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 Quand on ne peut pas aller à la pêche, on écrit !

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Faute de pouvoir alimenter le blog d’une autre manière, une série d’articles techniques vont voir le jour, dont voici le premier !

Après de longues années à uniquement pêcher du bord, ces trois dernières  saisons nous ont permis d’évoluer dans nos pratiques de la pêche. Si nous réalisons encore bon nombre de pêche à pied, la découverte de la pêche en bateau et l’avènement du float tube, nous ont ouvert des portes infinies !

 

Dans ce premier volet ou si je puis dire chapitre, je vais parler de la verticale ! Alors qu’il y’a quelques années la verticale était méconnue en France, la technique est maintenant à l’affiche dans tous les magazines spécialisés. Si elle a d’abord été adoptée par les passionnés du sandre, elle se révèle également très efficace sur les autres carnassiers.


Période de l’année :

 

La pêche en verticale n’est pas à proprement parler une technique estivale, car elle consiste à pêcher en profondeur sur des poissons localisés et ciblés. Hors nous savons très bien qu’en été, les sandres ont la fâcheuse tendance à se suspendre ou venir chasser et marauder dans les faibles profondeurs.

 

La technique reprend vraiment toute sa valeur et efficacité quand les carnassiers commencent à redescendre dans les couches d’eaux (automne) et est à son apogée en hiver sur des poissons apathiques. Néanmoins en début de printemps – période de transition entre la fraie des carnassiers, celle des poissons blancs et les premières journées de chaleurs – de très belles pêches sont également réalisables. En été, nous la pratiquons que sur des pêches précises.

 


L’approche :

 

Là nous abordons l’un des éléments essentiels dans cette pêche, l’approche !

 

La réussite de la verticale réside non seulement dans le choix des leurres, les animations mais également dans la manière de choisir et d’aborder les postes. A titre d’exemple, il est parfois nécessaire de repasser à plusieurs reprises sur une même structure pour trouver la bonne vitesse de pêche mais également le bon angle d’attaque. A contrario, parfois il est préférable d'espacer les dérives pour éviter de fûter les poissons en place.

 

A ce jeu, l’échosondeur reste notre allié numéro 1 puisqu’il nous permet de rechercher et localiser les structures, reliefs mais également les boules de poissons fourrages  et d'éventuels poissons postés sur les zones à verticaliser.

 

Dès qu’une zone propice est repérée, on doit s’efforcer de tenir au maximum le relief. Si les premiers passages ne sont pas décisifs, il peut tout simplement s’agir  d’une approche trop approximative du poste ou alors d’une dérive et prospection trop rapide.

 

En règle générale, il suffit de bien visualiser la structure et ces alentours pour définir une ligne ou le poisson se tient majoritairement. Une fois cette ligne connue, il suffit bêtement de la suivre et d’adapter nos animations, choix de leurres, couleurs ou dérives en fonction de l’humeur des poissons et des touches perçues

 


Les leurres :

 

A l’heure actuelle sur le marché, nous pouvons trouver une multitude de modèles et formes de leurres souples.

 

La pêche en verticale regroupe trois grandes familles :

-           Les leurres vermiformes (worms…)

-           Les leurres lanciformes (finesses…)

-           Les leurres pisciformes (shads…)

 

En règle général, les pêcheurs français ont tendance à utiliser que les formes "shads". La raison étant une nage démonstrative et parlante. Cela dit, les nages et les vibrations de ces leurres ne sont pas systématiquement adaptées aux conditions du jour.

Les deux autres familles sont parfois plus adaptées et ont tout autant d'importance "vibratoire".

Un autre critère important réside dans la souplesse et la matière du leurre. Il est évident que selon l'aspect, le leurre ne nagera pas identiquement aux différentes amplitudes de nages accordées par le pêcheur.

Un leurre "rigide" aura besoin d'un grammage plus important qu'un leurre "tendre", plus mobile aux sollicitations du pêcheur. Selon les jours, le pêcheur devra savoir jongler entre densité, matière et grammage de la tête plombée.

Si depuis plusieurs années, nous utilisons un peu tous les types de souple, je reste très accroc au leurre incorporé d’attractant. Sur des poissons difficiles, l’utilisation d'un leurre odorant est souvent une des clés de la réussite !

