Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ce week-end avait lieu là 3ème date du circuit float-tube zone Nord. Elle avait lieu sur un lac que nous connaissons bien depuis quelques années : Saint Vincent sur Graon.

Pour autant la « méfiance »  était de guise. Les lacs vendéens n’ont pas bonne réputation depuis l’ouverture avec des pêches très aléatoires. Une pêche difficile était annoncée.

Mais voilà, Graon est un des lacs que nous connaissons le mieux pour l’avoir pratiqué de nombreuses fois et même si nous n’y avons pas mis les pieds depuis l’ouverture, on était en terrain connu ! Pour autant (par précaution), j’ai tout de même cru bon ; samedi, d’aller m’entraîner sur un lac similaire en topographie.

Pour ne pas avoir beaucoup été sur les lacs depuis l’ouverture, l’idée était d’y remettre un pied à terre et de tâter le terrain.

Les conditions ont beau être différentes d’un lac à un autre, des grandes généralités pouvaient être tirées ! Des généralités qui étaient valables le lendemain à l’open puisque la gagne c’est jouée de la même manière que cette session « entraînement ».

1

Que se soit samedi ou dimanche, les poissons étaient très espacés sur le volume d’eau mais groupés ! On retrouvait ainsi sur quelques postes ; des montagnes de perchaudes (jusqu’à 20cm) calées dans la première colonne d’eau et en dessous ; les plus grosses confondus avec les sandres.

L’idée était alors de trouver ces concentrations et de pêcher tout autour, en essayant d’éviter les petites, pour prendre les poissons qui maillent. Un travail de longue haleine puisqu’avec les fortes températures, les fenêtres d’activités sont très courtes en journée et il faut insister et repasser sur une zone pour espérer tomber à l’instant « t » d’une frénésie et enchaîner, l’instant de quelques minutes, plusieurs beaux poissons.

Le samedi, j’ai trouvé les grosses perches en descendant sous le premier banc avec des cranckbaits assez volumineux. En passant juste sous les perchaudes, on évitait les multiples captures « inutiles » et l’utilisation de cranck « volumineux » de corps permettait de sélectionner (quoi que…) les prises.

6

Je dis sélectionner avec un peu de réserve, puisqu’il n’était pas question d’utiliser des « gros » cranckbait. Les perches tapant sur des proies relativement courtes, il fallait trouver le bon compromis de tailles pour sélectionner un minimum tout en permettant de descendre en profondeur sous le 1er banc de perchettes !

Petit cranck, trapu avec une assez longue bavette, l’ultra light Cranck était parfait. Le samedi, j’ai ainsi pu enchaîner un grand nombre de poissons de 30/35cm avec une grosse poignée de perches entre 40 et 45cm !

23

Malheureusement, les postes de ces concentrations étaient très localisés sur Saint Vincent sur Graon. Il fallait être au bon endroit, bloquer les postes et ça les compétiteurs l’avaient bien compris.

Si bel et si bien qu’avec un manque de réactivité, nous avons été bloqués et voués à se promener sur le lac à la recherche d’autres « boules ». Chose que nous ne réussirons pas à faire !

Les compétiteurs les plus malins gratteront plusieurs heures (jusqu’à la journée complète) sur ces zones et rentreront plusieurs poissons maillés, bien vu !

4

Comme indiqué plus haut, ces perches étaient également mélangées avec les sandres. Collés à raz du fond ou légèrement décollés pour profiter des chasses, les sandres tournaient derrière ces boules de perchaudes. Pour autant, ils restaient très apathiques.

Le samedi, j’avais remarqué ces échos révélateurs, ces derniers refusaient mes présentations verticale ou en linéaire. Il n’y a que sur des pêches agressives : plomb palette, jigging rap, etc.… que quelques poissons se laissaient prendre au piège du bout du bec. Je ne parle même pas des poissons venant taper par excitation ou nervosité dans les montages à l’arrêt, d’ailleurs, ces sandres se piquaient souvent à l’extérieur de la gueule.

5

J’avais ainsi pu attraper 3 poissons de 50/55cm + 3 décrochés sur des plus jolis au jigging-rap.

A Saint Vincent sur Graon, les compétiteurs ont retrouvé la même configuration et à force d’agresser les perches ; quelques sandres ont été ferrés ou décrochés.

Sur les deux jours, le « gros » de la pêche était compris mais nous n’avons jamais pu l’appliquer comme souhaité sur la compétition. Frustrant et bloqué, nous terminons (avec un léger goût amer) cette 3ème manche capot.

Amertume d’autant plus forte que dès le début de la manche, dans une anse, j’avais localisé un joli banc de perches (nombreux suivis). Mais qu’au vu du nombre de compétiteurs et l’absence de touches sur la demi-heure passée sur le poste, j’avais lâché le secteur pour garder un peu d’avance en direction de la queue de lac.

Malencontreusement, ce poste était trop éloigné dans l’après-midi pour être revisité sans perdre de temps de pêche. Cela n’aurait peut-être rien changé au résultat mais la seule « bonne » option de la journée a été grillée et ce n’est pas avec les 35°C au soleil et une eau à une température de 29/30°c en surface qu’on allait, à la limite de l’insolation, sprinter pour la dernière heure de pêche.

Pour ma part, je ne toucherais que des perchettes isolées en bordures ainsi que de nombreux brochetons sur la journée. David quant à lui loupera le coche en décrochant un gros black-bass sur une chandelle.

Bref, une date à oublier avec un gros carton jaune sur nos terres. Il reste 6 journées, rien est perdu tout reste à écrire…

Bravo aux amis sur le podium: Sylvain, Sébastien et François mais également aux autres (notamment Francois et Walter) pour avoir su trouver les poissons maillés.

13 classés en tout sur cette date sur 40 compétiteurs (manche officielle).

Tag(s) : #Compétition

Partager cet article

Repost 0