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Je crois qu’ici je ne vais qu’affirmer et confirmer les dires de nombreux pêcheurs, la pêche est dure en ce moment !

Si depuis l’ouverture j’ai beaucoup vadrouillé (j’ai fui un peu la région), depuis quelques jours je me heurte aux difficultés locales. Une activité carnassière faible, des touches qui mettent du temps à venir, bref tout pour déstabiliser ou décourager mentalement les pêcheurs que nous sommes. Pour autant, dans ces conditions je dois avouer me plaire à jouer. J’ai tendance à ne rien lâcher et ce n’est surtout pas des humeurs carnassières versatiles qui vont m’empêcher d’y aller.

Mathématiquement, les journées ensoleillées réchauffent nos eaux et les poissons digèrent de plus en plus vite. Les carnassiers sont obligés de passer à table à un moment ou à un autre et pour cela rien de tel que d’aller tester un maximum de secteurs différents pour juger lequel est le plus favorable. Pour faire simple, je consacre 2 à 3h régulièrement le soir en semaine pour faire un rapide tour d’horizon de mes sites de pêche. Suivant les résultats, je peux ensuite mieux orienter mes longues sessions du week-end.

Tout commence il y’a une 10aine de jours où tous mes amis pêcheurs indiquent des grandes difficultés à déclencher des touches. Un soir, je suis invité à pêcher un secteur que je n’ai pas pratiqué depuis quelques années et où quelques beaux poissons ont été capturés depuis l’ouverture. Il s’agit de ce fait d’une très bonne occasion pour tremper le fil tout en redécouvrant les lieux. Une fois sur place, on m’indique que les poissons sont sur off mais quand ponçant plusieurs heures une micro zone il y’a des possibilités pour réussir à en faire craquer. Et effectivement à force de persévérance je finis par prendre 3 vraies touches (autres que les blancs qui frottaient sur le fil). Les sandres tapaient gueule fermée sur mon montage et l’un d’entre eux finira par se piquer (par le flanc) et se décrocher. Un très joli poisson que je n’aurais pas l’honneur de mettre sous l’objectif.

Le second créneau sera le samedi où après différents impératifs j’arrive à me trouver 3 petites heures pour tenter un gros sandre sur les dernières lueurs du jour. La rivière est sur ce secteur propice à leur croissance mais est également très compliquée à pêcher par l’omniprésence d’encombres. En soit un véritable royaume pour nos fantômes. Le débit est encore ici assez important et il me faudra quelques aller/retour sur différentes mises à l’eau sauvage pour réussir à trouver un secteur exploitable. Dans la voiture je ne cache pas ma colère, je peste de perdre du temps déjà qu’il m’était limité. Il me faudra encore quelques minutes d’efforts pour mettre à l’eau, non sans quelques péripéties croustillantes : obligation de jouer les équilibristes, oublie de la moitié de mes leurres, etc…). Fort heureusement toutes les conditions sont réunies pour que je fasse pêche. Un petit courant balaye les arbres noyés, de nombreuses ablettes sont en surface et l’eau est un peu mâchée …. Je dois prendre de la touche, tout du moins en théorie.

Mais la réalité revient toujours au goût du jour, les postes défilent et malgré l’alternance de plusieurs montages rien n’y fait. Je ne prends aucune touche et en plus j’accroche régulièrement. J’en viens même à passer sur une prospection au brochet à l’aide de shads 6 pouces en texan palette sous les frondaisons. Il faudra attendre la fin du parcours pour me faire CACAHOUETER au plein milieu d’un arbre mort. Si au ferrage je me sais attelé à du lourd, je prends le combat en main en extrayant de force le poisson pour le sortir des branches. Et alors que je m’attends à voir exploser un très gros brochet en surface, une dorsale épineuse me fait bondir. Je tiens un sandre qui frôle le mètre et peut-être bien même plus !!

Dans l’instant, je pense bien être resté stupéfait quelques secondes comme choqué par cette image « surprise ». De position de force je deviens alors fébrile pour ne pas commettre la moindre erreur lors du combat. Heureusement le texan est bien planté et au premier passage à mon niveau, je le cueille fermement par les ouïes. Le poisson est énorme et massif, un vieux sujet qui a dû vivre toute sa vie dans ses arbres morts.