 

Trigger X, à ce titre, distribue de très bons produits en gel et spray (testés et approuvés).

 

Gel : A utiliser lorsqu’on stationne sur une zone. Sa diffusion lente va permettre de stimuler dans le temps les carnassiers et ainsi enclencher leurs agressivités.

 

Spray: A utiliser sur des poisons suiveurs, joueurs ou tatillons. Sa diffusion rapide va souvent permettre le déclenchement immédiat de l’attaque sur la coulée suivante.

Shad et finesse trigger X :

 

Shad XFinesse X

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Gel et spray Trigger X:

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Couleur :

 

En ce qui concerne la couleur des leurres, il faut rester sur les choses acquises et répétées depuis maintenant de nombreuses années, à savoir :

 

Eau teintée : Couleur flashante qui tranche de manière flagrante (orange, rouge, noir, chartreux, jaune…)

 

Eau claire : Couleur naturelle qui ressemble le plus possible au poisson fourrage présent sur le site. Tout en gardant à l’esprit que cela dépend également des eaux pêchées ! La couleur du leurre souple choisie sur une plage herbeuse (couleur légèrement verdâtre) ne sera évidemment pas la même que celle employée sur un tombant aux roches granitiques (couleur foncée).

 

Les choses peuvent d’autant plus se compliquer que le choix des teintes peut aussi varier selon le temps (couvert ou dégagé) mais également selon la profondeur pêchée !

 

L’humeur des carnassiers joue également beaucoup sur nos choix. Ainsi, sur des poissons très actifs l’utilisation de colorie provocatrice (perche, couleur rougeâtre, couleur agressive…) peut permettre le déclenchement d’attaques violentes !

Mais attention non plus à rester focaliser sur ce critère. Parfois les poisons n'y sont pas regardants puisque fixés sur une vibration donnée et non une couleur. En revanche, un bon choix peut permettre de rajouter des prises ou augmenter la qualité de la touche.

 


Têtes plombées :

 

Pour un débutant dans la pratique de la pêche en verticale, on peut souvent lire  qu'il faut plomber environ 2gr / m soit:

 

 10m = 20gr

7m = 14gr

15m = 30gr

 

Cette notion est applicable dans la majorité des conditions et permet à un pêcheur novice dans la technique de bien tenir et ressentir les structures et accidents de reliefs. Dans le temps et la pratique, on peut aisément descendre dans des proportions de 1gr / m voir moins !

 

Maintenant il existe deux écoles ! Celle des pêcheurs qui pêchent lourdement et celle qui pêchent "finesse". Personnellement, je pense qu’il n’y a pas vraiment de vérité si le leurre est bien présenté et correctement animé, le reste suit naturellement. Bien qu'en certaines circonstances, le grammage offre une certaine présentation, nécessaire pour déclencher les touches.

-           Plutôt planante sur des têtes plombées légères (tendance à l'employer sur poissons actifs)

-           Plutôt rigide et sèche sur des têtes plombées lourdes (sur poissons inactifs)

 

Seule l’humeur des sandres à l’instant « t » peut permettre après de nombreux essais de juger de l’efficacité de l’une ou l’autre !

 

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En ce qui concerne les formes, on utilise principalement des têtes sabots ou football. Le leurre est ainsi proposé en diagonale ou horizontale au-dessus du fond, ce qui peut imiter un poisson fouisseur, mourant ou malade ! Cette présentation permet également d’avoir un leurre toujours bien présenté ce qui n’est pas le cas avec les têtes plombées rondes où le leurre à tendance à rouler !

Nous noterons que ce type de présentation passe très bien à travers les obstacles puisque l’armement est toujours positionné vers la surface !!!

Je rajouterais également un dernier point sur la présence d’un hameçon chance presque obligatoire sur ce type de pêche. Surtout lorsque nous pêchons sur des poissons tatillons ou peu mordeurs qui viennent souvent pincer ou taper sur la queue du leurre sans jamais l’aspirer complètement.

La présence d’un triple en queue permet souvent de ferrer ces poissons farceurs !


Animation:

 

Voici un autre point très important de la technique, l’animation !

 

Nous avons autant de possibilités et de variantes possibles qui varient suivant l’époque, le temps, les conditions météorologiques mais également le degré d’agressivité des carnassiers.

