De retour des deux périples landais, je me suis accordé une petite journée de repos avant de réattaquer la dernière ligne droite des vacances. D’ailleurs, dès le samedi j’ai invité le frangin à m’accompagner aux black-bass sur un site récemment découvert. Avec peu de temps libre et de nombreuses difficultés à trouver des jolis poissons, David vient dans l’objectif de s’amuser et d’éventuellement multiplier les belles prises. C’est naturellement enthousiasmé qu’il me rejoint au petit matin. Tout au long de la route, je lui explique notre parcours du jour et les pêches qui ont dernièrement fonctionné. Nous allons naviguer sur un linéaire d’environ 3km alternant herbiers, branchages et cassures.
En connaisseur des lieux, je laisse la plus belle bordure à David qui décide de démarrer en texan dans les frondaisons. Pour ma part, un worm monté en wackie le long des herbiers sera ma technique de base. Il nous faudra à peine quelques dizaines de mètres pour capturer chacun notre poisson de 25cm. Cela dit la pêche est lente à démarrer et il faudra que le soleil perce la cime des arbres pour commencer à multiplier les touches. A partir de cet instant, David attaque très fort en ferrant régulièrement des poissons de 37 à 45cm alors que je multiplie les poissons de la taille inférieure (30/35cm).
Ayant fixé la maille « photo » à 40cm, j’ai alors l’impression d’être le photographe du jour. En texan, David accélère les ferrages sur des jolis poissons et bien que nous faisons jeu égal en terme des prises, les miennes sont justes maillées. Il faudra attendre que la chaleur s’installe pour commencer à trouver des poissons plus jolis sur les herbiers. Le premier sera d’ailleurs ferré en dégustant une bière !!!
La pêche change alors de tournure avec des black-bass qui remontent vers la surface. Si David opte pour une pêche en weightless, moi j’alterne mes prospections entre wackie et petits jerks souples animés sèchement en surface. Les prises se multiplient jusqu’à 13h en totalisant une 30aine de poissons dont une 10aine au-delà des 40cm.
Enchanté, David s’est éclaté et m’avouera n’avoir pas effectué une si belle pêche depuis quelques années. Le périple s’arrêtera sur une berge en pente douce en fin de parcours, je dois désormais aller chercher la voiture à pied. Mais voilà, la combinaison chaleur + soleil incite les poissons à marauder et il m’est impossible de marcher 1h le long du chemin de halage sans emporter une canne et des pochettes de leurres tant les poissons sont nombreux en surface. Par moment je peux même en compter des dizaines sur quelques mètres d’herbiers avec parfois plusieurs jolis poissons de 35/40cm en rang les uns à côté des autres. Inévitablement, en hauteur, mes approches ne sont pas discrètes et alors même que je tente une pêche à vue, les poissons me grillent et snobent mes présentations. Si quelques poissons de 30/35cm se laisseront piéger, je ronge mes doigts face à des poissons de 45, 50 et même + de 55cm.
D’un autre côté, ma mission première étant d’aller récupérer la voiture, je ne m’attarde pas. Je m’arrête uniquement lorsqu’un ou plusieurs beaux poissons sont repérés et ne les tente que sur un seul essai. C’est d’ailleurs à 50m de ma 206 que j’aperçois deux poissons de 40 et 45cm en chasse le long des herbiers. Je me cale 10m devant eux et lance avec supposition mon worm dans la direction qu’ils semblent vouloir emprunter. Les deux poissons approchent et sans qu’ils ne se doutent du piège je commence à faire tressauter mon leurre qui semble alors surgir de nulle part. Le plus petit passe sans même le regarder alors que le 45cm se détourne et approche à vive allure. Une pause, un petit tressautement et il aspire. Génial !!! La pêche à vue il n’y a pas à dire, sur le black-bass c’est le top !
La journée du dimanche et du lundi seront quant à elles consacrées à la pêche du sandre. La première en initiation avec un jeune pêcheur de carnassiers qui souhaite prendre ses premiers sandres au leurre et la seconde en famille avec le père, le beau-frère et David.
Malheureusement, avec les fortes chaleurs et les températures d’eaux élevées, nous n’avons pas réussi à trouver les jolis poissons. Malgré un très grand nombre de touches (21 sandres le dimanche et le double le lendemain), la majorité des sandres capturés mesuraient entre 15 et 35cm avec une petite poignée d’individus calibrés entre 45 et 55cm.
