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Avec les fortes chaleurs de ces derniers jours et une fatigue cumulée dans la semaine, je commence à avoir la fainéantise de me lever aux aurores pour pêcher le sandre à la fraîche. D'autant que sur mes parcours du moment, une fois le soleil levé, on est en plein soleil. Autant dire que si les sandres ne sont pas trouvés dès le matin, je suis condamné à griller comme une saucisse sur le restant de la journée. Du coup, saison oblige, j'ai préféré faire mon ouverture black-bass.

La période est idéale d'autant que les zones ne sont pas encore totalement racassées. Au fil des week-ends les poissons vont commencer à connaître la musique et il va falloir sortir des sentiers battus pour poursuivre les belles pêches. En attendant, il est encore "possible" d'aller sur les zones connues et de gratter des poissons corrects.

Pour le coup, le matin - je ne suis pas pressé à me lever afin de laisser le soleil monté. Où avant je ne prenais pas le temps de prendre un café pour économiser du temps, avec le black-bass on a au moins cette largesse de prendre son temps. Si bien que pour cette première journée "ciblée", je n'étais pas contraint pour aller chercher l'ami Eric et prendre la route. Le hasard des choses fera que l'ami Walter - non loin - viendra également se joindre à nous aux alentours de midi.

Le parcours sélectionné est loin des cales à bateau. L'idée étant d'éviter la cohue de "l'ouverture" bien que nous savons pertinemment que certains malins non pas attendu le 1er juillet pour commencer. Mais au moins, en s'écartant des zones faciles d'accès, nous sommes certains que les poissons ont été moins sollicités. Et d'ailleurs ça se voit immédiatement, en surface on peut apercevoir une belle quantité de sujets.

A vue la pêche est ludique. On vise proche du poisson tout en minimisant l'impact sur l'eau pour ne pas l'apeurer et on attend. Soit le black-bass fonce sur le leurre et part avec, soit il coule lentement en suivant le leurre vers le fond. Il suffit alors de quelques soubresauts dans l'espoir que le fil se tende. Le seul piège réside à ne pas ferrer à vue, dans 80% des cas on retire le leurre de la gueule.

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Bass attack !
Bass attack !
Bass attack !

Bien qu'il ne s'agisse pas de gros poissons, cela permet au moins de reprendre la main et de retrouver de la précision dans les lancers. Puis entre-nous, la pêche à vue reste une pratique extraordinaire et jouissive.

D'ailleurs en parlant de précision, elle se doit d'être tout aussi de rigueur lorsque lorsque les poissons ne sont pas visibles. Surtout lorsqu'il s'agit de glisser son leurre dans une trouées d'herbier ou autre branchage. Mais à ce jeu et contrairement à beaucoup de pêcheurs, j'aime bien prendre mon temps.

Nombreux sont ceux à pêcher en "power fishing". A savoir un lancer rapide, quelques animations et si rien on relance sur le poste suivant. Personnellement je préfère attendre que le montage descende pour ensuite faire quelques animations puis une nouvelle pause. Pire encore, si le poste me paraît beau j'y relance parfois 4 ou 5 fois pour m'assurer qu'aucun poisson n'y soit posté. Bref, j'apprécie de décrotiquer chaque cm² des postes. Alors certes cette pratique me conditionne à pêcher sur une moins longue distance de bordures mais elle me permet d'affiner ma pêche et mes animations.

Bass attack !
Bass attack !
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Et sur le résultat final ça se voit !

Sur des pêches rapides on ne tape que les plus "actifs" ou "réactifs", dans ma méthode les mêmes poissons prennent mais également ceux moins actifs. Seule contrainte, les spots sont morts par la suite puisque tout ce qu'il y'avait à ramasser est pris. Il arrive d'ailleurs fréquemment de prendre 5 à 10 poissons sans bouger en lançant toujours sous la même branche.

Bref, pour en revenir à cette première virée elle fût un bon cru avec une très grande quantité de poissons validés. Ils étaient si actifs que j'ai réussi à en prendre une 12aine au leurre de surface. Des attaques de dingue.

Soit il s'agissait d'une fusée qui se jetait sur le leurre soit ça pétait sans s'y attendre, un vrai régal. Par contre la quantité masquera la qualité. Le plus gros frôlera tout juste les 36/37cm.

Bass attack !
Bass attack !
Bass attack !

Si ben que dans la lancée, on a remis ça avec le paternel...

Pour la seconde journée mon choix s'est porté sur le même parcours mais sur un secteur non pêché afin d'éviter de repasser sur les zones peignées. Et bien même avec ses précautions, à une journée près, le comportement des poissons étaient totalement différents. Le plus fragrant a été l'absence de black-bass en surface, obligeant à pêcher plus creux pour aller les prendre sur la cassure.

Est-ce le vent qui les a dérangé ?

En revanche, si sur la première journée la taille moyenne était restée basse, avec un ratio moindre de touche la moyenne était plus haute.

Bass attack !
Bass attack !
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C'est également ça l'intérêt du black-bass: varier les techniques tout en s'amusant.

Sur mes deux premières journées se sont pas moins d'une centaine de black-bass qui ont été leurrés par moi et les collègues à mes côtés. Si les vrai gros ont manqué à l'appel, cette ouverture aura au moins été prolifique sur le nombre des touches. Désormais il va falloir affiner pour trouver ce que veulent les plus vieux individus.

Dans l'attente, j'ai réalisé quelques sorties depuis le bord sur des petits créneaux de 30mn à 1h.

A choisir, même si souvent ses virées sont moins rentables sur la quantité, c'est l'approche que je préféré. Tel un chasseur, je marche le long des bordures à scruter la moindre tâche en surface ou dans les amas de branches. Une fois un poisson repéré, il y'a ensuite toute l'approche sans faire le moindre bruit pour se rapprocher au maximum du poisson. Enfin, en fonction de l'encombrement, il faut réussir à glisser sa canne pour lancer et déposer au plus près du poisson sa présentation. Souvent le schéma est parsemé d'embâcles, il faut brider le black-bass au maximum et finir le combat fil à la main pour aller s'en saisir.

Mais qu'est-ce que j'aime ça !!!

Bass attack !
Bass attack !

Là on peut dire que c'est du sport ! Le combat n'est jamais gagné d'avance et encore faut-il pouvoir atteindre le poisson en lançant sans se faire repérer en amont.

Bref quand ça marche, c'est jouissif.

A ce titre, je suis toujours surpris du manque de méfiance des black-bass camouflés au milieu des tas de merde. A croire qu'ils se pensent invulnérables. En pleine eau, le moindre mouvement les font fuir, là, dans les tas de merde ils sont les rois et si il y'a un mouvement autour d'eux ils perdent toute méfiance. Pour eux il y'a alors aucun risque et ils gobent sans hésiter, des fous....

C'est d'ailleurs souvent ainsi que je valide mes plus gros poissons. Preuve du joli 50cm validé dernièrement et que j'ai du aller chercher à la main après qu'il se soit entouré autour d'une branche pour le sortir. Je me suis griffé à quelques tiges d'aulnes mais ça en valait la peine !

 

Bass attack !
Tag(s) : #Session
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