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Tous les ans, nous profitions entres amis des congés d’été pour découvrir de nouveaux secteurs en France. S’il n’est pas toujours simple de trouver des créneaux communs, cette année je suis parti en Creuse en compagnie d'Alain, John et Walter pour quelques jours de pêche !

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Pourquoi la Creuse ?

La réponse est simple : faible pression de pêche, une réservation de dernière minute avec en théorie des logements de libre… et surtout du poisson sur les lacs de barrage. Pour ce « voyage », nous avons joué sur la mobilité, à savoir 3 jours de pêche ; 3 sites différents.

 

En soit une totale découverte des milieux et des espèces qui peuplent ses eaux puisque nous n’avions aucun renseignement sur les sites à pêcher. Autant dire qu’au niveau du matériel nous étions chargés pour toutes les éventualités techniques et d’espèces !

Le départ de Vendée était programmé dimanche matin (très tôt) pour pouvoir profiter des lieux dès l’après-midi ! Malheureusement, le temps nous ralentira. Des forts orages tournent sur la Creuse et arrosent copieusement les terres, nous ne débuterons la pêche qu’en milieu d’après-midi sur le 1er lac !

 

Le paysage n’est pas sans ressembler à nos barrages vendéens, hors mis des bordures plus abruptes et la tranquillité du site, nous ne sommes pas perdus ! Entre les gouttes, les float-tubes sont rapidement gonflés pour un démarrage de la pêche vers 16h.

 

Premières dérives, premières approches du lac et premiers poissons ! A peine ¼ d’heure de pêche suffiront pour donner le ton ; l’espèce dominante est le sandre. Les poissons sont postés entre 4 et 5m d’eau sur la plage de mise à l’eau et réagissent sur des pêches agressives (jigging-rap). S’agissant que de petits sujets, nous laissons rapidement la zone pour prendre la direction de la berge opposée où de magnifiques falaises nous appellent. Ici la profondeur casse rapidement et nous retrouvons entre 8 et 10m de profondeur à quelques mètres du bord. Les falaises descendent par paliers et quelques arbres noyés jouxtent les parois. Des postes idéaux mais qui ne rapporteront rien !

 

Les premières données sont mises en place ; les poissons ne semblent pas positionnés sur les structures ! Le groupe se scinde en deux et chacun va dans sa stratégie de recherche. Une immense plage de sable en pente douce confirmera la position des poissons ; sandres et perches sont montés en chasse !

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Si quelques poissons sont touchés au souple en linéaire (beaucoup de loupés : petits sandres), les pêches agressives au jigging-rap rapporteront l’ensemble des poissons. Les poissons sont nombreux, tout le monde en prend et s’amuse mais, puisqu’il y’en a un, aucun sujet ne sort du lot. Les sandres plafonnent à 35cm et les perches autour des 25cm. Nos dérives finissent donc par se rallonger pour une exploration du lac vers l’amont.

 

Techniques inchangées, nous nous répartissons les berges et les profondeurs de pêche.  La Karaoké du camping distraira nos prospections sans nous empêcher, entre quelques faux rires, de ferrer de nombreux petits sandres.

C’est finalement sur une magnifique interprétation de « casser la voix » que des sandres corrects seront localisés sur un petit tombant. Le jigging-rap n’aura pas son pareil pour décider les carnassiers et la soirée s’achèvera avec un  compteur de 30/35 sandres (moy. 30/35cm) et autant de perches (moy. 20/30cm), encourageant!

 

Le lendemain, le réveil est fixé à 6h du matin pour la découverte d’un 2ème lac. Ce dernier se trouve être inaccessible du bord et très difficile d’accès, nos espoirs sont grands d’autant plus que toutes les espèces de carnassiers sont présentes : perche, brochet, sandre et black-bass !!

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Le hic, c’est que l’accès se fait par la queue du lac (l’unique accès) et que les précédents orages ont fait forcir le courant d’amené. Si la descente s’en retrouve facilitée, la remontée sera plus sportive…

 

Le cadre est magnifique, aucune civilisation n’est présente et nous avons plus l’impression de pêcher dans des gorges que dans un lac. Mais la beauté du site ne fait pas la pêche et à 10h, le moral n’est pas bien haut ! Hors mis quelques perches loupées ou décrochées, rien n’est capturé mais cela s’explique !!!

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Les fortes précipitations des derniers jours sur la région ont engendré un fort courant sur la rivière en queue de lac avec un apport d’eau froide. Ce courant se fait ressentir sur 60% de la superficie du lac! Au point qu’au détour d’une pointe, les eaux sont passées d’une température de 19.5 à 23.0°C ! Je ne vous cache pas que les premiers poissons ont véritablement commencé à être touchés qu’à partir de ce franchissement thermique!

