13ème jour: Sandre à nouveau
Pour cette nouvelle journée, je me lève "encore" à 4h du matin pour prendre la direction d'un lac de barrage pour une pêche en bateau avec le père et l'ami Nicolas. Nous avons rendez-vous au levé du jour pour essayer de prendre les poissons en chasse. D'ailleurs, dès la mise à l'eau nous validerons des perches avant même d'embarquer.
Nous prendrons ensuite la direction d'un grand plateau près du lit de l'ancienne rivière. Les échos y sont omniprésents, les poissons en nombre et en chasse sur les grosses boules de blancs. Mais tout n'est pourtant pas si simple !
Bien que nous tournerons toute la journée sur une paire d'hectares avec une multitude d'essai techniques, de vibrations, nages etc.... les sandres restent compliqués. J'arrive tant bien que mal à prendre un petit avant d'en louper deux plus jolis au leurre souple et finalement valider un +55cm. Pour une première sur ce lac, ce n'est peut-être pas si mal mais en 9h de pêche, le bilan reste très maigre et nous avons le sentiment d'être passé à côté. Que fallait-il mettre ? A 3 nous en avons passé et tout en effectuant des longues dérives à des profondeurs et angles différents, rien n'y a fait. Heureusement que les perches étaient joueuses avec une 60aine de capture et un maximum à 35cm.
Ce n'est que partie remise pour les sandres, je me fais la promesse d'y revenir lorsque les niveaux seront descendus.
14ème jour: on poursuit la recherche
Cette fois-ci c'est en compagnie de l'ami Eric que je pars aux aurores sur un autre lac à la recherche des sandres. Cette fois-ci je joue la sûreté en prospectant une structure que je connais très bien. Si depuis le début des vacances, j'ai du mal à les localiser, je dois dire que je porte un grand espoir sur cette zone encore non testée !
La première demi-heure restera longue à démarrer avec quelques contacts. Il faut dire que la structure est longue avec des pentes variables et que les premières dérives restent imprécises. Chose que je vais corriger en pointant au GPS les points hauts et les points bas de la zone pour ensuite mieux orienter mes dérives sur la dénivelée. Pour cela, je procède simplement par des dérives en S et à chaque fois que je croise la cassure je la pointe. En une 10aine de points la zone est quadrillée et je peux mieux identifier les "bonnes" dérives à faire.
Pendant ce temps, Eric en profite pour valider un premier sandre de 45cm puis un second mais il pêche de manière imprécise, il est temps de passer correctement sur la zone !!! Les sandres sont bien là et de tailles très corrects mais si certains sont dispersés, le gros de la meute stationne sur 2x5m². Une fois compris, je vais multiplier les prises de sandres calibrés à + ou - 60cm jusqu'à 75cm.
A 9h j'en suis à 12 sandres avec 5 ou 6 décrochés, ils répondent au jig métallique de 15gr et les touches sont à déboiter le poignet. Enfin un matin payant comme je les aime et qui font oublier le regret de s'être levé à 4h !
Malheureusement et pour préserver la zone, à l'approche de pêcheurs qui s'installent depuis la berge, nous décidons de stopper les hostilités. Si on est vu, le spot est mort !
Nous prenons donc la direction d'un plan B sur une petite rivière locale et un bief que je commence également à bien connaître et où il est possible de toucher de très gros black-bass. Les montages changent pour des créatures et autres jigs qu'on vient présenter dans les frondaisons et autres embâcles sur les bordures.
Eric validera un brochet de 75cm, coupera sur un autre et décrochera un +80cm tandis que je rentre uniquement des perches dont une jolie 42cm.
La journée est gagnée, nous pouvons rentrer satisfaits !
15ème jour: Repos
Le réveil sonne une nouvelle fois à 4h du matin pour cette journée en solo mais il y'a un moment où le corps dit STOP !
La cadence de pêche est élevée depuis le début des vacances et le sommeil a rattrapé est important, il y'a un moment où il ne faut plus lutter et se reposer. Si bien qu'au second réveil, vous savez celui guidé uniquement par l'ouverture des yeux sans autres artifices, la journée est déjà bien entamée.
Je vais donc en profiter pour faire des achats et des compléments en magasin. Allez à la pêche c'est bien mais on en laisse. Il me faut racheter du consommable (fluoro, têtes plombées et j'en passe).
Cela me permet également de profiter des amis et d'un bon repas "tardif", c'est aussi ça les vacances !
16ème jour: Repos prolongé
Après s'être couché à 2h30 du matin, il n'était pas question d'enquiller sur une nouvelle journée de pêche d'autant que nous partons le lendemain, lundi, pour une nouvelle expédition.
