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Décidément, nous sommes tombés amoureux de la Suède.

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Par ces paysages magiques, une nature préservée et des poissons sauvages, la Suède offre des milieux exceptionnels, riches et de qualités. Quand on y a goûté une fois, on ne pense qu’à y retourner pour revivre ces expériences hors du commun et surtout à échelle humaine.

Ainsi du 19 au 26 Août, nous nous sommes envolés en direction du lac Baven dont 1800ha sont gérés par la société Sweden Predator Fishing.

Gérée par Alain et Claudine CAVARD, Sweden Predator Fishing propose de nombreuses destinations sur les lacs Suédois (lac Mälaren, Langhalsen, Baven et nouveauté 2013 : le lac Yngaren).

Toutes ces destinations sont riches en carnassier : brochets, sandres et perches prospèrent dans ces eaux avec des tailles et densités exceptionnelles. Les services proposés sont de qualités avec chalets, bateaux, moteurs et autres équipements neufs mis à disposition des pêcheurs. Des guides sont également présents pour conseiller, orienter ou initier les pêcheurs souhaitant découvrir les secrets des lacs suédois.

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Lié d’amitié avec l’équipe (sans oublier Benjamin), c’est avec grands plaisirs que nous les avons retrouvé pour notre troisième périple. Pêche, partage, dialogue et amitié ont été les maitres mots de notre semaine de pêche.

 

Conditions de pêche :

Comme en France, la Suède n’est pas épargnée par les changements incessants de météo et blague à part, le temps breton nous a suivi jusque là-bas. Tous les jours nous avions le droit à une météo instable : dépressions, pluies, orages, éclaircies, vents… rendant la pêche délicate avec des comportements carnassiers disparates.

Bien que les densités de poissons soient exceptionnelles et en équilibres proies/prédateurs. Il ne faut pas croire que la pêche en Suède soit synonyme de pisciculture ou d’euphorie carnassière. La difficulté, bien au contraire, réside dans cet équilibre établi depuis la nuit des temps.

Les périodes d’inactivités sont beaucoup plus marquées que celles d’alimentations. Il ne suffit pas de lancer un leurre dans l’eau pour déclencher des attaques. Bien au contraire ; plus qu’ailleurs le vent, la température de l’eau, les profondeurs influent sur le choix des postes et les choix techniques à mettre en œuvre.

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Le pêcheur doit sans cesse se remettre en question pour trouver « la pêche », « l’approche » gagnante. Sans quoi il peut rapidement se casser le nez et pêcher dans le vide.

Les postes peuvent se retrouver désert pendant des heures/jours/semaines et devenir (par un déclic) peuplés à un instant « t ». Les mouvements des bancs de poissons et de prédateurs sont assez complexes sur ces lacs et influent beaucoup selon les conditions météorologiques, l’époque et la température.

Les guides sont présents pour rappeler toutes ces interrogations et problématiques mais également là ; pour orienter au mieux possible les pêcheurs vers les meilleurs choix.

 

Une pêche difficile :

Bénéficiant d’une météo déréglée et de conditions de pêche difficiles, séduire et localiser les carnassiers ne fût pas chose aisés. Toute la première partie du séjour en compagnie d’Alain et Benjamin, nous avons prospecté les grands plateaux herbeux en sortie de baies et roselières où les brochets aiment s’installés en cette saison.

Il s’agit de champs d’élodées, myriophylles et renoncules plus ou moins denses de pleine eau où les carnassiers (à proximité des tombants) sont à l’attente des bancs d’éperlans et d’ablettes. Des postes idéaux où les prospections rapides aux Jerkbaits et top water sont reines.

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Les brochets n’étaient malheureusement pas au rendez-vous. Si nous en touchons plusieurs de manière épars aux Jerkbaits (surtout Alain et Benjamin) et au souple (nous), les résultats étaient peu convaincants et surprenants. Les poissons répondaient très mal avec de nombreuses tapes sans suite, suivis et refus.

Les animations lentes, rasantes et insistantes permettaient de toucher quelques poissons (entre 5 et 15 brochets/jour/bateau) de tailles moyennes (60/85cm). Cependant, un joli brochet de 93cm viendra réconforter nos efforts et en fin de semaine sur des prospections similaires un 90cm.

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Fort de ces constatations et de ces résultats, la réflexion c’est portée sur les postes de pleine eau (cassures, îles…) où les brochets (très mobiles) pouvaient se tenir derrière les grosses boules de blancs. Là aussi, nous enregistrerons très peu de succès malgré la présence évidente des carnassiers. Quelques très jolis poissons sont venus suivre au bateau ou furent dépiqués.

Dans le même état d’esprit et de prospection, faute de brochets, nous tentions régulièrement au-dessus des gros bancs de fourrages les grosses perches au popper. Une pêche surprenante et spectaculaire qui montre tout le potentiel de ces lacs. Quand l’une des espèces se retrouvent inactives, il y’a toujours moyen de s’amuser sur les autres !

Autant vous dire que lorsqu’on « pop » au-dessus de 5 à 8m de fond et que les grosses perches viennent chercher les leurres, c’est quelque chose ! 