Des poissons que nous avons aussi bien touché en verticale, diagonale, plomb palette qu’au jigging-rap. Si quelques plus jolis ont été décrochés, il faut le dire, nous n’avons pas trouvé la pêche à mettre en application pour toucher de jolies pièces. Sur les deux sites pêchés, je suppose qu’avec la profondeur importante des lieux, une pêche « pélagique » était à réaliser pour augmenter la taille moyenne des individus. Technique à exploiter dans les prochaines semaines puisque sur ces deux sorties, l’objectif était bien dans la découverte de la pêche du sandre pour les pêcheurs invités. Affaire à suivre…
Les jours qui ont suivis, je suis parti sur des grands lacs à la recherche d’un gros brochet (CR à venir) avant de terminer mes vacances une nouvelle fois en local avec le club de pêche et les amis. Dès mon retour, la première pêche sera tournée sur une recherche du black-bass avec un ami qui n’a pas trempé les cannes depuis quelques semaines. Malheureusement, le mauvais temps ne nous permettra pas de pêcher à nos aises. Orages et pluies caleront les black-bass, les touches étaient timides avec des poissons chipoteurs. Je ne compte pas les louper et les décrocher, seulement 6 poissons seront capturés pour un maximum à 36cm :
Samedi, nous sommes partis en sortie club sur un lac de barrage vendéen à la population de carnassiers variée. Black-bass, brochets, sandres et perches seront touchés tout au long de la journée. Essentiellement des petits poissons sauf pour deux collègues (dont le jeune Emilien) qui perdront des gros black-bass. Manque d’habitude et/ou poissons calés au fond des frondaisons auront eu raison des pêcheurs. Pour ma part, une session détente et test d’une nouvelle canne axée « perche ». Sous un ponton, j’ai trouvé mon bonheur.
J’y réalise une très belle pêche avec plus de 20 perches calibrées entre 30 et 36cm. Micros leurres souples skippés à l’ombre et surtout écrevisses auront été les techniques gagnantes.
Dimanche, dernier jour des vacances et nouvel objectif : silure. Les amis Clément et Kévin avaient décidé de m’emmener sur un coin tenu secret où ils ont ferré l’année dernière pas moins de 10 poissons entre 2.03 et 2.51m en seulement quelques sorties. Il s’agit d’une succession de fosses où les poissons s’accumulent l’été. Malheureusement, nous ne verrons pas la queue d’un seul moustachu sur ces postes ! Ce seront les chasses d’aspes et de chevesnes qui auront eu raison de mon mental. A la cuiller j'ai multiplié les touches avec même un petit brochet. Kévin m’imitera alors que Clément décapotera sur un brochet juste maillé sur un montage destiné au silure.
Mais sur la route du retour nous assisterons à un magnifique spectacle. Les eaux de la rivière sont ici translucides et alors que nous sommes sur un immense shallow, sur la bordure un arbre est tombé dans des profondeurs de 0.5 à 1.2m. Les gars n’y prêtent pas attention mais moi je ne peux pas partir sans aller y jeter un coup d’œil. Avec des silures absents des fosses, je suppose qu’ils se tiennent en transition sur ce type de poste à l’ombre des branches. Je commence alors à avancer dans l’arbre en scrutant le moindre mouvement. Des dizaines de carpes entre 10 et 15kg sont en repos alors que des milliers de gardons se tiennent en surface. J’ai l’impression d’être dans un aquarium jusqu’à ce que j’aperçoive un puis deux puis trois silures en sommeil sous les carpes. Clément et Kévin interpellés par mes dires me rejoignent et effectivement les silures sont bel et bien là. Une dizaine de poissons entre 70 et 150cm sont stockés dans l’arbre. Certains passent juste sous nos palmes et bien qu’il est presque impossible de les sortir de cet amas de branchages, nous les tenterons à l’aide de shads et autres lames. Seul l’un des individus (environ 115/120) viendra me happer un jig métallique. Mais le silure aura eu raison de moi en m’arrachant 10m de tresse. Je perds le poisson qui réussira à se libérer de l’hameçon. Fil en travers, nous récupérons le leurre et comprendrons qu’il est inutile de réessayer. Dommage mais quelles belles images nous allons retenir de ces observations !
Désormais il est l'heure de reprendre le travail...