Je réussirai tout de même en fin d'après-midi à partir du bord taquiner les perches à l'aide d'une petite canne light, d'un fluoro 20% et d'un petit shad 3" monté sur une TP 7gr. La première touche sera un brochet de 65cm, piqué bout de bec j'ai échappé à la coupe avant de prendre deux fois la même perche de 30/35cm en 10mn. Une marque significative au niveau de la queue m'a permis de la reconnaître. Comme quoi, quand ça veut rire....
La dernière touche me donnera en revanche quelques sueurs froides. Après avoir d'abord cru être pris au fond, le fil a commencé à se décaler avec un semblant de vivant. Rapidement j'aperçois le long corps fuselé d'un gros brochet, aïe ! Je suis tout sauf monté pour un tel poisson, je sais que je vais devoir la jouer serré !
Frein un peu lâche j'arrive à maintenir une tension permanente me permettant de gérer en douceur le combat sans me faire dépouiller. Par chance, il est piqué sur le dessus de la tête et les risques de me faire couper sont faibles mais la victoire n'est pour autant pas assurée puisque le poste est encadré par deux arbres morts. Si le poisson décide d'y partir, je suis mort ...
Finalement tout se passera bien, ce long poisson d'été entre 100 et 101cm restera très docile. Vu les températures élevées, je vais me contenter de le lever rapidement au-dessus de l'eau pour une photo et une mesure à la canne avant de le laisser repartir. Je ne souhaite pas prendre le risque de le voir flotter en surface. Les lieux ne sont pas profonds et les brochets souffrent chaque été. Ils attendent l'automne pour se refaire une vraie santé.
17, 18 et 19ème jour: Expédition brochet
Cela faisait quelques jours qu'on avait réussi à se caler avec Bruno, le père et Walter pour une expédition en grand lac à la recherche des brochets. L'occasion de changer un peu de pêche et de monter au Nord chercher des températures plus fraîches pour nous et pour les poissons.
Les lieux nous les connaissons par cœur et nous savons qu'il est possible d'y toucher très gros à cette époque !
Les conditions ne seront malheureusement pas favorables, le vent aura joué sur nos physiques et là-bas, lorsque il est installé, la pêche en float-tube devient rude. Il faut se ménager ou étudier ses efforts pour ne pas se cramer musculairement. A ce jeu, j'ai de l'entraînement et de l'habitude, cela va me permettre de battre plus de terrains que les collègues.
La pêche y restera très classique avec des présentations au shad en crancking. Nous trouverons les brochets entre 3 et 5m de profondeur sur des plateaux, des hauts fonds et des pointes. Cette année les leurres orange l'emporteront avec des récupérations assez rapides. Cependant il devait "encore" manquer un petit truc pour bien concrétiser les touches. Les frappes restaient courtes et nombreux poissons ont été perdus. Nous avons franchement eu un ratio touche/poisson très mauvais, peut-être 1 pour 5....
Avec 30 brochets au compteur nous pouvons être que déçu de notre manque de réussite. Plusieurs poissons de 80 à 90cm seront décrochés au float-tube, certains ont même attaqué au moment de retirer le leurre... Les brochets se sont bien moqués de nous !
Dans cette histoire je vais quand même réussir à valider un poisson métré entre 100 et 105cm. Lui aussi était piqué juste...
20ème jour: Sandres tardifs...
Avec les épreuves physiques des jours précédents à lutter contre le vent et surtout après avoir avalé la route, je décide d'inverser ma pêche en me levant tardivement pour une mise à l'eau autour de 13h. L'idée est cette fois de traquer les sandres jusqu'à la nuit.
J'ai une zone en tête et je crois en mon plan avec le bonus de pêcher aux leurres durs sur les dernières lueurs du jour où je sais que les sandres montent chasser dans de faibles hauteurs d'eaux derrière les blancs qu'ils acculent.
Ma foi, ce sera une après-midi sans réel temps morts. Je vais trouver successivement des belles perches (20 à 35cm) puis des sandres calibrés entre 35 et 55cm. Les touches en diagonale seront franches et si je loupe quelques poissons (des petits), globalement je m'en sors très bien.
Je finirai avec près de 30 poissons pour un 50-50 entre les deux espèces. Le score aurait pu être beaucoup plus lourd si je n'avais pas goretté sur les dernières heures (entre 20 et 21h30).
Les sandres je les avais trouvé et localisé mais ils tapaient mollement sur les leurres durs. Les touches n'en étaient pas, ils s'agissaient de lourdeur dans la récupération. Si bien que je ne vais prendre que deux poissons et en décrocher 6 ou 7 dont plusieurs semblaient très corrects !
21ème jour: On récidive...
La fin des vacances approche mais je remets le couvert dans la même optique que la veille, coup du soir sur un poste précis proche de celui de la veille.
