de Cédric et Julien totalisant encore 13 brochets sur la journée ?

Walter pense avoir trouvé la solution qui recoupe avec la discussion d'Alain : la vitesse de récupération ! Les gars pêchent en spinning et nous en casting, cela change tout sur la nage de nos sliders et autres bigbaits...

La suite prochainement...  

Tag(s) : #Voyage

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