En règle générale sur des eaux encore tempérées (printemps, automne) et des poissons actifs ou semi-actifs, de petites tirées sèches que l’on soutient progressivement au fond, suffit pour déclencher des attaques.

Sur les périodes hivernales avec des eaux froides et des poissons inactifs, l’animation peut simplement correspondre à un décollement du leurre de quelques centimètres du fond et de le fraire progresser ainsi au-dessus des structures par la simple dérive. Les vibrations alors émises par le leurre sont proportionnelles à la vitesse des dérives effectuées. Il est toutefois nécessaire de régulièrement retoucher le fond pour vérifier et contrôler la hauteur de nage du leurre !

A mon avis, l’animation reste le point le plus long à apprendre et à comprendre si on veut réaliser régulièrement de belles pêches de sandres. Elle s’acquiert avec le temps et l’expérience acquise sur la technique !

 


Les ensembles cannes/moulinets:

Cannes :

 

La pêche en verticale, comme nous avons pu le voir, est une pêche très technique et passionnante mais qui nécessite un matériel adapté si on veut pouvoir pêcher convenablement.

 

Dans un esprit de confort de pêche, il est recommandé d’utiliser des cannes assez courtes et légères si on ne veut pas fatiguer dans l’instant de pêche !

Il est préconisé d’employé des longueurs variant entre 1.80 et 2.10m pour une puissance de 15 à 40grammes. La canne se doit d’avoir une action de pointe et d’être très sensible si on veut ressentir les moindres anomalies.

G-LOOMIS propose de véritables petits bijoux en cannes avec des blancks très résonnants.

 

Moulinets :

 

Le moulinet n’est pas ultra important ! Du moment qu’il est compatible avec l’utilisation de la tresse et qu’il reste assez léger, toujours en gardant l’esprit de légèreté de l’ensemble canne+moulinet pour un confort de pêche.

 

Sur le commerce, on retrouve de nombreuses marques qui proposent différents modèles. Pour notre part cela fait plusieurs années que nous utilisons avec satisfaction la gamme de moulinets SHIMANO ( Exage, Seido et stradic).

 


 Corps et bas de ligne:

 

La pêche en verticale reste une pêche très tactile où chaque anomalie du relief ou de nage du leurre doit être retransmise au pêcheur. Pour cela l’utilisation de tresse en corps de ligne est obligatoire !

 

Suivant les endroits que nous pratiquons, le diamètre peut varier entre 10 et 15%, tout dépend de l’encombrement des zones pêchées et de la présence ou non de courant et/ou de vent.

 

La tresse Power-Pro est un très bon compromis dans la pratique de la verticale: 

 

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Par soucis de discrétion, un bas de ligne de 2m en fluoro carbone de 20 à 30% est recommandé (invisible dans l’eau) en terminaison de ligne!

 

 

Variantes :

 

Il existe également des petites variantes de la pêche en verticale notamment avec l’utilisation des montages :

- Plomb palettes

- Des cuillers à jigger

- Jigging rap

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- Lipless

5

 

- Le drop-Shot

 

Mais tout ceci fera l’objet d’un autre article sur les dérives de la verticale !!

 


Conclusion :

 

La pêche en verticale peut paraître de premier abord une pêche simple et chiante (peu d’animations) alors qu’en réalité elle se révèle assez complexe et technique !

 

Elle est vraiment une pêche à part entière qui fait office d’autres connaissances que celles habituellement utilisées et demande également beaucoup de réflexion et de patience.

 

Ceci dit, la pêche en verticale reste une technique qui permet de sortir son épingle du jeu ou toutes les autres techniques échouent ! Puisque c’est vraiment la seule qui permet réellement de leurrer des poissons apathiques et inactifs !

 

Une fois comprise et bien utilisée, la verticale devient une arme redoutable dans la traque du sandre mais également dans un sens large des carnassiers. Elle reste une technique très régulière qui séduit par tout temps les carnassiers et qui – quoi qu’on en pense – permet de pêcher rapidement de grandes zones.

 

Je conclurais cet article en évoquant le fait que la verticale permet véritablement de capturer de gros poissons devenus lunatiques et très méfiants. Si on l’axe surtout sur le sandre; perches, brochets, silures et parfois black-bass répondent très bien à ce type de présentation !

 

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Tag(s) : #Conseil

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