 

Si quelques sandres ont été ferrés sur la journée et en soirée (rien de très gros), la surprise a été de retrouver une bonne population de black-bass. Les poissons, récemment introduits, se retrouvent en forte densité, non pêchés et concentrés sur 40% du lac ! Je ne vous cache pas que cela a été un festival. Les 4 pêcheurs que nous sommes en avons pris un paquet et parfois même à chaque lancer… Le score en fin de journée est aberrant mais essentiellement constitué de petits poissons. Les plus gros sujets observés atteignaient les 50cm alors que les plus jolis capturés mesuraient autour des 40cm. Cela dit nous avons eu beaucoup de touches et là est l’essentiel ; montage wackie, jig, weigthless, top water, tout a fonctionné…

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Entre les sandres et les black-bass, quelques perches viendront également jouer sur les leurres ainsi que des brochets. Malheureusement, les dents aiguisées de ces individus auront eu raison de nos fluorocarbone avec la perte de 3 poissons dont 2 jolis spécimens: 70 et 80cm. D’ailleurs, certains black-bass doivent désormais se cacher : 

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Une journée mal commencée où la pêche était fonction de la température de l’eau. Au niveau des poissons, seuls les black-bass étaient collés aux structures de bordures (falaises). Perches et sandres se positionnaient suspendus dans la colonne d’eau ou sur des plateaux plus au large derrière les bancs de fourrages en mouvement permanent. Un comportement qui n’aura pas permis de bien les localiser.

3ème jour et véritablement la dernière vraie journée de pêche. La direction est prise pour le 3ème lac aux aspects similaires à celui pêché le 1er jour.

 

Cette fois-ci, nous ne faisons pas l’erreur d’une mise à l’eau en queue de lac pour éviter de retrouver la configuration de la veille avec des eaux refroidies et des poissons décalés. Nous décidons de pêcher la partie aval du barrage où plateaux et falaises rocheuses s’alternent.

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Le site semble, de premier abord (ce qui n’est pas le cas) moins poissonneux que les précédents, les échos sont rares et nous galérons à trouver les postes où les poissons se stationnent. Hors mis quelques sandres capturés de manière aléatoire et un plateau menant à des grands fonds où un banc de perches a élu domicile, la pêche reste difficile. Les pêches agressives déclenchent quelques poissons, le souple en linéaire et verticale rapportent peu de touches, ne parlons pas des pêches aux leurres durs… bref la galère.

 

Le changement de temps et la chute des températures (air et eau) jouent forcément sur les résultats mais nous devons nous adapter. A force de multiplier les dérives et postes, nous finirons par localiser deux zones « plus rentables » : un 1er plateau au large de falaises et un second en pente douce vers l’ancien lit de rivière ; sandres et perches y sont positionnés.

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Les poissons capturés seront couverts de puces, le signe d’une inactivité mais à force de persévérance certains d’entre eux se laisseront leurrer. Le jigging-rap remplira son contrat de leurre d’agacement !

 

Un seul brochet de 65cm sera capturé par John alors qu’un second me démontera dans un arbre (90cm passé). Il s’agit réellement de l’espèce que nous n’avons pas trouvée lors de ce séjour ! A la fin de la journée, le bilan est plus mitigé que les précédentes journées avec une 20aine de poisons mais la taille moyenne sauve les résultats !

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Mercredi, jour de notre départ, le temps est exécrable et l’option de sortir quelques heures les float-tubes sur un des 3 lacs pêchés abandonnée ! Mais vous pensez bien que nous n’allions pas en rester là ! Une magnifique rivière est sur notre trajet et la pause midi a permis de lancer les leurres.

 

Nous nous rendons alors compte que les précipitations des derniers jours ont réellement été importantes puisque que la crue est amorcée. Une opportunité de tenter sandres et silures dans les amortis de bordures !

Le courant est puissant et les blancs se trouvent être cloisonner dans des poches d’eaux. Les carnassiers le savent bien et nous insistons sur ces postes de quelques m² dans l’hypothétique espoir de les ferrer. A ce jeu, les sandres ont gagné la manche par un joli 4-0 dont deux très jolis de décrochés ; dommage Alain il manquait 10cm pour le tiens !!!

 

En revanche, après une casse sur un silure de 170/180cm pour John, nous ferons match nul 1-1 grâce à la capture d’un petit 110 pour Alain, le dernier poisson de notre expédition. 

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S’il n’est pas toujours facile de sortir de nos sentiers battus, je ne peux que vous encourager à partir découvrir la France. De nombreuses étendues d’eaux, rivières, fleuves permettent encore de passer du bon temps avec un minimum de préparation. Des expériences de pêche nouvelles qui permettent de découvrir de nouveaux horizons mais également de partager des bons moments entres amis !

 

Maintenant je vous laisse, un avion m’attend…. direction les brochets suédois !!!! David revient pêcher en eau douce !!!

Tag(s) : #Session

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