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Jeudi, avant dernier jour de pêche mais également celui où dans un séjour vous commencez à bien connaître votre sujet. En général sur un séjour de pêche, les débuts permettent de faire les tests et les derniers jours de réaliser les plus belles séries avec la connaissance accumulée (postes, tenues des poissons, leurres…). Autant dire qu’il s’agit de la journée à ne pas louper !

Pay 2

 

Le vent est encore très intense et le lac pas encore totalement exploité, d’un autre côté vous ne pouvez pas faire le tour de 4 200ha de manière approfondi en une semaine de pêche… Qu’importe, je décide d’emmener les gars sur une baie encore non exploitée depuis le début du séjour. Cette baie, proche du camp est également l’une des plus courtisée. Sa population de brochet est permanente et nous espérons que l’effort de l’avoir laissé reposer paiera !

 

Mais encore une fois, le vent est l’un des points clés de la réussite. Ce côté du lac est abrité avec des poissons peu actifs, nous prendrons quelques sujets sans dépasser la barre des 80cm (barre fixée pour les photos).

 

Un problème moteur sur le bateau à Vincent et Alex, nous obligera à rebrousser chemin vers le chalet. Le rendez-vous est pris pour 12h au ponton pour changer le bateau, il est 10h30, avec David nous décidons d’aller tester une nouvelle zone battue par le vent.

 

Il s’agit d’une roselière très dense qui se clairseme sur ces 20 derniers mètres, laissant ainsi de grandes trouées exploitables où un plateau herbeux prend ensuite le relais vers la pleine eau. La zone est battue par le vent, le poste parfait à brochet. Le 1erancrage confirme rapidement nos soupçons avec un premier poisson pris en pleine eau puis un second de taille honorable. On décale l’ancre pour se caler dans les roseaux pour une prospection au spinnerbait et bingo les poissons y sont ! Les attaques sont de la folie avec des combats musclés parmi la végétation.

 

Le jeu en vaut la chandelle puisqu’en 45mn de temps nous enchaînerons en 3 ancrages 12 poissons d’une moyenne de 60/80cm avec 3 poissons largement maillés pour les photos.

 

Jeudi 1Jeudi 2Jeudi 3

A midi nous hésitons à jouer les prolongations avec la moitié du secteur non exploité mais la pensée des copains à quai nous donnera raison. Ils feront cet après-midi la zone vierge alors que nous repasserons sur nos ancrages pour ferrer les poissons repostés ainsi que ceux montés en activité.

 

Nous sommes excités sur le bateau et à l’annonce du résultat au ponton, tout le monde est pressé de redémarrer. Rapide explication de la pêche et à 14h nous faisons feu sur la « hot zone ».

 

Nos ancrages sont calculés, les gars font quelques jolis poissons sur la zone vierge et de notre côté nous multiplions également les prises avec 2 autres brochets bien « maillés ». La pêche se résumant a d’abord s’ancrer loin des roseaux pour pêcher rapidement aux jerkbaits et ensuite lâcher du lest pour placer le bateau dans les roseaux avec un balayage des trouées au spinnerbait.

 

Jeudi 4Jeudi 5Jeudi 6

 

Une euphorie collective est née, la pêche est reproduite sur d’autres secteurs similaires avec tout autant de poissons. Avec 30 brochets au bateau le soir, La journée est de rêve et fait oublier les moments de recherche et d’essais infructueux !!!

 

Vendredi, dernier jour de pêche sur ce paradis de la pêche. Une certaine nostalgie apparaît, chaque minute compte et nous nous devons d’en profiter avant notre départ.

 

Pour débuter, nous prenons la direction d’un fond de baie peu profonde dès le lever du jour. Les pêches sont rodées, maitrisées mais seuls quelques poissons sont postés et de petites tailles. Sur le retour nous nous arrêtons sur des postes déjà pêchés où nous reprendrons quelques autres poissons mais il faut le dire ce n’est pas la joie ! Si le vent a été embêtant les précédentes journées, son absence pose aujourd’hui de grandes difficultés. Les brochets gavés sont inactifs et compliqués à décider.

 

Vers 10h30, nous faisons un rapide débriefing carte et une zone me revient à l’esprit. Je réserve une surprise aux gars pour une pêche d’une dernière zone encore non exploitée. Il s’agit d’une grande baie peu profonde et dangereuse pour la navigation avec l’omniprésence de rochers. La zone est shallow avec des herbiers qui se poursuivent jusqu’à 300m des roseaux. Les brochets peuvent être partout et la présence des grands fonds permet de retrouver quelques gros poissons en digestion.