Cette fois-ci, même si le site est le même, la pêche sera très différente. Je vais mettre de longues heures et dérives avant de trouver où les choses se passent. Dans ma tête, je vais même être amené à regretter de ne pas avoir remis à l'eau sur le poste de la veille. Les poissons étaient trouvés, je pouvais facilement affiner mais au lieu de ça, je suis sur un autre secteur, suis-je bête ?
Tant bien que mal je vais valider 2 ou 3 petits sandres de 30cm autour de 5m de profondeur mais les échos ne sont pas flagrants. Je décide alors de basculer rive opposée pour vérifier si les poissons ne s'y sont pas réfugiés et effectivement, je vais y retrouver de belles boules de fourrages avec à la clé plusieurs sandres. Quand on pratique sur de grandes étendues, le vent et les courants peuvent parfois concentrer les poissons, même si une dérive est connue comme bonne, parfois, les poissons suivent la bouffe et s'accumulent en d'autres points et il ne faut pas s'obstiner....
Sauf que cette fois-ci je ne vais pas y trouver que des sandres... sur une énorme touche, je vais ferrer un premier silure. Le combat est en puissance et bien engagé pour ma part, mais c'est au moment que je reprends le dessus sur le poisson que je vais le perdre. Certainement un poisson de 120/140cm au vu des sensations, il me laissera un beau filet de mucus au-dessus de mon leurre.
Ce con m'a cependant déplacé de 80m et il faut que je palme pour me repositionner et reprendre ma dérive sur une 50aine de mètres sans réussite malgré la présence de poissons collés au fond. Demi-tour, je la reprends en sens inverse et il ne me faudra que 10m pour à nouveau me faire arracher la canne des mains. Sauf que là ce n'est plus le même client, je vais prendre dans les pattes un démarrage de "tarpon".
Le poisson est inarrêtable, j'ai beau le suivre en palmant je ne peux absolument rien faire et si habituellement j'arrive à freiner le silure en mettant ma main sur la bobine, cette fois cela m'est impossible. La bobine est brûlante et le moulinet fume, incroyable !!!! Je vais admirer l'épaisseur de ma bobine de tresse diminuée à vue d'œil, je suis tout simplement entrain de me faire vider !
Et pourtant je palme et bien, mais là c'est à un stade où je fais un marathon pour tenter de le récupérer. Je tiens une grosse cadence en palmant comme un fou pour le suivre et éviter de me faire dépouiller. C'est simple, je suis en sueur et essoufflé mais je récupère un peu de fil. Au moment le plus critique il devait me rester 30 ou 40m de tresse, je n'ai jamais connu ça auparavant !!!
Pour autant, je ne dois pas chômer et continuer de palmer comme un taré pour réussir à me mettre à l'aplomb du poisson, seul moyen de le fatiguer et d'avoir une chance ! A bout de force, j'arrive à tout reprendre, le combat ne fait que commencer et il m'a déjà tué, j'ai le souffle coupé. Mais pas de pitié ni le temps de me reposer, je dois désormais garder une forte pression pour l'obliger à monter.
Le matériel est mis à rude épreuve mais je n'ai pas le choix, tout doit tenir. C'est simple: soit ça casse soit il monte.
Tant bien que mal je vais réussir à le faire dégazer en moins de 10mn puis monter en surface, c'est alors le choc !! Il s'agit d'un géant que je vais d'abord estimer à 2.30/2.40, il est piqué par la queue !!! Je suis dans la merde mais le poisson est en surface et je pense avoir gagné la bataille.
Que diable ! Il a compris la supercherie et s'il s'est gentiment laissé remonter, il décide de changer sa stratégie pour redescendre dans 9m de profondeur et se vaser. Le bras de fer semble interminable, je vais en chier jusqu'au bout en gardant une pression de fou. Le bras est tétanisé mais qu'importe, je ne dois pas lui laisser un seul mètre.
Dans ma tête je l'ai vu, c'est déjà une victoire, au pire il se décroche mais je ne pense pas qu'il me cassera malgré mon "petit" 27%. Quand ils sont pris par la gueule, les micros dents liment le fil et ça finit par lâcher. Par la queue, sauf erreur de ma part, je n'ai aucun risque. Je doit juste rester concentré pour pomper lorsque je sens un peu de fébrilité de l'autre côté.
Deux bateaux assistent à la scène et attendent le dénouement à mes côtés.
Il me faudra bien encore 35 à 40mn pour réussir à le faire remonter à la surface. Le poisson est cuit mais rien n'est joué. Le poisson se présente par la queue et j'ai de ce fait 2m de distance entre mes mains et sa gueule. J'ai deux choix, l'échouer ou tenter de le saisir en pleine eau.
La première solution est risquée puisque les bordures sont très encombrées, il risque de se mettre dans les embâcles et j'aurais lutter pour rien. Je n'ai pas le choix que d'essayer de présenter à bout de bras l'épuisette pour au moins y loger la tête et une partie du ventre. Mais pépère n'est pas content et à chaque présentation de l'épuisette il attaque et replonge sur un ou deux mètres.