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Ainsi nous prendrons de très nombreux poissons calibrés entre 30/35 et 40/42cm avec quelques jolis poissons de 43,44,… à 46cm ! Pour notre part, les Skitter-pop ont fait leurs jobs. En descendant plus profondément, les jigging-rap et petits shads ont également rapporté des poissons avec quelques sandres dans le lot.

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Le « pattern »:

Revenons-en à nos brochets, l’objet de ce séjour !

 

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Absents ou tout du moins très timides sur les plateaux herbeux et en pleine eau où la nourriture est abondante (poissons blancs communs et éperlans). Nous avons cherché à comprendre le fonctionnement et positionnement de ces poissons.

Notre dernière solution consistait à aller pêcher les herbiers denses de bordures (roselières et nénuphars) où la profondeur plus faible accueille une densité moindre de fourrage (essentiellement des alevins et des petits bancs de poissons blancs communs : rotengles, gardons… moins nourrissants).

L’approche consistait à faire passer des leurres souples en texan dans les trouées de nénuphars et les roselières éclaircies. Couplés avec des palettes, le montage émettait de fortes vibrations que les brochets pouvaient ressentir de très loin.

Option gagnante qui nous a permis de toucher beaucoup de poissons (+40/jour) avec malheureusement beaucoup de décrochés liés aux herbiers. Les vibrations émises par nos montages attiraient de très loin les brochets, on pouvait alors observer des vagues fondre sur nos leurres parmi les nénuphars!

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Comportement des brochets :

En tant que Français, on aurait tendance à dire que c’était évident !

«  Les brochets sont dans les nénuphars… » Etc…

Il est clair que le comportement usuel que l’on connaît, nous pousse sur ce raisonnement et que les résultats obtenus ont prouvé leurs présences !

Néanmoins le fonctionnement de ces lacs est plus complexe, ces zones sont avant tout les secteurs de reproduction. Les poissons adultes (au-delà des 70cm) vivent plus profondément et plus proches du « garde-manger » à l’extérieur de ces frayères où les éperlans, ablettes et brèmes sont densitaires.

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Les bas-fonds étant essentiellement composés de poissons juvéniles avec quelques résidents ou poissons en transitions (moyens et gros sujets) puisque la nourriture est moindre et moins riche (en parlant calorie).

Il paraît alors évident que nos présentations ont séduit un très grand nombre de jeunes brochets compris entre 50 et 75cm (logiquement plus nombreux) avec des poissons plus jolis (75 à 90cm) et quelques gros poissons (93 Claudine, 96 Alain et un 103 pour moi). Sans compter les gros sujets perdus, faute d’avoir pu les extirper des herbiers !

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Etait-ce le positionnement exact des brochets durant notre séjour ?

Sincèrement, en commun accord avec les guides, nous ne le pensons pas. La nourriture moins dense, force les poissons à être opportunistes et à attaquer.  Nous restons persuader que les populations de brochets adultes étaient présentes sur les plateaux herbeux et en pleine eau. La seule différence étant la profondeur !

Si sur les bas-fonds la profondeur ne dépasse pas 1.5m, les herbiers de pleine eau peuvent être noyés dans 3 à 5m de profondeur. Autant dire qu’il était plus facile de faire déplacer des brochets dans de faibles profondeurs avec peu de proies que de faire bouger des poissons calés sous 3m de couverture végétale avec une forte densité de fourrage.

Les brochets étant inactifs par les dépressions et changements incessants de temps, nous restons persuadés d’avoir touchés qu’une très faible minorité des brochets présents. Ceux capturés (en parlant des beaux sujets) l’ont été par pur opportunismes lié à leurs présences dans les bas-fonds. La densité de beaux poissons en pleine eau est clairement exceptionnelle mais était malheureusement inatteignable (ou très difficilement) par leurs positionnements et inactivités.

Conclusion :

La Suède reste un endroit magique et une destination de rêve pour tous les pêcheurs de carnassiers. Grosses perches, gros brochets et également gros sandres (bien que très peu recherchés cette semaine). Les lacs proposés par la Société Sweden Predator Fishing sont vraiment de véritables bijoux et royaumes à carnassiers.

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Bien que le lac Baven soit le lac le plus technique proposé à la pêche (dans le sens que ces aspects variés, ces fonds irréguliers et son immensité rendent difficile la localisation des poissons). Il est surement le plus intéressant et formateur puisqu’il force le pêcheur à réfléchir et à s’adapter.

Hors-mis les semaines d’euphories où la pêche est relativement simple, le pêcheur se doit de trouver et comprendre le fonctionnement des carnassiers. Cela peut prendre plusieurs jours mais une fois trouvé, le lac Baven offre toute sa magie ! Tout en sachant que sur les journées difficiles, les grosses perches, également très nombreuses, sont très intéressantes à rechercher et permettent de rentrer du poisson.

En bref, un séjour très formateur et enrichissant où nous nous en sommes mis pleins les yeux. Bien que la pêche ait été assez délicate, nous nous sommes éclatés tout au long de notre semaine sur des pêches et postes variés avec qui plus est un superbe brochet en prime !

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Un grand merci à Benjamin, Alain et Claudine pour leurs accueils et sympathies mais également leurs connaissances du lac, très précieuses durant notre séjour.

 

Nous vous disons à l’année prochaine !

Tag(s) : #Voyage

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