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Le voyage à Nîmes ne s’arrêtait pas à l’unique journée du samedi puisque le Baits Fishing Club Sud Vendée concourait également pour la finale club. Elle avait lieu le dimanche 26 octobre sur une 2nde gravière.

Un site magnifique aux fonds une nouvelle fois irréguliers et parsemés de nombreux îlots. Seul inconnu et non des moindres, qu’en est-il de la population piscicole des lieux ?

Si sandre, brochet, perche et silure semblent être représentés, ni les organisateurs ni les membres du bureau ne connaissent l’état des populations ! La gravière est annuellement aleviné, elle n’a aucune restriction temporelle de pêche (aucune fermeture) et hors mis des gens peu scrupuleux sur l’avenir de la pêche (pêche après les alevinages avec un nombre important de cannes), personne n’y pêche ! Les locaux annoncent une pêche difficile en comparaison à la veille, une finale en mode « découverte » !

Podium club

En équipe, le soir même de la finale individuelle, nous nous étions réunis et concertés pour la mise au point d’une stratégie. Dans l’idée, tous (sans exception) devions prendre du poisson puisque la finale ne se jouait pas sur les 3 meilleurs scores individuels mais sur ceux de l’équipe dans sa globalité. Un capot serait alors préjudiciable sur le résultat !

Toute une stratégie autour de l’espèce « Perche » s’est alors montée. Pour faire simple les « Perchistes »  repèrent les perches et les moins habiles sur cette espèce (dont je fais partis) rejoignent le groupe pour décapoter. A côté, une politique « brochet » était visée mais ce qui est écrit sur le papier n’est pas toujours vérifiable sur le terrain…

Au petit matin, nous prenons le temps de préparer nos cannes et d’observer le plan d’eau. Bien que l’inquiétude d’une pêche « compliquée » se fait ressentir, nous sommes agréablement surpris par la cadre et la qualité de l’eau. Le biotope est joli et varié, nous surprenons même quelques chasses et une grosse activité de surface au petit matin, il manquerait plus qu’il y’ai des poissons !

L’équipe alignée est la suivante : John, David, Frédéric et Sylvain à la perche avec moi axé plus sur une pêche du brochet. Pour cela les techniques de la veille sont remises en avant, les deux gravières sont proches, il n’y a pas de raisons que techniquement nous retrouvions de gros changement !

A 8h, le top départ est donné. Nous partons comme convenu chacun de notre côté avec la formation de mini groupe. Un plan rapidement abandonné par la capture quasi immédiate dès la mise à l’eau d’une belle perche pour John. David profite pour conserver la zone alors que Frédéric et moi réalisons également marche arrière pour contenir la zone. En effet, exceptionnellement entre les pêcheurs d’un même club la règle de distance de 10m entre les float-tubes peut être dérogée. L’occasion de bloquer les zones productives et de renfermer la pression de pêche.

Nous prendrons rapidement plusieurs perches permettant de décapoter 4 pêcheurs sur les 5 représentés. Mais au petit matin, il est évident que nous sommes tombés sur des poissons en chasse, qui dit actifs dit également en mouvement. Nous perdrons trop rapidement la trace des perches, juste assez de temps pour que j’en valide 3, David 2 et un sandre, John et Frédéric une chacun.

Commence alors un travail de prospection. John sera le 1er à trouver les poissons et enchaînera plusieurs quotas perches en très peu de temps sans jamais, malheureusement, pouvoir nous prévenir (pas de réseau portable). De mon côté, je localiserai deux zones à fort potentiel : une fosse avec des hauts-fonds périphériques ainsi que le large d’une anse. J’y prendrai quelques perches maillées, mais le travail d’équipe étant le même pour chaque club, je ne pourrais jamais y insister trop longuement. Les blocages m’évinçaient systématiquement de ces secteurs avec la conservation des distances entre compétiteurs.

Il est 10h lorsque nous nous retrouvons tous sur un même secteur. John avec quota  laisse sa place à Sylvain et Frédéric alors que nous partons ensemble retenter la fosse repérée.

Sur place, tout semble penser que les poissons soient présents. Le vent pousse dans cette direction, des herbiers et îlots périphériques apportent nourritures et support de caches… nous nous installons pour y insister. Après de multiples touches sans suite, nous finissons par trouver le pattern : gros jig métallique à dandiner sur les tombants. Débute alors un grand, très grand travail collectif !

Les perches sont là et nous enchaînons les captures. Sylvain, Frédéric et David sont appelés en urgence pour profiter de l’euphorie. John et moi - avec des quotas acquis - prenons le relais de surveillance du secteur en empêchant tout autre compétiteur de rentrer sur zone. Seuls utilisateurs du pattern, John et moi continuons à capturer les perches sans les sortir pour laisser le temps aux gars de lancer sur nous et capturer les autres individus présents dessous.

Rapidement, Frédéric rentre son quota et se joint à nous pour le travail de blocage. L’idée est simple encercler les perches à distance en laissant David et Sylvain au centre. Un regard, une parole, un geste et chacun d’entre nous savaient où se positionner pour conserver l’avantage du secteur. Si le banc était perdu, un travail de recherche était relancé pour le retrouver et le « cercle » se reformait.

Habitués à pêcher de manière individuelle, nous avons pris plaisir à jouer le collectif et le jeu en valait la chandelle puisqu’une heure avant la fin, les 5 quotas étaient bouclés. Pour autant, le travail a continué avec une persévérance jusqu’à la dernière minute pour tenter d’améliorer nos scores individuels. Parmi les perches, de nombreux sandres étaient présents et la capture de nombreux sandrillons motivaient à insister sur le secteur.

Au son de la fin de la manche, nous savions ce qu’il en était. Ce travail « commun » nous fait remporter la finale puisqu’aucune autre équipe n’a réalisé ce score de 5 quotas. La joie n’est alors plus individuelle comme la veille mais collective, un moment de partage et de satisfaction général que l’équipe n’est pas prêt d’oublier lorsqu’à l’annonce des résultats nous sommes promus pour la 2nde année consécutive : Champion de France.

 

Au vu de cette prestation et de cette entente « naturelle » sur l’eau, des portes s’ouvrent à nous avec bien des choses encore possibles et où je pense, que le Baits Fishing Club Sud Vendée a encore de belles années ! En avant pour, nous l’espérons, un 3ème titre en 2015 !

Tag(s) : #Compétition

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