 

La diminution de l’intensité du vent devrait faciliter les dérives et la navigation dans l’espoir de trouver ce que l’on recherche. Nous ancrons au raz du champ de nénuphars recouvrant le fond de baie pour pêcher la périphérie et l’intérieur mais c’est véritablement sur le large, sur les herbiers de pleine eau que les brochets se tiennent. En pêchant sur des jerks sans billes (peu de vent), je ferre un 1er joli poisson :

ven 2ven 1

 

La pêche est trouvée puisque les lancers suivants donneront beaucoup de touches. Les poissons sont postés au-dessus des trouées d’herbiers et interceptent violemment nos leurres. Si la moyenne reste modeste (60/70cm), la multiplication des touches est amusante avec parfois des poissons de plus belles tailles :

9291

 

A midi, nous décidons de laisser la zone se reposer pour y revenir quelques heures plus tard. A notre retour les poissons sont moins actifs mais quelques sujets sont capturés sur les dérives non exploitées. Pour les dernières heures de pêche, nos bateaux se dispersent pour une prospection plus large. Le vent reprend ces droits et dans nos yeux il y’a cet espoir de capturer sur les derniers lancers ce dernier poisson, le plus gros du séjour !

 

Les ancrages sur différents postes se multiplient, quelques poissons rejoignent le bateau mais rien d’exceptionnel. Il ne reste qu’une petite demi-heure avant de plier définitivement bagages et David commence à plier ces cannes et ranger ces leurres. Personnellement, une baie me fait de l’œil et je demande à David de me placer le bateau sur plusieurs points d’ancrage. Les lancers se succèdent et aucune touche n’est à signaler. Le vent pousse fort, la baie est profonde avec quelques herbiers devant les roseaux, je sens le gros brochet mais n’arrive à pas le décider. Un ancrage, puis deux puis trois, rien ! Mes derniers espoirs sont fondés sur un ultime essai en extrémité des roseaux, à gauche du bateau et devant rien mais sur un de mes derniers lancers ; une grande secousse intercepte mon jerk.

 

Le poisson c’est loupé mais j’en ai fait bouger un, gros ??? Le second lancer est précis et tombe à quelques mètres près de l’attaque, 4 tours de manivelle et un dos se retourne, le poisson se reloupe. Il n’est pas énorme mais bien maillé, je le veux pour terminer le séjour….

 

Le 3ème lancer sera le bon et le brochet est ferré dans les règles, un très joli poisson qui me permettra de finir en beauté le séjour.

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A 19h, Alain Cavard nous rejoins au ponton. Il est l’heure de faire le nettoyage et de quitter les lieux avec un soupçon de « pas assez ».

 

En tout et pour tout, se seront 123 brochets qui seront montés au bateau pour une moyenne de 65/75cm. La petite déception est peut-être de n’avoir pas pu pêcher les brochets pélagiques (métrés +++) en pleine eau dans des profondeurs de 8 à 20m. Les dérives au thermique étaient difficilement jouables sur ces zones balayées par le vent et les vagues. En contrepartie nous avons pêché aux jerkbaits et avons multiplié les touches. C’est aussi ça la pêche, jouer avec les conditions pour s’éclater, on ne commande pas la météo !

 

En effet, dans ces eaux où poissons blancs et marins se côtoient, l’été des grands bancs d’éperlans et de corégones se forment dans les profondeurs. Il est inévitable que les grands brochets que nous recherchions y étaient planqués. Le sondeur était le témoin de la présence de ces poissons mais les rares essais ont été infructueux. Il aurait sûrement fallu s’y attarder des journées entières pour finir par déclencher des touches. Mais entre nous qu’elle est l’importance ? S’éclater sur un voyage de pêche, prendre du plaisir et du poisson avec l’espoir d’intercepter un géant ou de partir tête baissée sur une pêche aléatoire et soumise à une très bonne connaissance des lacs, des mouvements de poissons et des courants internes pour prendre 5, 6 ou 10 touches dans sa semaine ?

 

Chacun trouvera réponse à cette question, pour notre part, nous voulions nous amuser, partager avec les copains et le résultat est à la hauteur de nos espérances.

 

Un grand merci à Alain Cavard et Benjamin pour proposer ce voyage et nous vous disons à l’année prochaine pour la retrouvaille d’un lac que nous n’avons pas pêché depuis 2012, là les choses seront différentes croyez-moi !!!!

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Tag(s) : #Voyage

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