Sans appareil photo, j’ai fait tout ce que je pouvais pour immortaliser avec le portable ce poisson « dinosaure ». Pour la mesure, j’ai bien essayé de tirer de tous les côtés mais elle restera figée à 99.5cm ! J’ai bien cru tenir mon record mais il faudra qu’il grossisse encore un peu…

 

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Pêche difficile...
Pêche difficile...
Pêche difficile...

Ainsi s’achèvera cette session, une touche et un poisson mais quel sandre !

Le lendemain, je profite de deux nouveaux petits créneaux pour pêcher deux autres secteurs. Le matin, je me ramasse les dents en beauté malgré la décroche d’un poisson dès la première dérive. Se sera en levant mon leurre de l’eau que je finirais par apercevoir une belle perche suivre, illico je redescends et réussis à la ferrer. La perche sauve bredouille comme on dit pour une taille de 36/37cm, par contre elle était toute vilaine …

L’après-midi, nouvel essai cette fois-ci en lac. Même constat, rien à faire, les poissons sont amorphes d’autant plus qu’il faut chaud et lourd. Après plusieurs suivis de belles perches aux minnows ; je finis par ferrer un sandre de 45/50cm puis en décrocher un second. Les seules touches de ma soirée…

Pêche difficile...
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Lundi soir, je décide de retourner en rivière sur un petit bief. Dans mon idée, au vu des conditions difficiles, je préfère privilégier un petit secteur où les poissons sont cloisonnés et repasser plusieurs fois sur les mêmes spots. Sur un ensemble de carnassiers, il y’a toujours quelques sujets plus actifs qui devraient finir par craquer. Tout du moins c’est mon idée puisqu’au vu de l’apathie totale, je pense que parcourir plusieurs km en power-fishing serait voué à l’échec. Comme prévu, c’est en repassant dans un arbre mort que je finis par prendre 2 touches au leurre souple. Je décapote donc avec deux poissons qui ne sont ni des sandres, ni des brochets et encore moins des perches mais des petits silures, une façon originale de décapoter !!

Pêche difficile...
Pêche difficile...

Mardi, je retourne sur l’eau pour un nouvel essai. Malgré l’absence de grosses pêches, je suis surmotivé et bizarrement c’est souvent dans ce type de conditions de pêche que je ne lâche rien. Il faut que je comprenne et que je trouve ce qui ne va pas ou ce qui peut aller !!! Direction un lac que je connais bien, la saison n’est pas encore commencée (je le sais) sur le lac mais je tente quand même. Inévitablement mes postes sont peu occupés, les niveaux encore trop hauts n’y ont pas encore entraîné les poissons. A 21h30, je suis encore capot sans le moindre contact mais je ponce et continu encore de poncer. Il faudra attendre 22h15/20 pour me libérer avec deux petits sandres de 35 et 45cm capturés entre deux eaux. Des poissons suspendus qui étaient montés en chasse avec la baisse de luminosité, j’aurai même le luxe d’en perdre un 3ème !

Hier soir, dernière soirée, je décide de contacter mon ami Arnaud pour connaitre ses disponibilités. Rapidement nous mettons en place une stratégie et partons sur un poste que nous connaissons bien. Est-ce le fait d’être en duo ?? Nous avons plus rigolé et discuté que pêché, c’est aussi ça la pêche n’est-ce pas ! Finalement, sur un plat peu profond où les blancs se sont rassemblés nous prendrons plusieurs tapes. Le 1er qui prenait un poisson devait payer le repas au second, du coup en Gentleman, Arnaud laissera le seul sandre de la soirée s’échapper après l’avoir fait monté en surface… salop !!! Nous finirons donc sur un capot collectif.

Place maintenant à ce nouveau week-end pour deux journées complètes. Mes différents tests m’ont permis de voir qu’en rivière l’activité était plus importante qu’en lac. Beaucoup de blancs à marsouiner ou à gober contre une surface lisse en eau close. Je vais essayer de cibler des parcours de petites dimensions pour ne pas me disperser. Techniquement rien ne semble meilleur mise à part qu’avec la chaleur et l’augmentation des températures de surface, les poissons sont clairement suspendus dans les couches d’eaux profondes ou calés à l’ombre des frondaisons. Un début de piste est engagé pour une reprise sérieuse sur le secteur, affaire à suivre…

Tag(s) : #Session
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