Il me faudra 10 tentatives pour que le filet reste accroché dans les petites dents. L'opportunité est alors trop belle, je lâche tout et tire l'épuisette vers moi pour le saisir à deux mains à travers les mailles, il y est !!!!
Mon salop !!!! Tu m'en auras fait baver, je suis exténué.
Heureusement un des bateaux se propose de me tirer vers la bordure pour m'échouer et manipuler le poisson. Le pépère pèse son poids et il me faudra un dernier effort pour le hisser sur la berge. Quelle aventure ! Ce poisson mesure 230cm.
Avec tout ça, mon coup du soir est bien entamé et franchement je n'ai plus la force de retourner sur la zone qui semblait pourtant si prometteuse. Je vais me contenter de tourner autour de la mise à l'eau pour finir la journée. La chance va alors me sourire puisque les sandres vont y monter. Je vais d'abord trouver les perches puis sur la dernière heure les sandres que je vais enquiller pour finir sur un score de 12 vampires (tous calibrés entre 40 et 50cm) !
22ème jour: Promenade aux black-bass
Courbaturé avec les épaules lourdes et le bas du dos contracté, je suis heureux d'avoir accepté l'invitation de Pascal pour l'accompagner en bateau à la recherche du black-bass. Pas besoin de palmer ni de mettre le réveil à 4h avec l'annonce d'un bon moment de convivialité en perspective.
En résumé, une journée très sympathique où je vais découvrir un nouveau bief que je ne connaissais pas (trop loin à palmer pour y aller en float-tube). Nous échangerons techniques en toute simplicité avec bonne humeur et la joie de partager une session pêche ensemble. Le résultat, lui, ne sera pas à la hauteur de nos espérances ni de la journée passée.
Nous ne validerons que 10 poissons. Pas très cher payé au vu du nombre de lancers que nous avons pu faire avec précisions, concentrations et franchement il n'y'a pas eu de gâchis sur les gestes et les posés des leurres. Cela méritait mieux !
23ème et dernier jour: La fin ....
Je dois avouer qu'à mon réveil je suis explosé. Est-ce la sensation de la fin des vacances ou les excès de pêche ? Toujours est-il que le corps lâche prise. Le réveil a bien sonné à 4h30 mais je l'ai à nouveau éteint. A l'ouverture des yeux, la matinée est foutue mais je m'en fiche. Franchement je n'avais pas envie de me prendre la tête à courir ou à échafauder une nouvelle stratégie pour rechercher les sandres. Même l'optique d'un coup du soir n'est pas en perspective.
Ce sera finalement sur l'appel de l'ami Walter que je me suis décidé en début d'après-midi de partir à ses côtés en lac à la recherche des perches.
Les lieux nous les connaissons très bien et même si je sais que les sandres n'y sont pas joueurs à cette époque, je tente quand même le coup en emmenant le sondeur, on ne sait jamais et on ne se refait pas ....
Après 1h de pêche, je dois me rendre à l'évidence, il n'y'a rien à faire et pour être franc avec vous, je n'ai jamais compris ce lac. Sauf à quelques occasions en automne et en hiver, je n'ai jamais été très brillant ici alors que la population est très forte. En revanche, je sais y faire des perches et des grosses, chaque été je réalise un festival ! Sauf qu'aujourd'hui les perches ne sont pas coopératives, le vent souffle fort et l'activité est réduite. Nous en ferons ici et là mais nous n'assisterons pas aux chasses boulimiques. Tant-pis cela passe au moins le temps et au détour d'un arbre je vais quand même réussir à valider une grosse, la seule folle du banc.
Si bien que vous savez quoi, nous sommes rentrés !
Sans volonté de peaufiner ou de chercher techniquement une solution, fatigué et usé, j'ai abandonné l'idée de pêcher.
La pêche n'est pas un sport....
Et bien croyez moi qu'après 3 semaines complètes, le type est K.O. Des milliers de kilomètres, des centaines d'heures sur l'eau à palmer et à parfois lutter contre les éléments (pluie, vent et même le froid sur cet été 2021 !!!). Des vacances de rêve pour certains mais loin d'être de tout repos. Si j'avais à le refaire, je n'hésiterai pas mais pour cela, nous attendrons l'été 2022 !
Dans l'ensemble un très bon bilan où j'ai alterné les pêches avec une orientation plus importante sur les sandres. Une centaine seront capturés mais cette année peu de gros individus, à côté j'ai réalisé de belles pêches de black-bass et la capture de deux brochets métrés. Les vacances sont très réussis.
Si physiquement j'ai repris le boulot dans un piteux état, mentalement et surtout psychologiquement je suis au top. Le pire est peut-être encore d'avoir un brin de nostalgie de ne pas y être....
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