Pour diverses raisons, actuellement j'ai l'impossibilité de réaliser des journées entières sur l'eau. Mes sorties sont pour le coup chronométrées et souvent réalisées aux deux extrémités de la journée. Mes choix dans les secteurs se doivent d'être précis avec une adaptation technique immédiate pour leurrer un maximum de poissons sans perdre de précieuses heures. A ce jeu, c'est tout bon ou tout mauvais...
Mon premier essai se fera un soir en float-tube à la recherche des sandres en lac de barrage. J'étais accompagné d'Henry qui voulait progresser dans ses approches sur cette espèce. Après près d'un an sans y avoir pêché, il a fallu commencer par reprendre mes repères. Pour cela j'avais sélectionné un secteur "logiquement" occupé pour l'époque. Au vu de la clarté de l'eau et de la saison, je débute en zigzag entre 3 et 6m. Ainsi je passe dans plusieurs couches d'eaux dans l'idée d'intercepter les poissons afin de comprendre le positionnement du moment. Quelques touches ici et là seront non concrétisées (perches ??) mais elles me permettent de cibler la couche située entre 4 et 4.5m.
Le poste suivant sera une grande plage où visuellement de nombreuses boules de fourrages marsouinent en surface. La zone est obligatoirement occupée. Je me cale à la bonne profondeur et commence une prospection linéaire à la lame vibrante au-dessous des fourrages. L'idée sur cette grande étendue est de pêcher vite et d'agresser. La dérive est donc assez rapide avec une multiplication des jets sur les zones à touche.
Ainsi, je vais rentrer plusieurs perches, un petit brochet et deux petits sandres sans localiser un secteur plus rentable qu'un autre si ce n'est un mini linéaire où les perches sont plus nombreuses qu'ailleurs. Mais cela reste de la petiote (max 25cm), je déplore juste une belle touche où je vais tenir le poisson 4 ou 5s. Ce n'était pas un monstre mais cela semblait honnête: brochet, sandre ou grosse perche ?? on ne le saura jamais.
L'heure tourne, la lumière baisse, il est temps de revenir au 1er poste où je sais que des choses s'y passent. Cela a toujours été le cas les années passées, il n'y a pas de raisons que cela ne soit pas le cas ce soir. N'ayant pas eu de succès flagrant à la lame vibrante, je repasse en mode leurre souple sur présentation linéaire avec une nage assez rapide.
Je prends alors une belle touche assez loin du float-tube. Le ferrage est bon et le poisson lourd, ça s'annonce être un gros sandre mais malheureusement après l'avoir travaillé sur une 10aine de mètres je le perds.... Crotte...
Mon axe de pêche est cependant défini, je me replace, y relance et quelques lancers plus tard je me prends une nouvelle touche. Nouveau ferrage et cette fois-ci le poisson est vaincu. Un joli brochet qui pour une fois ne m'a pas coupé.
Le noir commence à arriver et chaque lancer est désormais compté. L'heure légale approchant, je me repositionne dans des profondeurs inférieures puisque les sandres n'hésitent pas à monter plus haut à ces horaires. Puis entre nous, je ne souhaite pas partir sans en valider un maillé. Heureusement à quelques minutes de l'heure légale, je prends une grosse touche violente. Vous savez celle où vous êtes certains que le leurre est rangé par l'aspiration. Le poisson n'est pas un monstre mais je me satisfait de ce sandre de 60/65cm.
Franchement, j'aurais été déçu de ne pas le faire sachant que je suis persuadé que le gros poisson perdu en était un.
Quelques jours plus tard, de manière totalement improvisée, nous y retournons à plusieurs collègues. A la seule différence que le fait d'y avoir été une fois, je n'ai pas de perte de temps pour repérer les poissons. J'ai mes points GPS et mes traces sur le sondeur, j'ai plus qu'à me recaler et pêcher....
Mais voilà, je n'ai pas rechargé la batterie du sondeur !!! Aux meilleures heures de la soirée le sondeur s'éteint. Je suis à l'aveugle. Sur ce coup là je n'ai pas été bon ! D'autant qu'au vu de la zone pêchée, il est impératif d'être précis dans le positionnement au vu des reliefs.
Tant pis je vais pêcher à tâtons. Les perches sont toujours aussi présentes et sachant pertinemment où elles se situent, je ne mets pas longtemps à en enchaîner une dizaine le temps que la lumière baisse pour retourner sur les postes où les sandres montent. Les collègues à mes côtés s'amusent également, il y'a plus qu'à valider un beau poisson.
Et à ce jeu, je vais les toucher mais les perdre. Deux touches, deux gros poissons et les deux se décrocheront... Mauvais !
Le premier sera touché sur un Cranckbait grand plongeur sur la cassure. Sans sondeur et pour mieux repérer ma structure, je l'avais mis pour taper dessus et la visualiser afin de me faire un repère visuel pour y pêcher ensuite en linéaire. Dans cette prospection je me suis fait arracher mon Dive-to ! Une lourde touche, deux énormes coups de tête et puis plus rien... le poisson s'est décroché. Était-ce un sandre, un brochet ou un silure ?? toujours est-il que c'était gros.
La deuxième touche se fera sur les derniers instants, sans aucun doute un très joli sandre qui est venu me ramasser délicatement le leurre au fond. Je n'ai pas senti la touche et perçu le poisson qu'au redémarrage. Ferrage mal appuyé, déplacement sur quelques mètres du poisson et décroche inévitable... Crotte mais c'est le jeu. J'y reviendrai, le niveau du lac est encore un poil haut, dès que la baisse va s'annoncer, l'activité sera décuplée !
Un 3ème essai rapide se fera du bord pour une petite heure au black-bass. Un spot que je connais depuis quelques années et qui sur une promenade m'avait permis de constater que la population était réelle (nombreux petits sur les bordures). Pour le coup, une canne, du fluoro, quelques hameçons de différentes tailles ainsi que des créatures, worms et compagnie me suffiront. En allant les chercher au beau milieu des obstacles, je vais réussir à toucher 6 poissons de 35 à 42+. Un 100% de réussite sans aucune décroche.
Finalement ma dernière virée se fera dimanche dernier sur le matin toujours en lac où je faisais équipe avec le père en bateau. Au mois de janvier j'y avais fait une honnête pêche de sandres mais depuis je n'avais pas pris le temps d'y retourner.
Là aussi il a fallu reprendre ses repères mais le fait de connaître le site sur les bouts des doigts aide dans la prospection. Nous positionnerons le bateau sur des points et profondeurs clés de saison. Là aussi nous trouverons facilement les perches, très actives entre 0.5 et 2m de profondeur derrière les alevins. Nous en toucherons par intermittence sur une pêche fine avec des petits leurres souples. Un remu-ménage qui n'a pas laissé indifférent un petit silure.
En 21% avec un TP de 2.5gr je me suis fais sauvagement atteler sur une canne light. Heureusement le poisson n'était pas imposant et j'en viendrais facilement à bout. Un petit 80cm qui fait toujours plaisir !
Par la suite, nous irons sur des grands plateaux entre 3 et 5m de profondeur où les belles perches se tiennent un peu en retrait des bords ainsi qu'habituellement les sandres.
Nous y verrons quelques poissons avec notamment la décroche d'une belle de +30cm. Nous finirons la virée sur un énième poste où nous validerons une belle série de perches ainsi que quelques petits sandres et un petit brochet.
Nous totaliserons 60 perches en quelques heures, l'analyse des postes n'était pas si mauvaise. Il faut désormais affiner pour trouver les vrais poissons: grosses perches et sandres maillés...
Affaire à suivre.







